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Un paquet de cinq en un point

La Liga tient ses deux trublions. Villarreal et surtout Celta de Vigo, magnifique tombeur du leader blaugrana, se greffent en tête du classement au trio habituel composé par l'Atlético, le Real et le Barça. En queue de classement, Valence et Séville perdent pied.

L'équipe du milieu de semaine : Celta de Vigo

Petit à petit, le Toto Berizzo s'accomplit comme le meilleur élève de Marcelo Bielsa. Une comparaison, présente depuis déjà une bonne saison, qui ne fait que gagner en épaisseur au fil des journées. Pour ce sixième chapitre de la Liga, le FC Barcelone en a subi les frais. Trop attentiste ou trop facile, la bande à Luis Enrique, de retour dans un Balaídos qu'il connaît bien, n'a tenu le choc qu'une vingtaine de minutes durant. Le temps suffisant aux Galiciens pour donner le tournis à l'arrière-garde et au milieu de terrain catalans. Avec leur trio offensif de feu - Orellana-Nolito-Aspas - et un centre du terrain dominateur, les Celtiñas ont matraqué le FCB. Dani Alves et Jérémy Mathieu, dépassés par la vitesse locale, ont été les grandes victimes des incessantes vagues bleues. Une domination absolue qui se traduit par un récital de Nolito, un doublé d'Iago Aspas et une entrée fracassante de Guidetti. Aussi bien dominateur dans le jeu durant le premier acte que tranchant en contre lors du second, ce Celta a une belle gueule de surprise de cette Liga. Et c'est tant mieux.

Le Don Quichotte du milieu de semaine : Imanol Agirretxe

Depuis ce mardi, la Real n'est plus sous respiration artificielle. Encore jamais vainqueur cette saison, elle s'en est remis à son buteur maison. Imanol Agirretxe, promis à un rôle de second couteau suite à l'arrivée du Brésilien Jonathas, s'est offert à lui seul le scalp de Grenade, candidat avoué pour la descente. Un succès basque 0-3 sur la pelouse du Nuevo los Carmenes qui porte le sceau de sa pointe, auteur de toutes les réalisations de son équipe. Son festival commence par un tacle bien senti sur un centre de Zurutuza (7e) et se conclut par un face-à-face remporté d'une balle piquée (79e). Entre-temps, Agirretxe a massacré l'Olympien Dória. À tel point qu'à la demi-heure de jeu, le Brésilien pense servir son gardien, mais lance parfaitement le natif d'Usurbil devant son propre gardien. Une offrande qui se transforme illico en but du break. Et encore, l'ardoise aurait pu être plus salée si Agirretxe avait trouvé le cadre sur un énième service dans le dos de la défense andalouse. Qu'importe puisqu'il offre sa première victoire de la saison à la Royal Society de Moyes.

Vous avez raté Athletic Bilbao - Real Madrid et vous n'auriez pas dû

Chaque déplacement merengue en terres basques est l'occasion de rappeler l'animosité entre les deux clubs. Une rivalité, un temps hors des prés, qui trouve aujourd'hui sa plénitude sur le rectangle vert. La composition du Real Madrid, à la cage toujours inviolée avant le coup d'envoi, annonce une bataille qui se livrera au milieu de terrain. Une prévision qui se confirme dès le premier acte. La nouveauté Kovačić s'adapte sans souci aux obligations de son nouveau poste. De fait, les ballons merengues sortent proprement et offrent des possibilités à la doublette franco-portugaise. Benzema, en chaleur depuis le début de saison, est le premier à se mettre en action en se muant en renard qu'il tend à devenir. L'Athletic, pour sa part, tente vainement de trouver sa pointe Aduriz. Sans succès, et ce, jusqu'à la pause. Une fois la mi-temps passée et la pluie arrivée, l'intensité basque fait son effet et pilonne l'arrière-garde merengue. Varane, au four et au moulin pour combler les brèches laissées par Pepe, ne peut ainsi rien sur l'égalisation de Sabin. Une joie locale de courte durée, puisque KB9 rend, trois petits tours de cadran plus tard, un avantage définitif. Et la première place au Real de Benítez.

La polémique de la machine à cafe con leche

La Ligue des champions a-t-elle fait perdre au FC Séville et à Valence leur tête et leur jeu ? La question étonne, la forme des deux outsiders annoncés de cette Liga encore plus. Méconnaissables, les troupes d'Unai Emery et de Nuno surprennent par leur faiblesse depuis le coup d'envoi de cette saison. Une nouvelle fois défaites, respectivement sur les pelouses de Las Palmas et de l'Espanyol, elles pointent en toute fin de classement. Un retard à l'allumage qui met dans l'embarras la politique sportive de Monchi et le projet pharaonique de Peter Lim. Côté andalou, les nombreuses blessures expliquent en partie ces seuls deux points en Liga. Le manque d'intensité et de mordant également. Plus problématique est elle la situation des Chés. Après un été qui a laissé des traces - les historiques Rufete, Ayala et Salvo ont quitté le navire -, le milliardaire de Singapour voit sa politique mise à mal. De même, ses relations privilégiées avec Jorge Mendes posent de plus en plus problème. Avec huit poulains de l'agent portugais dans le onze titulaire aligné face à l'Espanyol, le débat s'annonce brûlant dans les travées de Mestalla.

Le golazo du milieu de semaine : Nolito

Une caresse, une sucrerie, une gâterie. Le temps d'un enroulé, Nolito a suspendu le temps dans un Balaídos circonspect. Le temps d'un vol d'une seconde, le cuir a quitté les pieds du canterano barcelonais pour aller se loger dans la lucarne de Ter Stegen. Du grand art.

L'analyse définitive : sans son Antoine, l'Atlético est en panne

L'été a complètement chamboulé la force de frappe offensive de l'Atlético de Madrid. Les départs d'Arda Turan, de Raúl García et de Mario Mandžukić, compensés par les arrivées de Jackson Martínez, Ángel Correa, Luciano Vietto et Yannick Carrasco, ont engendré un remodelage de la stratégie à adopter. Loin d'être adaptés, ces nouveaux venus, à l'exception du petit Argentin, galèrent à trouver leur place dans l'animation offensive voulue par le Cholo. De fait, ce bizutage toujours en cours offre à Antoine Griezmann les clés du camion. Intenable depuis le coup d'envoi de la saison, le Français a donné dans le bis repetita face à Getafe. Buteur dans les premières, puis dans les dernières minutes de ce faux derby de Madrid, il a sorti l'Atlético d'une bien mauvaise soirée - dans le jeu, entendons-nous. Tantôt meneur de jeu, tantôt faux neuf, tantôt ailier droit, le natif de Mâcon a une nouvelle fois porté les Colchoneros. De quoi faire dire à Simeone qu'il a « énormément progressé depuis son arrivée, aujourd'hui c'est un joueur très important » . La dépendance de l'Atléti en témoigne.

Les déclas du milieu de semaine

« Je n'ai pas demandé 25 buts à Benzema. Je lui ai demandé entre 20 et 25 buts. » Taquin ou tatillon, Rafa Benítez devient fan de sa pointe française. Une adoration qui était loin d'être gagnée lors de son arrivée en juin dernier. Avec six buts en cinq matchs et un statut de Pichichi de la Liga, Rim-K ne lui a laissé d'autre choix.

« Tiago est un joueur très important pour nous. C'est le cerveau dans la moitié du jeu, car il interprète ce dont a besoin l'équipe. Cela se gagne avec l'âge et Tiago l'a. Avec lui, l'équipe a changé, a arrêté de souffrir et a recommencé à jouer. » Visiblement, le Cholo Simeone aime son grand cru portugais.

« Si nous voulons gagner 4-0 à la quarantième minute, il faut aller à la Castellana. Eux sont capables de le faire. Le résultat aurait pu être plus large ? Oui, mais ici, il faut souffrir comme des chiens. » Le sens de la formule de Paco Jémez est inimitable. Le succès 2-1 de ses hommes, face à un Sporting rapidement réduit à dix, nous le rappelle.

Et sinon, que pasa ?

Samu Castillejo, heureux mais déçu. À l'instar de son pote Samu, Castillejo a retrouvé son Málaga formateur ce mercredi. Des retrouvailles qui se sont soldées par un succès du sous-marin jaune, actuel premier ex-aequo de la Liga, et qui ont rendu tout chose le jeune Espagnol.


Levante remercie Deyverson. Malgré un nom douteux, le Brésilien a sorti Levante d'un bien mauvais pas. Buteur à l'ultime seconde, il permet aux Valenciens de glaner un point de leur réception d'Eibar (2-2). Un moindre mal.

Málaga ne plante pas. Les journées se suivent et se ressemblent pour Málaga. Pour une fois buteuse, l'équipe de Javi Gracia a planté… contre son camp. Une cagade de Damian Tissone qui offre les trois points et la première place à Villarreal.

⇒ Résultats et classement de Liga

Par Robin Delorme
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