Un nul qui n'empêche rien

Samedi soir, Naples (4e) avait l'occasion de monter sur la deuxième marche du podium et faire entrer en fusion le stade San Paolo. Raté (0-0 face au Genoa), mais la prestation des hommes de l'invincible Walter Mazzari a confirmé que les Sudistes peuvent "candidater" à la Ligue des Champions, une C1 disparue du paysage napolitain depuis le départ de Diego Maradona.

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Où serait Naples s'il n'avait connu un faux départ ? Là haut, tout là haut, peut-être. Enfin, le sommet, les coéquipiers de Paolo Cannavaro n'en sont plus très loin. Malgré ce match nul et vierge concédé à domicile, ils rejoignent l'AS Roma, ne concédant la troisième place qu'à la différence de buts à la Totti family. Naples peut continuer à rêver. Légitimement.




Car depuis le 5 octobre, presque quatre mois donc, l'étendard de la Campanie est tout simplement l'équipe la plus performante de Serie A. Plus exactement, depuis le lundi 6 et la nomination de Walter Mazzari, appelé pour sortir de l'enlisement une équipe plombée par le triste Roberto Donadoni. Les changements d'entraîneur n'apportent pas toujours la rupture attendue, mais depuis que Mazzari a pris les commandes de l'équipe, le redressement s'est avéré spectaculaire, puisque Naples a été propulsé de la 15e à la 4e place. Une trajectoire verticale effectuée en qualité d'invincible.


La potion magique de l'ex coach de la Sampdoria (2007-2009) ? Pressing, solidarité, verticalité. De beaux principes qui ne vaudraient évidemment pas une lire si Mazzari n'avait pas fait adhérer tout un groupe à son dogme. Car cela saute aux yeux, Naples déborde d'enthousiasme. L'engagement physique est maximal, le repli défensif énergique, et chaque récupération bénéficie d'un soutien massif : à Naples, on termine les contre-attaques à cinq ou six dans le camp adverse, confiant en la responsabilité de ses coéquipiers. Le maître mot de l'ensemble pourrait bien être mobilité, comme cette contre-attaque de la 43e minute l'a parfaitement attesté : un une-deux entre les défenseurs Cannavaro et Maggio, conclu par une frappe sur la barre du petit frère du Ballon d'Or 2006.




Les principes de Mazzari vaudraient moins également s'il n'avait pas un effectif bien doté sous la main. Car la cité napolitaine n'a rien d'une désœuvrée cette saison. Le Président De Laurentiis a fait les choses en grand pour la troisième saison consécutive des siens en Serie A : non content de conserver ses joueurs les plus demandés (Hamsik, Lavezzi), il a recruté les internationaux Quagliarella, De Sanctis et Dossena, ainsi que l'espoir Cigarini. De quoi légitimement viser les places européennes, voire la Ligue des Champions, de quoi légitimement virer Donadoni également.




Samedi soir, les Napolitains ont été contraints dans leurs ambitions par un Genoa audacieux, manifestement venu pour accrocher la victoire et se rapprocher ainsi à trois points des Napolitains. Un Genoa qui a suivi une trajectoire inverse à celle des Campaniens, flirtant avec les cimes en début de saison avant de tomber dans la médiocrité. Mais les hommes de Gasperini n'ont pas abandonné la bataille, et s'ils continuent à mettre autant de conviction dans leurs matches que ceux de Mazzari, le club ligure peut lui aussi prétendre à l'Europe. Pour son prochain match à domicile, Naples recevra le leader interiste, dans un stade San Paolo qui risque de retrouver ses airs de Vésuve de l'air maradonienne. Vous avez dit sommet ?

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