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Un vendredi 3 juillet sur le marché des transferts

Watford bat pour le moment Marseille sur le marché des transferts, les deux Milan continuent leurs emplettes, et Mohamed Salah entame la procédure de divorce avec la Fiorentina.

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Le gros coup du jour : Watford, un promu… Sérieusement ?

D'abord, Diego Perotti pour 10 millions d'euros. Ensuite, Étienne Capoue pour 9 millions (c'est en travaux). Et maintenant, l'officialisation pour José Holebas. Bon OK, le défenseur grec a 31 ans et un prénom de pilier de comptoir, mais ça reste un joueur en pleine possession de ses moyens acheté à un montant presque dérisoire : 2,5 millions d'euros. Le recruteur du club doit être un génie. Et en plus de tout ça, ils conservent leur meilleur buteur Troy Deeney jusqu'en 2020. À quand Yaya Touré à Troyes ?

Le moyen coup du jour ? Radamel Falcao entre les mains de Mourinho

S'il y a bien un homme sur Terre qui peut retrouver la confiance perdue du Tigre, c'est lui. L'élu. Le Special One. José Mourinho. Certainement l'un des rares hommes à croire que Falcao a toujours l'âme d'un tueur, et qu'il est juste dans une mauvaise passe. Et justement, pour le remettre sur pied, le premier geste de Mourinho, c'est un contrat avec option d'achat. Comme pour mieux lui signifier qu'il a un avenir avec eux. C'est intelligent et si ça fonctionne, c'est un coup de génie. Comme tous les coups de poker. Sinon, Mario Pašalić a servi de monnaie d'échange dans cette transaction. Le jeune milieu croate jouera donc la saison prochaine du côté de Monaco.

Les bonnes affaires : trois gardiens italiens pour trois fois rien

Comme prévu, Neto, Storari et Mirante arrivent à la Juve, Cagliari et Bologne. Les trois portiers, libres de tout contrat après leur passage à la Fiorentina, à la Juve et à Parme, n'auront cependant pas les mêmes rôles dans leur club respectif. Neto chauffera le banc en attendant la retraite de Buffon. Il prend donc la place de Storari qui, lui, a fait le choix du temps de jeu, mais en Serie B. Idem pour Mirante, sorti d'une saison galère avec Parme, mais qui jouera donc en Serie A.

Les appels du pied (et les râteaux qui vont avec)

- « Je n'ai pas besoin de regarder les matchs d'Ángel Di María à la Copa América pour le juger. Payer 80 millions d'euros pour un joueur comme l'a fait Manchester United peut paraître fou, mais il a la qualité. » Selon Bild, Guardiola ne mettra jamais plus de 50 millions pour l'Argentin. Quand on aime, on compte quand même un peu.

- « J'ai un contrat avec Benfica et je vais continuer ici. C'est très clair.  » Alors que l'Atlético se fait de plus en plus pressant, Gaitán joue la carte frontale dans la presse portugaise.

- « L'offre tient toujours pour Nkoulou. Mais Nicolas n'a pas encore rencontré ses dirigeants. Il faut attendre que Monsieur Bielsa revienne et que Nicolas s'entretienne avec ses dirigeants.  » Monsieur Bielsa ? Soit Hubert Fournier essaye d'être poli, soit c'est une petite pique. Dans tous les cas, embêter les gens en vacances, ça ne fonctionne jamais.

- « À l'heure actuelle, en ce qui concerne Ngolo Kanté, il ne signera pas à l'OM. L'offre actuelle (5 millions d'euros) manque de respect au SM Caen et à Ngolo Kanté. » Dans L'Équipe, le directeur général du club, Xavier Gravelaine, montre qu'il est toujours adepte du bon tacle à l'ancienne.

La folle rumeur du jour : le PSG prêt à engloutir le marché

Jeudi : les sanctions dans le cadre du fair-play financier sont levées pour Paris. Vendredi : Nasser Al-Khelaïfi promet un mercato ambitieux : « Nous chercherons encore à acheter les meilleurs joueurs dont le profil correspond aux besoins de l'équipe. » Dans le jargon du président, ça veut dire une enveloppe de 100 à 120 millions d'euros. Donc au moins une grosse star. Résultat en terme de rumeur : The Mirror annonce Loïc Rémy. Triste.

Des nouvelles de Mohamed Salah


Le divorce est entamé entre l'Égyptien et la Fiorentina. Sur son site internet, la Viola a fait savoir que Mohamed avait refusé de prolonger son prêt, mais également de rejoindre l'équipe pour le stage de préparation et qu'il voulait rejoindre un autre club. Du coup, ils ont «  placé le cas entre les mains de nos avocats afin qu'ils puissent évaluer toutes les actions possibles pour protéger les intérêts du club » . Et généralement, quand ça commence ainsi, ça ne se termine jamais bien. Sinon, pendant ce temps-là, Mohamed prend des selfies avec son presque sosie.

C'est presque fait

- Pour la presse anglaise, Alex Song va renouveler son contrat de location avec West Ham. Le Barça et les Hammers seraient OK pour un nouvel accord.

- Konoplyanka est à Séville pour la visite médicale. Autant dire que l'officialisation est imminente.

- Nani est attendu dimanche à Fenerbahçe. Et quand il y a déplacement de joueur, plus visite médicale de prévue, ça sent toujours bon le transfert.

C'est fait, mais on s'en fout

- Il était déjà entraîneur-joueur avec le Shanghai Shenhua en 2012, Nicolas Anelka le sera à nouveau avec le Mumbai City FC en 2015. C'est ce qu'on appelle avoir une deuxième chance.

- Ibarbo reste un an de plus à la Roma. Un autre prêt de 5 millions d'euros avec option d'achat au bout. C'est aussi ce qu'on appelle une deuxième chance.

- Jeison Murillo s'ajoute à la déjà longue liste des recrues de l'Inter. Le défenseur central colombien, en provenance de Grenade, doit être de ceux qui aiment la concurrence.

- Un peu comme Sergio Escudero, qui passe de Getafe à Séville, et qui cherchera à pousser Trémoulinas sur le banc.

- De leur côté, le Milan et Berlusconi ont fait savoir sur Twitter qu'ils lâchaient définitivement Rami, Bonero, Bocchetti, Muntari, Essien, Destro, Pazzini et Van Ginkel. Les grands chantiers.

- Après la Roumanie, Jean-Alain Fanchone retrouve la France, mais en Ligue 2. Il jouera pour Brest l'année prochaine. Boumsong a donc un homonyme.

- Nicolas Benezet ne retournera pas à Évian. Il vient de s'engager pour les quatre prochaines années avec Guingamp. C'est donc lui le remplaçant de Beauvue ?

- Guðjohnsen n'aura jamais eu la carrière qu'il méritait. Son passage à Chelsea aurait dû servir de carte de visite, mais non. Ailleurs, il a toujours été considéré comme un supersub. Peut-être qu'en rejoignant le huitième du championnat chinois avec un nom pas possible, le Shijiazhuang Ever Bright, il aura enfin une dernière chance de briller.

- Ali Adnan sera le premier Irakien à jouer en Italie. Il portera les couleurs de l'Udinese et il est fan de Di Natale. Soit ça tombe à merveille, soit il sait exactement comment se mettre les supporters et les coéquipiers dans la poche.



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El Chelito Delgado Niveau : CFA2
C'est quoi le plan de Aulas et Fournier avec Nkoulou ?
Sa fait 1 mois que a les entendre, il suffit que Nkoulou dise qu'il veut aller Lyon pr que sa se fasse tranquilou.Alors que concretement il y a 97% de chance pr qu'il ne vienne pas.Et le problème c'est que la priorité du mercato, c'était justement un défenseur central.

J'ai même vu que si Nkoulou ne venait , pas Lyon ne recruterait personne!

Comment vs comprenez sa les gones ?Est ce que c'est pas juste de la com et en faite il sont sur un autre gars, il font le truc discret?
Enfin je sais pas vu que pr Aulas malheureusement, on ne recrute que français ou joueur de Ligue1, le mercato est triste.

Putain , une équipe sans brésiliens, sans argentins c'est triste.
"L'offre actuelle est un manque de respect pour le joueur et le SM de Caen"


Et Gravelaine c'était pas un manque de respect à la Ligue 1 par hasard, à croire que Kanté c'est Di María.
John W Harding Niveau : Loisir
En même temps, Di Maria, ça devrait être max 25 millions en jouant à son top.
floyd pink Niveau : CFA
Putain ça fait mal de le dire, mais un duo Song-Payet, ça peut avoir une sacrée gueule !
Konoplankya c'est clairement le coup de l'été. Coucou Diego Simeone :)
Konoplyanka a Seville, en fin de contrat donc gratuit ...
Le gros coup du jour pour moi !!!
DocteurHappy Niveau : CFA
Bouna Sarr à l'OM , il vaut quoi ce joueur ?
"Un spectre hante l'Europe...

Les clubs de Premier League ne peuvent exister sans révolutionner constamment les effectifs des clubs européens (notamment ceux de Ligue 1), ce qui veut dire les rapports de production de joueurs, c'est à dire l'ensemble des rapports sociaux (présidents/entraîneurs, entraîneur/joueurs, joueurs/supporters).

Ce bouleversement continuel de la production, ce constant ébranlement de tous les systèmes tactiques, cette agitation sur le marché des transferts et cette insécurité financière perpétuelles (il faut vendre pour équilibrer les comptes !) distinguent l'époque des nouveaux Droits TV anglais de toutes les précédentes. Tous les rapports hiérarchiques, figés et couverts de rouille, avec leur cortège de conceptions et d'idées antiques et vénérables (la parole donnée, le sens de l'honneur, la loyauté), se dissolvent ("Le président m'a fait des promesses qu'il savait intenables"); les joueurs vont et viennent en permanence, les équipes sont démantelées avant d'avoir pu s'ossifier. Tout ce qui avait solidité et permanence s'en va en fumée, tout ce qui était sacré est profané (l'amour du maillot ?), et les entraîneurs et présidents sont forcés enfin d'envisager leurs conditions de travail et leurs rapports réciproques avec des yeux désabusés.

Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la Premier League envahit le globe entier. Il lui faut s'implanter partout, exploiter partout, établir partout des relations (elle trouvera en Canal+ un partenaire de propagande privilégié !).

Par l'exploitation du marché mondial, la Premier League donne un caractère cosmopolite à son championnat. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à la formation sa base nationale (il n'y a qu'à voir le nombre d'étrangers dans l'Academy des clubs du Big 5). Les possibilité pour les jeunes Anglais d'obtenir du temps de jeu ont été réduites et le sont encore chaque jour. Ils sont supplantés par des joueurs étrangers, dont le recrutement devient une question de vie ou de mort pour la compétitivité des clubs de Premier League. A la place des anciens besoins sportifs, satisfaits par les joueurs nationaux, naissent des besoins marketing nouveaux, réclamant pour leur satisfaction les joueurs de contrés et des climats les plus lointains (l'énigme Park Chu-Young enfin résolue ?)."

Plus sérieusement, sans être un marxiste forcené, on peut admettre qu'il y a dans ce texte vieux de plus 150 ans (certes, un peu modifié par mes soins), quelques éléments de vérité. Ce à quoi nous assistons (depuis longtemps déjà, mais ça s'accentue avec ces nouveaux Droits TV), c'est à l'appropriation de presque tous les 'moyens de production de spectacle' (en l'occurrence les meilleurs joueurs) par un seul championnat, et donc à la prolétarisation généralisée des clubs de football européens hors-Premier League. A l'exception bien entendu des 'vieilles aristocraties' (Bayern, Real, Barça, Juventus) ou des 'nouveaux riches' (PSG,Inter, et un ou deux autres), relativement épargnés par ce phénomène.

Si l'on en croit le matérialisme dialectique, Lénine ne devrait pas tarder à prendre le pouvoir à la LFP...
vennegoor of hesselink Niveau : District
Falcao, meilleur élève du surpuissant agent Mendès, qui pilote tranquilou les transferts entre le Portugal, l'Atlético, Monaco, MU, Chelsea. Falcao dans 1 an au Real et la boucle est bouclée.
JuanValdez Niveau : DHR
Message posté par Ecce Loco
"Un spectre hante l'Europe...

Les clubs de Premier League ne peuvent exister sans révolutionner constamment les effectifs des clubs européens (notamment ceux de Ligue 1), ce qui veut dire les rapports de production de joueurs, c'est à dire l'ensemble des rapports sociaux (présidents/entraîneurs, entraîneur/joueurs, joueurs/supporters).

Ce bouleversement continuel de la production, ce constant ébranlement de tous les systèmes tactiques, cette agitation sur le marché des transferts et cette insécurité financière perpétuelles (il faut vendre pour équilibrer les comptes !) distinguent l'époque des nouveaux Droits TV anglais de toutes les précédentes. Tous les rapports hiérarchiques, figés et couverts de rouille, avec leur cortège de conceptions et d'idées antiques et vénérables (la parole donnée, le sens de l'honneur, la loyauté), se dissolvent ("Le président m'a fait des promesses qu'il savait intenables"); les joueurs vont et viennent en permanence, les équipes sont démantelées avant d'avoir pu s'ossifier. Tout ce qui avait solidité et permanence s'en va en fumée, tout ce qui était sacré est profané (l'amour du maillot ?), et les entraîneurs et présidents sont forcés enfin d'envisager leurs conditions de travail et leurs rapports réciproques avec des yeux désabusés.

Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la Premier League envahit le globe entier. Il lui faut s'implanter partout, exploiter partout, établir partout des relations (elle trouvera en Canal+ un partenaire de propagande privilégié !).

Par l'exploitation du marché mondial, la Premier League donne un caractère cosmopolite à son championnat. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à la formation sa base nationale (il n'y a qu'à voir le nombre d'étrangers dans l'Academy des clubs du Big 5). Les possibilité pour les jeunes Anglais d'obtenir du temps de jeu ont été réduites et le sont encore chaque jour. Ils sont supplantés par des joueurs étrangers, dont le recrutement devient une question de vie ou de mort pour la compétitivité des clubs de Premier League. A la place des anciens besoins sportifs, satisfaits par les joueurs nationaux, naissent des besoins marketing nouveaux, réclamant pour leur satisfaction les joueurs de contrés et des climats les plus lointains (l'énigme Park Chu-Young enfin résolue ?)."

Plus sérieusement, sans être un marxiste forcené, on peut admettre qu'il y a dans ce texte vieux de plus 150 ans (certes, un peu modifié par mes soins), quelques éléments de vérité. Ce à quoi nous assistons (depuis longtemps déjà, mais ça s'accentue avec ces nouveaux Droits TV), c'est à l'appropriation de presque tous les 'moyens de production de spectacle' (en l'occurrence les meilleurs joueurs) par un seul championnat, et donc à la prolétarisation généralisée des clubs de football européens hors-Premier League. A l'exception bien entendu des 'vieilles aristocraties' (Bayern, Real, Barça, Juventus) ou des 'nouveaux riches' (PSG,Inter, et un ou deux autres), relativement épargnés par ce phénomène.

Si l'on en croit le matérialisme dialectique, Lénine ne devrait pas tarder à prendre le pouvoir à la LFP...


Un peu long à première vue mais bon texte. Tu te la joues "http://cahiersdufootball.net/blogs/les-de-managers/" ?
pierre ménès 2.0 Niveau : Ligue 1
Note : 1
Message posté par DocteurHappy
Bouna Sarr à l'OM , il vaut quoi ce joueur ?


Il vaut rien
Note : 2
- Jeison Murillo s'ajoute à la déjà longue liste des recrues de l'Inter. Le défenseur central colombien, en provenance de Grenade, doit être de ceux qui aiment la concurrence.

Mettre ça dans les "c'est fait mais on s'en fout", ouais on voit que l'auteur ne couvre pas la Copa America, c'était la seule satisfaction colombienne avec Carlos Sanchez
LocoGringo Niveau : DHR
Message posté par Ecce Loco
"Un spectre hante l'Europe...

Les clubs de Premier League ne peuvent exister sans révolutionner constamment les effectifs des clubs européens (notamment ceux de Ligue 1), ce qui veut dire les rapports de production de joueurs, c'est à dire l'ensemble des rapports sociaux (présidents/entraîneurs, entraîneur/joueurs, joueurs/supporters).

Ce bouleversement continuel de la production, ce constant ébranlement de tous les systèmes tactiques, cette agitation sur le marché des transferts et cette insécurité financière perpétuelles (il faut vendre pour équilibrer les comptes !) distinguent l'époque des nouveaux Droits TV anglais de toutes les précédentes. Tous les rapports hiérarchiques, figés et couverts de rouille, avec leur cortège de conceptions et d'idées antiques et vénérables (la parole donnée, le sens de l'honneur, la loyauté), se dissolvent ("Le président m'a fait des promesses qu'il savait intenables"); les joueurs vont et viennent en permanence, les équipes sont démantelées avant d'avoir pu s'ossifier. Tout ce qui avait solidité et permanence s'en va en fumée, tout ce qui était sacré est profané (l'amour du maillot ?), et les entraîneurs et présidents sont forcés enfin d'envisager leurs conditions de travail et leurs rapports réciproques avec des yeux désabusés.

Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la Premier League envahit le globe entier. Il lui faut s'implanter partout, exploiter partout, établir partout des relations (elle trouvera en Canal+ un partenaire de propagande privilégié !).

Par l'exploitation du marché mondial, la Premier League donne un caractère cosmopolite à son championnat. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à la formation sa base nationale (il n'y a qu'à voir le nombre d'étrangers dans l'Academy des clubs du Big 5). Les possibilité pour les jeunes Anglais d'obtenir du temps de jeu ont été réduites et le sont encore chaque jour. Ils sont supplantés par des joueurs étrangers, dont le recrutement devient une question de vie ou de mort pour la compétitivité des clubs de Premier League. A la place des anciens besoins sportifs, satisfaits par les joueurs nationaux, naissent des besoins marketing nouveaux, réclamant pour leur satisfaction les joueurs de contrés et des climats les plus lointains (l'énigme Park Chu-Young enfin résolue ?)."

Plus sérieusement, sans être un marxiste forcené, on peut admettre qu'il y a dans ce texte vieux de plus 150 ans (certes, un peu modifié par mes soins), quelques éléments de vérité. Ce à quoi nous assistons (depuis longtemps déjà, mais ça s'accentue avec ces nouveaux Droits TV), c'est à l'appropriation de presque tous les 'moyens de production de spectacle' (en l'occurrence les meilleurs joueurs) par un seul championnat, et donc à la prolétarisation généralisée des clubs de football européens hors-Premier League. A l'exception bien entendu des 'vieilles aristocraties' (Bayern, Real, Barça, Juventus) ou des 'nouveaux riches' (PSG,Inter, et un ou deux autres), relativement épargnés par ce phénomène.

Si l'on en croit le matérialisme dialectique, Lénine ne devrait pas tarder à prendre le pouvoir à la LFP...




Magistral.

Sinon pour le cas Falcao, je ne vois pas pourquoi Mourinho réussirait là où il a échoué avec Torres.
toto_da_don Niveau : CFA
Sinon y'a déja eu deux Sergio Escudero,mais c'était des japonais...
Gudjohnsen va découvrir la ville la plus pourrie de Chine, mais une des ambiances les plus dingues du championnat avec le Beijing Guo'an.
Ce serait sympa un petit article sur la Super League chinoise un jour SoFoot :)
Et Delaplace à Caen on en parle ou pas?
Deux noms islandais écrits avec l'alphabet du pays en deux jours, vous nous régalez So Foot
5M c'est un manque de respect à Caen? Faudrait arrêter de se prendre pour Porto. Je sais que n'importe quel peintre est acheté minimum 20M en ce moment, mais faut pas pousser. Qu'il aillent se faire enfiler si ca leur plait pas.
Message posté par Jeffenberg
Konoplyanka a Seville, en fin de contrat donc gratuit ...
Le gros coup du jour pour moi !!!


il me semble qu'il leur a coûté 8 m car à 6 mois de la fin de son contrat.
Message posté par Ecce Loco
"Un spectre hante l'Europe...

Les clubs de Premier League ne peuvent exister sans révolutionner constamment les effectifs des clubs européens (notamment ceux de Ligue 1), ce qui veut dire les rapports de production de joueurs, c'est à dire l'ensemble des rapports sociaux (présidents/entraîneurs, entraîneur/joueurs, joueurs/supporters).

Ce bouleversement continuel de la production, ce constant ébranlement de tous les systèmes tactiques, cette agitation sur le marché des transferts et cette insécurité financière perpétuelles (il faut vendre pour équilibrer les comptes !) distinguent l'époque des nouveaux Droits TV anglais de toutes les précédentes. Tous les rapports hiérarchiques, figés et couverts de rouille, avec leur cortège de conceptions et d'idées antiques et vénérables (la parole donnée, le sens de l'honneur, la loyauté), se dissolvent ("Le président m'a fait des promesses qu'il savait intenables"); les joueurs vont et viennent en permanence, les équipes sont démantelées avant d'avoir pu s'ossifier. Tout ce qui avait solidité et permanence s'en va en fumée, tout ce qui était sacré est profané (l'amour du maillot ?), et les entraîneurs et présidents sont forcés enfin d'envisager leurs conditions de travail et leurs rapports réciproques avec des yeux désabusés.

Poussée par le besoin de débouchés toujours nouveaux, la Premier League envahit le globe entier. Il lui faut s'implanter partout, exploiter partout, établir partout des relations (elle trouvera en Canal+ un partenaire de propagande privilégié !).

Par l'exploitation du marché mondial, la Premier League donne un caractère cosmopolite à son championnat. Au grand désespoir des réactionnaires, elle a enlevé à la formation sa base nationale (il n'y a qu'à voir le nombre d'étrangers dans l'Academy des clubs du Big 5). Les possibilité pour les jeunes Anglais d'obtenir du temps de jeu ont été réduites et le sont encore chaque jour. Ils sont supplantés par des joueurs étrangers, dont le recrutement devient une question de vie ou de mort pour la compétitivité des clubs de Premier League. A la place des anciens besoins sportifs, satisfaits par les joueurs nationaux, naissent des besoins marketing nouveaux, réclamant pour leur satisfaction les joueurs de contrés et des climats les plus lointains (l'énigme Park Chu-Young enfin résolue ?)."

Plus sérieusement, sans être un marxiste forcené, on peut admettre qu'il y a dans ce texte vieux de plus 150 ans (certes, un peu modifié par mes soins), quelques éléments de vérité. Ce à quoi nous assistons (depuis longtemps déjà, mais ça s'accentue avec ces nouveaux Droits TV), c'est à l'appropriation de presque tous les 'moyens de production de spectacle' (en l'occurrence les meilleurs joueurs) par un seul championnat, et donc à la prolétarisation généralisée des clubs de football européens hors-Premier League. A l'exception bien entendu des 'vieilles aristocraties' (Bayern, Real, Barça, Juventus) ou des 'nouveaux riches' (PSG,Inter, et un ou deux autres), relativement épargnés par ce phénomène.

Si l'on en croit le matérialisme dialectique, Lénine ne devrait pas tarder à prendre le pouvoir à la LFP...


C'est intéressant mais je suis pas d'accord avec tout.
Par exemple, ton analyse ne prend pas en compte le fait que les capacités d'absorption des clubs de PL sont limitées par le fait qu'une équipe se compose de 11 joueurs, ce qui rend inutile l'empilement de plus de 22 joueurs par équipe.
Autrement dit, ils peuvent continuer à acheter, à condition de libérer des joueurs achetés les années précédentes.
La spéculation sur une valeur aussi volatile qu'un joueur de foot n'est possible que sur du court terme, car un joueur inutile perd aussitôt de sa valeur.
Autrement dit, si l'an prochain West Ham décide d'acheter Fekir, ils se sépareront de Payet pour une bouchée de pain, ou moins.

De plus, jusqu'à présent, on ne constate pas de réel exode des joueurs des principaux championnats vers la PL, mis à part depuis la ligue 1.
Mais, quand Payet quittera la PL, il y a peu de chance qu'il revienne en France. Il choisira plutôt l'Espagne ou l'Italie, voire la Grèce, la Turquie, la Chine pour des raisons fiscales ou autre(M'bia,M'Vila).
Bref, actuellement, je crois que le problème se situe du côté de la L1 et des autres championnats de moyenne envergure (Eredivisiee, Ligra Sagres), plutôt que de la toute puissance de la PL. Encore que le mot problème est mal approprié du fait que ces championnats ont toujours vécu sur la vente de leurs joueurs vers l'étranger. Donc l'exode des joueurs vers l'a PL est dans l'ordre des choses, et c'est pas un mal d'avoir des clients pleins aux as.
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