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  2. // OM/Valenciennes (5-1)

Un OM de référence ?

Démonstration de force de l'OM ce soir au Vélodrome face à VA (5-1). Marseille peut à nouveau y croire dans la course au tire. Reste un paradoxe : sans son attaquant le plus décisif, l'OM semble avoir trouvé un équilibre offensif.

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Pour sa passe décisive sur talonnade et son renversement de jeu lui aussi capital sur le deuxième but, Hatem Ben Arfa sera désigné homme du match, et comme d'habitude dès que le génie torturé se montre influent, il sera attendu comme le possible homme providentiel d'un OM lancé dans une course sans filet derrière Bordeaux. Comme d'habitude, il pourrait aussi décevoir les espoirs (déraisonnables ?) placés en lui.

Un autre joueur, également en regain, offre davantage d'assurance pour le futur proche marseillais. Car Benoît Cheyrou a enfin retrouvé tout son pouvoir d'influence qui en avait fait la pierre angulaire de l'édifice “geretsien”. A la faveur des récents choix de Deschamps mais aussi des absences (Niang fatigué, ménagé sur le banc, M'Bia parti pallier en défense centrale l'absence d'Heinze), Cheyrou bénéficie d'une marge de manœuvre élargie, alors que le schéma à trois milieux défensifs ou avec empilement de joueurs d'axe l'empêchait de déployer toute son activité entre la zone de récupération et celle de décision.

Au coup d'envoi, le schéma olympien était limpide : un pur récupérateur (Cissé), un ratisseur-relayeur (Cheyrou), deux joueurs de couloirs (Valbuena et Ben Arfa), un meneur de jeu (Lucho), et un avant-centre (Brandao). Le tatoué argentin évoluant plus près de Brandao que du rond central, un large espace central se trouvait dégagé pour l'épanouissement de l'ancien Auxerrois. A priori plus lisible pour l'adversaire, cet organigramme l'est surtout pour les Marseillais. L'OM gagne en largeur, les attaquants ne se marchent pas dessus, et les options de jeu sont claires.

Pourtant Deschamps n'a pas tout résolu ce soir, car il devra dès les prochains matches déplacer un pion pour faire de la place à Mamadou Niang, son meilleur attaquant et meilleur joueur, ménagé dimanche au Vélodrome. Souci : Niang est un avant-centre qui aime s'excentrer, et Ben Arfa ou Valbuena, des joueurs de couloirs qui aiment rentrer. Leur complémentarité saute moins aux yeux qu'avec Brandao, dont le registre limité semble là un atout, au moins quand l'OM se cantonne à jouer au niveau Ligue 1. Avec la sortie de Brandao et l'entrée de Niang, on a d'ailleurs retrouvé un OM plus fouillis même s'il a conservé son efficacité du soir. Dans cette configuration, Marseille a salé la note par deux fois (Valbuena d'une frappe inattendue (77e), puis Mamad dans les arrêts de jeu).

Avant d'entamer une réflexion casse-tête sur le joueur à gommer de son équipe (Valbuena, l'habituelle victime ?), Deschamps dans son bonheur du soir pourra également se féliciter de l'influence discrète mais certaine de Lucho Gonzalez : premier buteur (33e), puis passeur décisif sur le deuxième but (43e). Derrière, en revanche, aucun motif de satisfaction, et aucune alternative à se dessiner. Pourtant excellent en défense centrale quand il reculait d'un cran avec Rennes, M'Bia n'a pas apporté de sérénité dans les lignes arrières phocéennes, trop rapidement pris à revers par de médiocres Valenciennois. Le chantier phocéen n'est pas terminé, mais il avance. Enfin.

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