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Un piège nommé Beaujoire

Des victoires à l'arrache, des blessés en cascade, des concurrents qui ne lèvent pas le pied... Les Niçois continuent de jouer les premiers rôles, mais font face à quelques obstacles en cette fin de saison. En face, Nantes a retrouvé du poil de la bête, et le déplacement à la Beaujoire ressemble comme deux gouttes d'eau à un vilain traquenard pour Nice.

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Et Nice s'accroche, encore et encore. Parti comme une balle dans l'échappée matinale, leader de Ligue 1 dès la sixième journée, l'OGC commence à tirer la langue. « Ils ont le masque ! » , dirait Thierry Adam des joueurs de Lucien Favre. Car actuellement, Nice est dans la position inconfortable de celui qui a vu ses anciens poursuivants le rattraper, et le larguer lentement. Dans le fond, pas de quoi s'affoler. La moto jaune LCL et le type avec son ardoise ne sont pas encore alarmants, puisqu'ils indiquent aux Niçois qu'ils n'ont que deux points de retard sur Paris, et cinq sur Monaco. À neuf journées de la fin, d'un point de vue purement mathématique, rien d'insurmontable. Et derrière, quoi de neuf ? Le reste du peloton semble loin, et la Team OL reste à bonne distance. Mais la vie, et le football en particulier, c'est avant tout une histoire de dynamique. Et clairement, la courbe niçoise commence à vaciller. Comme signes avant-coureurs, il y a eu cette phase retour qui a démarré le 15 janvier par une double peine : un 0-0 moche contre Metz à domicile, et la perte de la première place la même journée. Juste avant, il y avait eu l'élimination, en à peine un mois, de la Coupe de France, de celle de la Ligue et de la Ligue Europa. Derrière, une succession de matchs compliqués contre des petits et de victoires 1-0 en pagaille. Au bout du compte, Nice reste à flot. Mais s'il y a un match qui pue le piège à des kilomètres pour les Aiglons, c'est bien celui de ce samedi après-midi contre Nantes.

L'équation nantaise


Nantes sur un terrain, ce n'est pas beau, c'est un fait. Le « jeu à la nantaise » sur lequel se sont paluchés les observateurs du monde entier il y a une vingtaine d'années a fini mort et enterré, piétiné sous les crampons de tous les mauvais footballeurs qui ont porté le maillot jaune et vert ces dernières saisons. On se plaît à en reparler de temps en temps, mais plus personne ne sait vraiment à quoi ça correspond. Comme l'appellation « gaulliste » que se disputent les hommes politiques ou le Label rouge sur le jambon, le « jeu à la nantaise » est une espèce de gage de qualité que pas grand monde ne sait définir, et qui ne correspond plus à rien en 2017. Et ça, Sergio Conceição l'a bien compris. Nantes en avait marre de se voir succéder les entraîneurs qui faisaient semblant d'avoir des grands projets de jeu, et qui finissaient en proposant des schémas horribles qui abonnaient leur équipe à la lose. Depuis que le Portugais a débarqué, le mot d'ordre est devenu l'efficacité, avec comme résultat une jolie remontée dans la première partie du classement, alors que Nantes serrait la main aux relégables sous l'ère Girard. Interrogé par Ouest France sur son état d'esprit avant de recevoir Nice, Conceição résumait parfaitement son équation : être ambitieux, mais faire gaffe dans un classement serré où la dégringolade n'est jamais loin : « Il faut s’attendre à un bon match, mais un bon match, c’est quand on gagne. Toutes les semaines, on dit qu’on peut basculer au classement. C’est surtout un match important pour notre objectif, qui est de 43 points. Avec 43 points, je pense qu’on est tranquilles pour rester en Ligue 1. »

Baysse de régime


Encore plus fou, Nantes a appris à marquer des buts, et avec déjà huit pions cette saison en Ligue 1, Sala terminera sans doute à plus de dix buts. Un Nantais qui termine au-dessus de cette barre en première division, ce n'était plus arrivé depuis Olivier Monterrubio en 2000-2001. Et interrogé sur les équipes qu'il craignait en Ligue 1, le coach des Canaris a classé les gros poissons du championnat dans deux catégories bien distinctes. Monaco ? « L'équipe la plus complète, la meilleure du championnat. » Et Nice ? « La vraie surprise. » Pour doper leur cote de confiance, les Niçois pourront se souvenir qu'au match aller, ils avaient poncé Nantes 4-1. Sauf que c'était en octobre dernier, et que ce week-end, Pléa et Cyprien, auteurs de trois des quatre buts à l'aller, seront absents car blessés. Dernière tuile en date, la lésion musculaire du capitaine Paul Baysse cette semaine à l'entraînement, qui le laisse sur le flanc au moins six semaines. Quant aux Nantais, leur parcours des dernières semaines est tout sauf fluide. Ça se cogne contre les murs (le 2-2 de charogne contre Bastia), ça passe tout juste et en touchant la barre (la victoire contre Montpellier), ça fait des gros coups (le 3-2 envoyé à l'OM), ça prend des roustes (et un 4-0 contre Monaco, un). Mais Nantes a retrouvé un semblant de stabilité, et ressemble typiquement au caillou qui ne demande qu'à se loger dans la chaussure niçoise. Nice n'a perdu que deux fois cette saison, mais un dixième match nul le condamnerait définitivement à oublier le titre. Et les Nantais ? Eh bien même avec un point, leur navire continuerait de flotter vers le cap des 43, seul objectif avoué de Conceição.




Par Alexandre Doskov
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