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Un Real Madrid sans Ultras Sur ?

En grève depuis déjà quelques rencontres, les Ultras Sur du Real Madrid devraient sous peu disparaître. Une fin annoncée qui doit autant à la volonté de Florentino Pérez de les éradiquer du Santiago Bernabéu qu’à une guerre interne. Décryptage.

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Samedi, pour la réception du Real Valladolid, le Santiago Bernabéu avait tout d’une cathédrale. Sans vie, sans voix, l’antre du Real a tout juste daigné fêter le premier hat-trick de Gareth Bale. Un silence redondant depuis quelques semaines. En cause, la grève des Ultras Sur, seul kop de l’ex-estadio de Chamartín. Persécutés par la direction du club, diront-ils, les membres du seul groupe ultra du Real Madrid se sont mis en sourdine. Dans leur carré, ils ne sont désormais plus qu’une petite centaine à se rendre au stade. Autour d’eux, des strapontins vides et quelques agents de sécurité. Une image désolante qui annonce la fin prochaine de ce groupe fondé dans les années 80. Un épilogue précipité par Florentino Pérez, président de l’institution merengue, qui souhaite vider le Santiago Bernabéu de ses supporters les plus virulents. Une virulence qui a fait leur renommée à base de saluts nazis, de relents franquistes et autres délicatesses de la même trempe. Bonjour tristesse.

La fin de l’entente cordiale

Pour comprendre cette soudaine mise à l’écart, il faut revenir dans les années 2000. Alors tout frais président du Real Madrid, Florentino Pérez décide de poursuivre le pacte de « non-agression » entre la direction du club et les Ultras Sur. Autrement dit, après l’ère Lorenzo Sanz, le nouveau big boss continue de tolérer la frange la plus radicale du Bernabéu. Depuis le 9 novembre dernier, cette entente cordiale vieille de quelques années est désormais à conjuguer au passé. Avant la réception de la Real Sociedad, Florentino Pérez décide de désactiver 250 passes, tous propriétés d’Ultras Sur. Ces passes étaient donnés gratuitement à ces supporters depuis la présidence de Lorenzo Sanz. En contrepartie, les Ultras Sur devaient financer par leur propre moyen leurs déplacements espagnols et européens. Cette décision présidentielle a été motivée par l’image de mauvais garçons des Ultras Sur. Et une réputation qui sent mauvais le franquisme et le fascisme.

Radicaux, les Ultras Sur l’ont toujours été. Nés dans les années 80, ils se décrivent comme « un groupe de jeunes caractérisé par une fougue qui les amène à ne pas être effrayés face aux supporters adverses qui, habituellement, traitent très mal les supporters madridistas » (définition disponible sur leur site internet). Une définition des plus claires qui colle au profil des membres fondateurs, pour la grande majorité extrémistes de droite. Autant dire que ce ne sont pas les polémiques qui manquent à leur CV. La plus connue a eu lieu le 1er avril 1998. Pour la réception du Borussia Dortmund en demi-finale de C1, les Ultras Sur, chauds comme la braise, défoncent le grillage. Problème, les cages font partie du tout et cèdent à leur tour. Le match commencera avec 76 minutes de retard. Le club se fera taper sur les doigts par l’UEFA. Plus que ce fait d’armes sans gravité, les Ultras Sur sont connus pour leur couleur politique. Entre l’exposition de drapeaux nazis (comme lors du derby face à l’Atlético de Madrid de 1997) ou photos bras droits en l’air, ces ultras ont tout du franquiste de bas étage.


Relève vs vieille garde

Dans les années 2000, la police et les instances footballistiques et judiciaires mettent en place une lutte contre ce fléau. En Espagne, le nombre de ces faux supporters aurait été réduit d’un tiers (d’un millier à 350 environ) depuis les années 90. Aujourd’hui, chez les Ultras Sur, une frange souhaite revenir aux heures les plus violentes du groupe. Ainsi, le bord le plus jeune veut récupérer le pouvoir face à la vieille garde pour radicaliser un peu plus les Ultras Sur. Avant le match face à la Real Sociedad du 9 novembre, une rixe éclate au siège du groupe. Les « jeunes » , emmenés par Antonio El Niño (supporter de l’Atlético selon El Mundo), se frottent aux anciens, emmenés par Álvaro Cadenas (avocat de l’ultra-droite, membre fondateur des Ultras Sur et interlocuteur avec la direction). Cette altercation va prouver à Florentino Pérez le bien-fondé de son « plan Leproux » . Un président merengue qui souhaite faire de la tribune des Ultras Sur « une tribune d’animation normale » , selon un membre du club en charge de la sécurité par El País. La fin est proche pour les Ultras Sur. Et personne, ou presque, ne s’en plaindra.

Par Robin Delorme, à Madrid
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