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Un test pour Chelsea, Liverpool vise le doublé

En fin d’après-midi (18h15), Chelsea et Liverpool ont rendez-vous dans la plus prestigieuse arène du monde pour essayer de gagner le plus vieux trophée de la planète football. Les Blues sont vieux et les Reds un peu paumés ? Vrai. Mais les deux rivaux restent encore ce qui se fait de mieux dans le genre.

C’est quelque chose de quasi impensable dans n’importe quel autre pays : un grand club pas sevré de trophées qui lâche un match de championnat, l’esprit tout entier tourné vers une finale de coupe nationale. Forcément, il faut être anglais pour être à ce point à contre-courant du monde entier. Il faut surtout tout le prestige de la FA Cup pour continuer à fasciner autant un pays quand tous les autres ne jurent que par les ligues nationales. Un prestige encore rehaussé par l’étiquette et le décorum de Wembley, même si la nouvelle enceinte n’a pas exactement la même majesté que l’ancienne (Ah, les fameuses tours jumelles à l’entrée…). Pourtant, le fait est là : cette semaine, aussi bien Chelsea que Liverpool ont gentiment laissé filer, à domicile s’il vous plaît, leur rencontre de Premier League, respectivement face à Newcastle (0-2) et à Fulham (0-1). Bien sûr, la situation des deux finalistes de ce samedi expliquent aussi cette impasse qui ne dit pas son nom. A commencer par les Blues. Pfff… mais d’où reviennent-ils donc les salauds ? Donnés quasiment morts au soir d’une défaite à Naples (1-3) en huitième de finale aller de Ligue des Champions, les Londoniens ont totalement renversé la tendance avec l’intronisation de Roberto Di Matteo à la place d’un André Villas-Boas.

Car, deux mois plus tard, voilà Chelsea en finale de la FA Cup mais surtout de la Ligue des Champions après une demie de légende face à Barcelone. Un retour au sommet qui a trouvé sa source dans l’orgueil des vieux grognards davantage que dans leur réservoir d’essence fatalement limité au regard de leurs âges vénérables. Sans doute pour ça que Lampard & co ont dû faire un choix cette semaine. Car il faut bien le dire, bien plus que la course au Big Four, la finale de C1 est désormais le chemin le plus court vers la prochaine édition. Alors va pour laisser couler en championnat. Mais ne pas compter sur eux pour négliger le rendez-vous de Wembley. Chez ces gagneurs-nés, un trophée reste un trophée. Et encore une fois, pour un Anglais, une FA Cup reste quasiment ce qu’il y a de plus beau. Pas un hasard si, dans une enquête publiée il y a quelques années, une majorité d’arbitres de Sa Très Gracieuse Majesté disait préférer arbitrer une finale de Cup à Wembley plutôt qu’une… finale de Coupe du monde. Aussi fou que de rouler à gauche ou de proposer des sandwiches mixtes camembert-confiture (véridique). Fou mais anglais.

Divergences de vue chez les Reds

Côté Liverpool, le lâchage de la rencontre face à Fulham est plus facile à cerner : ça fait plusieurs semaines que le club des bords de la Mersey dévisse complet en Premier League. Le plus faible total de points pris en 2012 derrière les tâcherons de Wolverhampton ? Les Reds, of course. Le résultat entre autres d’une gestion calamiteuse du cas Luis Suarez quand le club a défendu bec et ongle l’indéfendable, alors qu’un profil bas et une amende honorable auraient permis au club de mieux tourner la page. Cet épisode a surtout eu le mérite de mettre en lumière l’absence d’unité de pensée chez les Reds. Par exemple, quand quelques semaines plus tard, Kenny Dalglish déclare ne pas vouloir échanger ses deux parcours en coupes contre une quatrième place en Premier League, provoquant l’ire de son propriétaire John W. Henry. C’est un fait, Liverpool navigue à vue. La faute à ce manque de vision commune, la faute aussi à un recrutement manqué dans les grandes largeurs, Suarez mis à part. Henderson, Downing, Adam et évidemment Carroll, autant de joueurs achetés une blinde pour un rendement qui frise le ridicule.


Dans ce contexte, la défense, l’incontournable Gerrard et l’infernal Suarez restent les seuls gages d’une escouade qui n’a plus de certitudes dans le jeu après un début de saison pas trop dégueu sur ce plan. Plus aucune certitude ? Si une seule, en vérité : celle d’être encore un grand club. Une idée qui ressemble toujours à une vue de l’esprit pour comptoir. Pourtant, c’est bien dans son patrimoine génétique que les Reds sont allés gratter un succès en Carling (en battant Chelsea et Manchester City au passage) et donc une qualif en finale de FA Cup (en sortant Manchester United et Everton en chemin). En jeu, un doublé pas si fréquent dans les coupes face, tiens tiens, à la dernière équipe à l’avoir réalisé en 2007; un bis qui succédait déjà à celui de Liverpool en 2001. En clair, c’est un peu ce qui se fait de mieux dans le genre que consacrera Wembley samedi en début de soirée. Normal : c’est la FA Cup et elle mérite bien ça. Enjoy !

A suivre : Le match sur sofoot.com

Par Dave Appadoo
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