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Une coupe entre ennemis

Oubliez le Clasico, voici le Classic des classiques : Liverpool reçoit Manchester United pour le 4e tour de la FA Cup. Soit l’équipe de coupe par excellence contre l’équipe la plus titrée de la compétition. Soit surtout, deux ennemis qui ne peuvent définitivement pas se sentir.

Oh, la grosse ficelle ! Sir Alex Ferguson n’a pourtant pas eu peur d’en user avant les retrouvailles avec son meilleur ennemi : « Liverpool nous reçoit donc ça fait de lui le favori logique » . Les Reds qui comptent quelques seize points de retard en championnat sur Manchester United partent donc favoris face aux Red Devils, c’est évident… Allons, allons, tout le monde sait bien que Fergie ne pense pas un mot de ce qu’il a déclaré à quelques heures du choc de ce 4e tour de FA Cup. Enfin, pas totalement… Car le manager de MU sait bien que son hôte du jour, invaincu à Anfield cette saison toutes compétitions confondues, cultive un vrai savoir-faire dans les différentes coupes, qu’elles soient nationales ou continentales. Tout le monde a pris l’habitude de se payer la tête de ces Reds incapables de décrocher le moindre titre de champion depuis 1990 mais dans le même temps, les gus se sont quand même démerdés pour décrocher trois FA Cups, trois League Cups, une Ligue des champions et une Coupe de L’UEFA, excusez du peu. Oui c’est une bizarrerie : Liverpool, qui fut si longtemps la référence absolue sur le marathon qu’est le championnat d’Angleterre, est devenu une équipe de coups et de coupes. Parfois même jusqu’à la caricature. Prenez le mois de janvier par exemple. En Premier League, les hommes de Kenny Dalglish ont frisé le grotesque : un pauvre nul face à Stoke (0-0) et deux raclées (0-3 face à Manchester City et 1-3 chez Bolton). Et en coupe alors ? Du caviar ou presque : une promenade face à Oldham (5-1) et une qualif pour la finale de Carling arrachée haut la main face à l’ogre du moment, Man.City of course (1-0 ; 2-2). Alors c’est peut-être bien vrai, malgré ses nombreuses galaxies de retard au classement, Liverpool est une équipe à éviter quand vient l’heure des matches couperet.

Palmarès, stats, talent : avantage MU


Pourtant, on ne mord pas dans la feinte de Ferguson. D’abord parce qu’à cador, cador et demi. En championnat, l’affaire est entendue que ce soit pour cette saison ou à travers les âges (19 couronnes désormais pour MU contre 18 aux Reds). Mais en Coupe d’Angleterre aussi, MU impose sa force de l’habitude avec 11 trophées (record du royaume) et 7 autres finales. Et sur les neuf dernières saisons, les Diables Rouges n’ont manqué qu’une seule fois le tour suivant (équivalent des huitièmes de finale). Encore un doute ? Allez pour la route, sur les douze confrontations entre les deux clubs les plus prestigieux d’Albion, les Mancuniens se sont imposés neuf fois. Bon, les stats hein… Non, si Manchester ne peut décemment pas se pointer sur les bords de la Mersey avec une bobine de simple outsider, c’est tout simplement parce qu’il est plus fort. Point. C’est vrai que la défense ressemble à un espace bricolage en l’absence de Vidic, Jones, et peut-être Ferdinand. Mais quand le milieu tourne aussi rond qu’un échange Giggs-Scholes et quand votre attaque file aussi vite qu’une échappée de Nani, on peut se pointer chez le voisin sans être plus paniqué que ça. Surtout au regard des incroyables faiblesses défensives actuelles de Liverpool, pénalisé ô combien par l’absence d’un vrai six qui dégomme depuis la blessure longue durée de Lucas Leiva. Bon, les considérations technico-tactiques hein… Non, si Manchester ne risque pas de se pointer en victime, c’est parce qu’il a, à la fois un compte à régler si l’on se souvient de la passe d’arme sulfureuse Evra-Suarez (suspendu jusqu’en février), et une vieille tradition de haine pour cet encombrant mais stimulant voisin. Soit exactement le même sentiment qui escorte Liverpool à l’endroit d’United. C’est pour ça que c’est bandant. Diablement !

Par Dave Appadoo
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