1. // Groupe G
  2. // Portugal/Brésil (0-0)

Un point c'est tout

Tout ça pour ça. Ce Brésil-Portugal pouvait être une fête, ce fut d'abord un combat, vaguement dominé par les hommes de Dunga, puis un calvaire.

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Au mieux, un match fermé ; au pire, une purge. Brésil/Portugal, normalement, c'est Joga Bonita, fuchetebol et tout et tout ça mais là, comme les deux équipes sont déjà qualifiées, ça s'est transformé en une partie de Ligue 1. Bon, et puis Dunga y est sans doute aussi pour quelque chose. Par rapport aux matchs précédent, la brosse a conservé son système mais effectué trois retouches : Dani Alves pour Elano, Julio Baptista pour Kaka, Nilmar pour Robinho. Intéressant de voir comment va jouer le Brésil sans Kaka, histoire d'en savoir un peu plus sur son influence, qu'on dit minime.

Côté Portugal, le traditionnel 4-3-3 est de mise avec le vertige Tiago en milieu droit, chouette. Assez vite, comme les deux équipes aiment avant tout contrer, on assiste à un partie de cache-cache façon "je te laisse la balle pour mieux te la faire à l'envers". Puis, lassé, le Brésil décide de prendre la direction du jeu, grâce à son trident de milieux bosseurs, Melo, Silva et Bastista. Le Brésil retrousse ses manches, le Portugal serre les fesses. Mais le Portugal n'est pas forcément contre, parce qu'il peut enfin contrer. Tac, belle ouverture pour Cristiano Ronaldo lancé en direction des buts, mais Juan détourne l'ouverture de la main. Le défenseur brésilien échappe au rouge.

Le Brésil respire et relance, un cran plus fort. Un mouvement pas dégueulasse se conclut par une belle passe de Luis Fabiano pour Nilmar, mais Eduardo, le goal portugais, détourne sur la barre. Ayé, le match est lancé. Nilmar pose pas mal de problèmes à la défense portugaise, et plus particulièrement à son flanc droit. Le milieu Ricardo Costa doit revenir très bas filer un coup de main à Ricardo Carvalho, qui prend un peu le bouillon.

En revanche, l'autre latéral portugais, Coentrau, est moins inquiété sur son côté gauche et place de bonnes montées. Gros match aussi des latéraux brésiliens, évidemment. Maicon et Bastos contribuent à la bonne activité de l'usine Brazil. Hop, par exemple, centre de Maicon pour la caboche de Luis Fabiano. Bien piquée, mais de peu au-dessus. Carlos Queiroz est sous pression comme son équipe. Le Portugal jouait déjà le contre contre la Corée, donc ce n'était pas contre le Brésil qu'il allait avoir la possession, mais quand même. Pepe n'a plus du tout la même tronche maintenant qu'il a des cheveux et ressemble un peu à Tina Turner. Rude. Comme les contacts brésiliens. Les cartons jaunes tombent, six en première mi-temps. Avalanche de Cracottes. Felipe Melo est au bord de l'expulsion. Intelligemment, Dunga le sort pour cède sa place à Josué, Anunciado de son prénom. Le gars est milieu de terrain à Wolfsbourg et ressemble un peu à Ben Arfa. Encore un jaune, pour Coentrao cette fois, l'arbitre perd la tête. Cristiano Ronaldo, lui, est encore plus fou.

Contre-attaque à trois contre trois pour les Portos, Ronaldoooooo est lancé dans l'aile, crochète, pousse la balle, et tente un enroulé petit filet opposé à la Thierry Henry, mais depuis trente mètres. La balle passe largement à côté, pendant que ses coéquipiers tirent la tronche. En face, ce n'est pas forcément mieux. Sans Kaka ni Robinho, le Brésil est encore plus austère mais moins efficace. L'animation du jeu et les derniers choix de passes étaient loin d'être do Brazil. Sans les deux créateurs brésiliens, aucune passe susceptible de breaker une défense adverse. Et comme celle du Portugal est plutôt bien en place, le match est tendu, brouillon, fermé.

Entrée en jeu de Pedro Mendes, une vision de géomètre, une bobine de geek. Le Portugal pousse un peu, pour voir, mais Julio César est toujours aussi impérial. Le meilleur gardien du monde, c'est ptet lui. Coup franc pour le Portugal. Cristiano Ronaldo a les pieds écartés. Il souffle un bon coup. Prend ses quatre pas d'élan. Et zou, Jabulani !!! Le ballon part en sucette, dans les tribunes. Le Portugal est court, et le Brésil est quand même moins chiant quand il marque des buts. Parce qu'aujourd'hui, il ne manquait que Brandao. Enfin, si sur ce match, ils n'ont impressionné personne, le job est fait. Les Brésiliens sont premiers du groupe, les Portugais seconds. Ils attendent maintenant de connaître leurs adversaires en huitièmes.

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