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Un train à prendre

Ils sont jeunes et inexpérimentés, enfin presque. Les petits bleus de Laurent Blanc s'en vont défier la Norvège en amical. En l'absence des mutins, il y a une carte à jouer.

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En se privant des 23 bad boys de Knysna, Laurent Blanc a raclé les fonds de tiroirs du vivier français afin de concocter une liste cohérente pour son premier match à la tête des Bleus. Des bizuts, des rookies, des tricards et des oubliés. Une sélection surprenante. Pourtant, certains d'entre eux peuvent espérer voir plus loin que ce 11 août.

Ils sont déjà dans la place : Mexès, Benzema, Nasri, Rami, Ruffier, Briand, Diarra, Fanni, M'Vila et Ben Arfa.

Ils ont tous déjà goûté au maillot où à une grande compétition avec les Bleus. A priori, ils seront rappeler prochainement. Certains étaient des cadres de Raymond (Diarra), d'autres peuvent (re)devenir incontournables (Mexès, Benzema et Nasri). On les reverra sans doute, sauf peut-être Rod Fanni qui joue gros ce soir.

Ils ont une grosse carte à jouer : Sakho, Hoarau, Menez et Trémoulinas

Laurent Blanc ne s'est pas caché : «  Il y a un gros souci en défense centrale » . Normal, William Gallas n'est plus, Eric Abidal ne devrait plus être d'ici peu et la paire sévillane Escudé-Squillaci semble en fin de course. Forcément, ça laisse des possibilités. Idéal pour le retour de Mexès en tant que patron. A côté du grand blond, il reste une place. Adil Rami a sauté sur l'occasion, mais tous les signaux sont favorables à l'arrivée d'un Mamadou Sakho. A 20 ans, le Parisien entame sa quatrième saison en Ligue 1. La pression, il connaît. Le bordel aussi. Si le gaucher se canalise dans son jeu, il peut s'affirmer comme le futur crack de la défense tricolore. Son profil de gaucher justement le distingue des autres prétendants. Il a un vrai coup à jouer. Idem pour son partenaire de club Guillaume Hoarau. Déjà appelé en 2009, le Réunionais n'était pas rentré en jeu. Son profit de pivot offensif est une arme non négligeable. Dans sa catégorie, il n'a aucun concurrent. Un avantage qui doit lui servir. Son jeu dos au but peut être un atout précieux.

Et si c'était également la chance de Jérémy Menez ? Plus jeune professionnel de Ligue 1 en son temps, l'ancien Sochalien doit confirmer tout le bien que l'on pense de lui. A 23 ans, le Romain semble s'être assagi et la pression de la Ville Eternelle lui a fait le plus grand bien. Son bagage technique vaut mieux qu'une sélection au rabais et sa polyvalence (second attaquant, ailier, milieu offensif) doit lui permettre de devenir incontournable. Enfin, Benoît Trémoulinas peut griller son monde sur le côté gauche. Evra va trainer l'Afrique du Sud comme un boulet et Clichy n'a jamais saisi sa chance. Le Bordelais peut se servir du bordel ambiant pour s'incruster au poste de latéral gauche. D'autant que Laurent Blanc connaît très bien son bonhomme.

Ils peuvent y croire : N'Zogbia, Rémy, Cissokho, Sissoko et Debuchy

Charles N'Zogbia doit – enfin – montrer qu'il vaut définitivement mieux que Wigan. Le gaucher a un putain de talent et un gros caractère. Subtil mix entre Florent Malouda et Hatem Ben Arfa, l'ancien Havrais doit se trouver un club plus médiatique sous peine de finir dans l'oubli comme Pascal Chimbonda. Loïc Rémy, lui, a déjà goûté aux Bleus (1 sélection), mais son avenir avec l'équipe de France dépendra de son futur transfert. S'il reste à Nice, il s'enterrera au même rythme que son club. S'il rejoint une formation plus huppée (Premier League ou Rennes), tout restera possible pour ce clone de Thierry Henry. Aly Cissokho et Moussa Sissoko sont jeunes et ambitieux. Mais ils ont eu la mauvaise idée de jouer à des postes où la concurrence est féroce. Evra, Clichy, Abidal et Trémoulinas pour le Lyonnais ; Toulalan, Diarra, Lass et M'Vila pour le Toulousain. Ce sera dur mais pas infaisable. Reste Mathieu Debuchy. Le Lillois est sorti de nulle part, mais sa sélection est méritée. Il peut s'appuyer sur l'absence de grosse concurrence à droite pour prendre la place de Fanni comme doublure de Sagna.

Ils ont du souci à se faire : Douchez, Cabaye et Matuidi.

En théorie, Nicolas Douchez est le cinquième gardien des Bleus (derrière Lloris, Mandanda, Carrasso et Ruffier), ça laisse peu de place à l'espoir, surtout à 30 piges. Blaise Matuidi joue la relégation avec Saint-Etienne depuis deux ans. Dans ces conditions, malgré son volume de jeu, difficile de prétendre à une place en Bleu à un poste déjà pourvu en spécialiste. La remarque est quasiment identique pour Cabaye, même si ce dernier joue les premiers rôles en Ligue 1. Néanmoins, sur un malentendu...

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Concernant les gardiens, si j'étais Carrasso et même Mandanda je me ferai du soucis... Laurent Blanc a besoin de leaders, de charisme. Or, même si Lloris ne dégage pas une personnalité forte, techniquement il est au dessus et intouchable. Mais Ruffier n'a pas grand chose à envier ni à Mandanda ni à Carrasso en terme de qualité, et surtout il a une gouaille, une personnalité et une envie qui crèvent l'écran. Il n'aura pas peur de rentrer dans le lard de n'importe quel défenseur, ce que font rarement Mandanda et Lloris et leur charisme de madeleine... Carrasso a plus de bouteille mais il n'a pas les qualités physiques de Ruffier...

Donc si Lloris restera le n°1, Ruffier a une sacrée carte à jouer pour passer n°2 très vite... à mon humble avis !
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