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Un Noël Ultra-généreux pour les Lensois

Même si Boutonnet et les autorités ne leur font aucun cadeau, ça ne les empêche pas, eux, d’en faire aux autres. Mercredi, les ultras Sang et Or sont arrivés au centre hospitalier de Lens avec une hotte chargée de 350 jouets. Ils étaient une dizaine de membres du groupe. L’un déguisé en père Noël, l’autre armé d’un Polaroïd pour donner aux parents les clichés des accolades entre footballeurs et enfants malades, d’autres encore pour distribuer les cadeaux ou orchestrer un lâcher de ballons Sang et Or devant les fenêtres...

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C’était le jour de l’opération « Le Noël des enfants » organisée depuis dix ans par les Red Tigers. Pour cet anniversaire, les ultras du RC Lens avaient mis les petits plats dans les grands. En plus des cadeaux pour les enfants hospitalisés, 300 autres dons en matériel ont été faits pour les services de pédiatrie et de pédopsychiatrie. Des postes de radio CD, des jeux, des livres, des feutres… « En plus d’apporter du bonheur aux enfants, on a eu à cœur, cette année, de remercier et valoriser le personnel qui s’en occupe  » , explique Jérémy Sauvage, 33 ans, cheville ouvrière de l’opération au sein du groupe de supporters avec ses potes, Tom et Hugo. Rencontre avec un ultra au grand cœur.

Jérémy, comment vous est venue l’envie de mettre en place une telle opération il y a dix ans ?
On est tombés sur un article dans la presse locale. Il y était question des difficultés rencontrées par le CH de Lens pour faire vivre la période de Noël à ses enfants malades. On s’est dit qu’on devait faire quelque chose. Être ultra, c’est aimer son club, sa ville et sa région. Si, à notre niveau, nous pouvions faire quelque chose pour les enfants malades du bassin minier, alors nous devions le faire.

Quelle a alors été votre idée ?
On s’est dit qu’on pouvait organiser une collecte de jouets au stade Bollaert. Et ça a fonctionné, tout de suite. Les supporters lensois se sont pris au jeu. Le temps, la première année, de trouver la bonne organisation, et ensuite l’opération était sur les rails. Le CH de Lens était à la fois surpris et content de notre initiative. Chaque année, elle prend un peu plus d’ampleur.

Comment vous organisez-vous ?
On s’y prend chaque année dès le mois de septembre. On établit les dates des collectes de jouets au stade en fonction du calendrier du championnat. On met le paquet sur la communication. Puis, en décembre, on entre dans le vif du sujet. On tient des réunions avec le CH et nos partenaires. On a des renforts dans le groupe pour emballer et étiqueter chaque paquet. On les classe par type de jouets, par tranches d’âge et par sexe.

Ce n’est pas le pouvoir d’achat qui fait la générosité

Les temps sont durs, mais les collectes rencontrent toujours le même succès…
C’est ça qui est beau. On sait qu’on est dans une région où les gens ont de grosses difficultés. Et, pour des mesures d’hygiène, on ne peut pas accepter des jouets d’occasion. Pour autant, les supporters lensois font preuve d’une générosité impressionnante. Pour tout vous dire, on récolte plus de dons devant les tribunes populaires, comme la Marek ou la Delacourt, que derrière la Lepagnot. Ça prouve que ce n’est pas le pouvoir d’achat qui fait la générosité.

Avez-vous le soutien du club ?
Franchement, depuis deux ou trois ans, c’est très dur. Alors, on se démerde tout seul. Cette année, j’ai établi moi-même un contact avec un joueur. Et je lui ai demandé de passer le mot dans le vestiaire. Quatre joueurs sont venus spontanément (Valdivia, Delle, Autret et Besle, ndlr). Ils ont mis de l’argent de leur poche et ont offert des cartes cadeaux aux enfants. Les Red Tigers ont lâché 1300 euros pour le papier cadeau, l’habit de père Noël et pour faire venir un sculpteur de ballons. Le club, lui, n’a même pas donné suite pour payer le lâcher de ballons. C’est un café-brasserie de la ville, la Loco, qui a pris le relais.


Comment expliquez-vous cela ?
On sent qu’il n’y a plus personne qui se parle dans ce club. La communication ne passe plus. Il y a 4 ans, Sikora avait complètement adhéré au projet. Il avait annulé un entraînement pour venir avec tous ses joueurs à l’hôpital, pour qu’ils soient sensibilisés à l’opération. Désormais, on n’a même plus l’accord pour aller expliquer notre action aux joueurs à la Gaillette. Bref, on n’attend plus rien du club.


Malgré une image du foot qui se ternit de plus en plus, les footballeurs font-ils encore rêver les gamins ?
Carrément. On voit dans leurs regards qu’ils sont impressionnés. Il y a des sourires, des larmes et de la timidité. On les laisse échanger ensemble. C’est marrant. Les gamins les encouragent à fond : « Il faut gagner samedi, il faut marquer…  » De leur côté, les joueurs s’intéressent vraiment à l’enfant, à sa vie, à ses passions, à sa maladie. Ils parlent également avec les parents. C’est vraiment un après-midi très riche en émotions. Valdivia, c’est la 4e fois qu’il vient et il est toujours aussi ému.

Ils connaissent même les joueurs actuels de Lens ?
(Rires) Oui, vous savez, pour un enfant, un footballeur pro reste un footballeur pro. Ils ne font pas de différences. Joris Delle m’a dit qu’il avait été surpris par la passion que le RC Lens engendre chez les enfants malades qu’il a rencontrés mercredi. Ils avaient préparé leur chambre avec des écharpes et des maillots Sang et Or pour les accueillir.

Carrière, il a fait des pieds et des mains pour qu’un enfant malade puisse venir donner le coup d’envoi d’un match. Et il avait réussi.

Les joueurs ont-ils toujours eu la bonne attitude ?

Vous savez, on se trompe rarement sur les joueurs. Les quatre de cette année, s’ils sont encore là la saison prochaine, on les reprend tout de suite. Des super mecs, humainement au top. Ils ne viennent pas là par intérêt, mais juste pour apporter du bonheur aux enfants et leur faire oublier la maladie pendant quelques heures. Il n’y en a qu’un, une fois, qui m’a gavé. Il n’avait pas la bonne attitude, il pianotait sur son portable. En revanche, il y a dix ans, on a débuté avec Carrière et Gillet. Pfff… Des mecs en or. Ils étaient à fond dans le truc. Carrière, il a fait des pieds et des mains pour qu’un enfant, qu’il avait vu sur son lit d’hôpital, puisse venir donner le coup d’envoi d’un match. Et il avait réussi.

C’est donc ça, le plus beau moment que vous avez vécu ?
Non. C‘était mercredi. J’avais fait un cadeau personnel à un enfant qui, l’an dernier, était dans un état très critique à cause d’une leucémie. On avait beaucoup parlé ensemble. Cette année, je le retrouve. Il est en rémission. Il m’a reconnu. Il ne voulait pas une photo avec les joueurs, mais avec moi.


On sait que les groupes ultras sont des milieux avec beaucoup d’ego. Beaucoup aiment y briller en public, au stade, aux yeux des autres. Mais vous, vous faites cette opération, disons, dans l’ombre…
Oui. C’est peut-être parce que j’ai passé beaucoup de temps à l’hôpital en étant enfant. Je sais ce qu’un enfant malade ressent sur son lit d’hôpital quand le père Noël arrive avec des cadeaux. Quand on voit un gosse, qui vient de subir un lourd traitement, avoir le sourire et oublier sa maladie pendant deux heures... C’est juste du bonheur. Et on a hâte de recommencer. Il n’y aucun autre intérêt pour nous dans cette opération que celui de rendre des enfants heureux et joyeux le temps de quelques heures. On pose même une journée de congés pour ça.

C’est important de le souligner car vous avez déjà essuyé des critiques, comme quoi vous vouliez vous racheter de mauvais comportements…
Oui, j’ai déjà lu et entendu cela, c’est vrai. Et c’est n’importe quoi. Oui, les groupes ultras commettent parfois des erreurs. Mais on ne fait pas une opération comme celle-ci pour les réparer. On n’a rien à réparer. Si on le faisait dans cette optique-là, on ferait des trucs plus médiatiques genre le Téléthon ou Sidaction.

Un dernier mot, Jérémy ?
Oui, j’aimerais vraiment remercier tous les gens sans qui cette opération n’existerait pas. Les supporters lensois, les joueurs, nos partenaires, le CH de Lens et son personnel. Merci à eux, pour les enfants.

Propos recueillis par Youri Hermano
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