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Un paradoxe à la turinoise

Tenue en échec pour la troisième fois consécutive mardi soir, la Juventus a confirmé son départ au ralenti en Ligue des champions. Une question se pose alors : comment peut-on être aussi souverain en son pays et en difficulté sur la grande scène européenne ?

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C’est une histoire de records. Positifs d’un côté, négatifs de l’autre. Et c’est là tout le paradoxe de cette Juventus. En championnat, la Vieille Dame se balade depuis un an et demi. Champions d’Italie et invaincus sur l’intégralité de la saison dernière, les Bianconeri en sont, en tout et pour tout, à 47 matchs sans la moindre défaite en Serie A. Série en cours, évidemment, avant d'affronter Catane cet après-midi. Mais en Coupe d’Europe, c’est une toute autre affaire. Les Turinois ont obtenu, mardi soir, leur troisième match nul en autant de journées de Ligue des champions. Il serait encore tôt pour parler d’une série noire en Europe… si les Turinois n’avaient pas déjà fait la même chose lors de leur dernière participation à la Coupe d’Europe. Saison 2010/11 : la Juve se fait sortir au premier tour de l’Europa League, après avoir concédé… six matchs nuls en six journées. Il s'agit donc officiellement d'un record négatif dans l’histoire du club : la Juventus en est à neuf rencontres sans la moindre victoire en Coupe d’Europe (mais, paradoxalement, sans la moindre défaite non plus…). Le précédent record négatif datait de l’année 1998. D’avril à décembre, les Turinois avaient enchaîné cinq nuls et deux défaites. Et ils avaient également été sacrés champions d’Italie entre-temps. Alors, c’est quoi le problème ?

Des joueurs pas assez utilisés

Plusieurs explications à ces trois matchs nuls consécutifs de la Juve depuis le début de la Ligue des champions. La première est la plus simpliste (voire la plus « simplette » ). Le niveau du championnat italien a baissé depuis quelques années. Du coup, même le champion du pays a du mal à se faire une place au soleil lorsqu’il s’agit d’affronter les gros cadors européens. Mouais. Un peu bateau. La seconde explication, c’est tout simplement que le niveau de ce groupe E est diaboliquement élevé. On y trouve le champion d’Europe et actuel leader de Premier League, l’ultra-dominateur Shakhtar et le plus modeste Nordsjælland. Jouer chacune de ces équipes n’est un plaisir pour personne. Chelsea l’a appris hier à ses dépens, en allant s’incliner à la Dombass Arena. Enfin, la dernière justification réside dans l’effectif même de la Juve. Antonio Conte (ou Massimo Carrera, ou Angelo Alessio, comme on veut) a pris le parti de toujours aligner les cadres en championnat. Même si, fréquemment, ce sont ceux qui entrent en cours de jeu qui résolvent les rencontres (il n’y a qu’à voir la dernière victoire contre le Napoli, signée Cáceres et Pogba).

Du coup, en Ligue des champions, l'équipe se retrouve avec certaines secondes lignes qui ont du mal à assurer le même rendement. Isla, par exemple, n’avait disputé que 52 minutes depuis le début de la saison et était présent au coup d’envoi mardi soir. Même chose pour Lúcio, et même pour De Ceglie qui, après un début de saison en fanfare, a regardé les derniers matchs du banc de touche. D’ailleurs, c’est un titulaire habituel, Vučinić, laissé initialement dehors parce que de retour d’une forte fièvre, qui a permis à la Juve de ne pas rentrer du Danemark avec une première défaite de la saison dans les pattes. Néanmoins, il faut, pour être complet dans l’analyse, voir de quelle façon se sont déroulées ces trois premières rencontres de C1. Contre Chelsea, la Juve a été cueillie à froid par le doublé d’Oscar et a offert une grosse prestation pour aller chercher le nul. Un nul qui avait d’ailleurs des saveurs de victoire. Face au Shakhtar, la Vieille Dame a peiné, a concédé beaucoup d’occasions et s’en est sortie avec un point qui tenait presque du miracle. Enfin, mardi, le nul est somme toute logique, même si, après l’ouverture du score danoise (sur coup de pied arrêté), les Juventini n’ont plus rien concédé. Et cela n’aurait pas été un scandale s’ils s’étaient finalement imposés.

« Ce que nous faisons en Serie A ne suffit pas en C1 »


Difficile, donc, d’expliquer clairement pourquoi la Juve a du mal à s’imposer en Ligue des champions, alors qu’elle dicte sa loi et qu’elle n’a pas de rivaux en Italie. Un peu à l'instar de Manchester City la saison dernière. Les joueurs eux-mêmes se cassent la tête sur le problème. « La différence entre la Serie A et la Ligue des champions ? Il y a des échelons dans le sport. C’est un saut de qualité, il est donc plus difficile de s’aventurer en C1 qu’en championnat. Il est certain que ce que nous faisons en championnat ne peut pas suffire en Ligue des champions. » Les paroles sont de Gigi Buffon, un type qui en connaît un rayon en matière de coupes d’Europe, même si le seul trophée européen qu’il a remporté, c’était une Coupe UEFA avec le maillot de Parme, en 1999 (l’OM s’en souvient). À demi-mots, Gigi admet tout de même que le niveau est plus élevé en Europe qu’en Serie A. Certes. Battre Sienne est certainement plus simple que de venir à bout du Shakhtar. Pas besoin d’être un crack pour le deviner. En revanche, est-on persuadé qu’un adversaire comme le Napoli, battu par la Juve samedi dernier, est vraiment en dessous d’un Nordsjælland, avec tout le respect pour l’actuel troisième du championnat danois ? La réponse est non. Il ne s’agit pas (que) d’une question de niveau.

La Juve a clairement les capacités et les joueurs pour sortir de cette poule. N’ayons pas peur de le dire : elle a même les moyens d’en sortir en tant que leader du groupe. Oui, Chelsea est champion en titre et a donc accumulé une sacrée expérience dont les Bianconeri ne peuvent pas se vanter, puisque, pendant que les Blues éliminaient tour à tour le Napoli, Benfica, le Barça et le Bayern Munich, eux regardaient la C1 à la télé. Oui, le Shakhtar a appris de ses erreurs de l’an passé (dernier de sa poule) et a construit cette saison une armada qui a l’air indestructible. Mais bordel, c’est la Juve, quoi ! Une Juve trop séduisante lorsqu’elle le désire pour accepter de devenir emmerdante lors des grandes soirées d’Europe. Alessio, le coach intérimaire, l’a d’ailleurs compris : « On a utilisé tous nos jokers. Maintenant, il faut gagner les trois derniers matchs. » Et ainsi faire mieux que la Juve de 1998 qui, après cinq matchs nuls initiaux, s’était finalement qualifiée en battant Galatasaray lors de la dernière journée de la phase de poules. Derrière, les Turinois s’étaient hissés jusqu'aux portes de la finale, éliminés par Manchester United. Mais que l’on ne demande pas à un supporter bianconero s’il espère rééditer un tel exploit. Lui répondra qu’il veut la gagner, cette foutue C1. Et même avec 13 matchs nuls, s’il le faut.

Par Eric Maggiori
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