Un OM version Mannschaft 2002 !

Comment sortir de la morosité ambiante quand on joue à l'OM ? On se ressort son vieux magnétoscope Toshiba et on se mate une grosse VHS usée, « Les grands moments de la Coupe du Monde 2002 » ... Avance rapide... Stop !... Allemagne-Arabie Saoudite... Déjà 1-0 pour Mannschaft.

Modififié
0 0
Les Allemands ont un moyen radical pour éloigner les états d'âme, le blues, le doute : cartonner ! Ainsi, la Mannschaft a débarqué au Mondial asiatique de 2002 avec l'esprit chagrin, déçue par elle-même parce qu'obligée de sa qualifier en coupe du monde en passant par les barrages. Une honte... Tout ça à cause d'une tôle à domicile contre l'Angleterre d'Owen, 5-1 à Munich. Bien sûr, en barrage, les Allemands torpilleront les Ukrainiens 1-1 là-bas et 4-1 à dom. Mais la sélection coachée par Rudi Völler arriverait quand même au Japon avec des espérances brumeuses, consciente que ce ne serait pas une Grande Allemagne qui serait présente au rendez-vous. Alors ? Alors, les Allemands ont fait de l'allemand ! Pour leur premier match de coupe du monde à Sapporo, ils ont explosé l'Arabie Saoudite 8-0 ! Un score obscène, mais il fallait ça pour réactiver la fameuse machine à gagner made in Germany, pour doper le moral des attaquants et prendre date dès le premier jour en visant bien sûr au plus haut... Du lourd, du méchant : 4-0 à la mi-temps. En général, on s'arrête là pour ne pas humilier l'adversaire. Que nenni ! Quatre de plus en seconde période, avec au final pour les attaquants revigorés un triplé pour le jeune Klose (déjà !), un but pour Ballack, un de Carsten Jancker et un autre pour Bierhof. La machine était lancée et du coup, une Mannschaft pas extraordinaire se retrouvera finaliste un peu inattendue d'un Mondial qu'elle aurait même pu gagner : le grand Ballack était suspendu en finale contre le Brésil et le score était toujours de 0-0 à la mi-temps... La Seleçao l'emportera 2-0, comme chacun le sait. Quel rapport avec l'OM ? Ben, l'OM doit s'inspirer de l'Allemagne 2002 ce soir contre Arles-Avignon, tout bêtement...

Marquer, marquer, marquer !

Arles-Avignon va très mal, avec 5 défaites en autant de matchs depuis le début du championnat. Un groupe pléthorique de 17 nouveaux arrivants à l'intersaison miné par les dissensions, une équipe sans coach depuis le “départ” tumultueux de Michel Estevan et une place de dernier pour couronner le tout... Bien sûr, les circonstances hyper défavorables poussent parfois les équipes en grande difficulté à des sursauts héroïques. Et puis la petitesse du stade, la pelouse pas super, ça handicape les grosses équipes... Raison de plus pour l'OM pour cartonner quand même ! Or, Deschamps tiendrait plutôt un discours petit bras : « Seule la victoire m'importe, même au bout d'un match pourri » . Erreur ! Il faut jouer comme si le maintien en L1 en dépendait et s'imaginer avec un goal average tellement défavorable qu'il faille marquer 10 buts pour ne pas redescendre ! L'heure n'est plus aux calculs, à la gestion de l'effort et de l'effectif à préserver pour la suite d'un calendrier chargé : il faut tout donner maintenant. D'un strict plan comptable, la différence de buts jouera sûrement à la fin du championnat et au plan du classement, l'OM repasserait dans le premier tiers de la L1 (l'OM est 13ème avec 5 points, soit 7 unités du leader toulousain).

Diawara (convalescent), Lucho (préservé) et Rémy (blessé) ne sont pas là ?... Et, alors ? Pas besoin d'eux pour s'imposer ce soir. Raison de plus pour cartonner quand même. Avec une ligne d'attaquants Valbuena-Gignac-Ayew (André), si Marseille n'est pas capable de se faire respecter... A ces trois joueurs de se bouger. Ces trois là doivent rendre la confiance que Deschamps leur a accordée. Idem pour les autres, comme Cheyrou, remis en selle par le coach au moment où il croyait être tombé en disgrâce. Abriel devrait pallier l'absence de Lucho : pour un retour à la compète, Arles-Avignon, c'est quand même moins costaud que Chelsea. Et puis qu'un Stéphane Mbia médite sur la punition infligée par DD contre le Spartak : sur le banc, bonhomme ! Pour sa presta indigne face à Monaco... Que Mbia se rappelle que Didier Deschamps en a brisé des plus coriaces que lui dans le passé : Panucci, Simone, et même le boss de Monaco, le tout puissant président Campora. Au boulot, jeune homme ! Pour tout le groupe, enfin, il n'y aura pas l'excuse du “long déplacement épuisant” et la “pression énorme du public du Vélodrome”. Et puis on est pro ou on ne l'est pas, merde !


La crise ?... Quelle crise ?

Didier Deschamps a eu raison de ne pas accabler ses joueurs après la défaite contre le Spartak, mercredi soir (0-1). Au contraire, il les encouragés à aller de l'avant, de continuer à progresser car il croit en ce groupe. Benoît Cheyrou ne dit pas autre chose : « Par rapport au début de la saison passée, on est en avance en termes d'automatismes, on joue mieux mais on n'a pas la même confiance, la même efficacité » . Tout est dit. Les deux sont dans le vrai : seule l'efficacité fait défaut pour l'instant. Qui a vu le pilonnage en règle, l'intensité même brouillonne de l'OM face au Spartak en deuxième mi-temps sait que cette équipe a de la qualité. D'ailleurs, il n'est pas dit que Marseille n'aille pas faire un (très) bon résultat à Moscou : le gardien Dykan, en état de grâce mercredi soir, ne fera pas des miracles à tous les coups... Contre Bordeaux (1-1), Monaco (2-2) et Spartak Moscou (0-1), le contenu des matchs était bon. Paradoxalement, on est plus rassurés par le fonds de jeu marseillais que par celui de Lyon, toujours aussi poussif et moins enclin à s'installer durablement dans les 30 derniers mètres adverses...

A ce propos, les autres favoris de L1 ne vont gère mieux : Lille, Paris, Bordeaux et l'OL éprouvent les mêmes difficultés que l'OM à caracoler en tête. Attention toutefois à Rennes (2ème) qui s'échappe. Pour Toulouse (leader), Sainté (3ème) et Nice (4ème), on peut penser qu'ils auront bientôt du mal à figurer aussi haut... C'est assez incroyable, le sort fait à l'OM quand on voit que tout ne va pas si mal. Ce besoin de guetter “la crise”, de l'annoncer et même de l'installer ! Bon, c'est vrai que Marseille c'est toujours “particulier”... Même distorsion embarrassante avec le PSG : beaucoup d'observateurs incrédules ont salué l'excellente performance de Paris au FC Séville (victoire 1-0). Mais le PSG n'a fait que reproduire ses très bonnes phases de jeu, tant défensives qu'offensives, déjà démontrées depuis le début de saison ! Or, là aussi, avec Paris on guettait “la crise”... Reste cette situation préoccupante au classement pour l'OM, avec cette impression de faire du surplace. Raison de plus pour cartonner à l'allemande, ce soir ! Ensuite, il y a une semaine de battement avant de recevoir Sochaux samedi prochain. Tout le temps, donc, de souffler et de bosser pour enquiller ensuite avec les Doubiens, puis contre Chelsea. Sochaux, Chelsea : même combat, mêmes motivations. La C1 bien sûr, mais aussi la L1 : l'une ne va pas sans l'autre ! On est pro ou on ne l'est pas. Les Allemands avaient explosé l'Arabie Saoudite 8-0 parce que c'était faire le job. Tout simplement.

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Aucun commentaire sur cet article.
Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
0 0