1. // Amical
  2. // OM/Montpellier (0-1)

Un match pas si amical

Après un court succès face à Vannes, l'OM se frottait ce soir à Montpellier. L'intensité était là, la violence et la défaite aussi. Pour le jeu, il faudra repasser.

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Marseille (L1) - Montpellier (L1) : 0-1


But : Belhanda (20eme) pour Montpellier




Mi-juillet, stade Francis Turcan, sous le cagnard provençal. Après une reprise en douceur sous la pluie vannetaise, les joueurs de l'Olympique de Marseille sont de retour au pays où ils ont parcouru les quelques kilomètres qui séparent le Vieux Port de Martigues. Dans le bus, Alou Diarra a pris un petit coup de vieux. A peine arrivé sur la Cannebière, il fête ses trente piges, au lendemain de la retraite du frangin Patrick Vieira, son modèle en termes de compas. Toujours lucide, l'ancien bordelais sait ce que le match de ce soir réserve aux phocéens. Oui, au micro de Marc Libbra, on ne parle plus d'opposition, mais de vrai match : « Contre Montpellier, c'est toujours accroché, je m'attends à un match compliqué » . Tellement compliqué que pour débuter, Didier Deschamps aligne ce qui ressemble fortement à une équipe type : un milieu de terrain à trois avec Diarra à la récupération, Cheyrou au relais et Valbuena en dix, derrière un trident composé des frères Ayew et de Loïc Rémy. Une composition qui promettait du jeu. Qui promettait seulement...



Le 15 juillet, c'est aussi la date limite avant un éventuel transfert de Lucho Gonzalez. Malheureusement pour les phocéens, toujours aucune offre depuis celle jugée insuffisante de Malaga. L'Argentin est présent, mais est sur le banc, un signe fort de l'entraîneur marseillais. Ce match, c'est également celui de la reprise du boulot pour les supporters marseillais et l'arbitre, Monsieur Picirillo. Affutés, les fans de l'OM affichent fièrement une banderole «  amical ou pas, on est toujours là » , tout en entonnant les « oh hisse enculé » avec entrain. L'homme en noir lui, foire son premier match de la saison. Dès les premières minutes, la partie lui file entre les mains, et les belles ouvertures d'Alou Diarra à destination de LoÏc Rémy sont les seuls morceaux de football à se mettre sous la dent. Car ce match s'est rapidement transformé entre règlement de compte entre deux équipes qui n'ont pas élevé les cochons ensemble. Un tonneau de Valbuena par-ci, un tacle de Jeunechamp par-là, le match devient violent et l'ouverture du score magistrale de Younes Belhanda sur coup-franc paraît presque anecdotique tant les altercations sont plus nombreuses que les passes réussies. Cette partie de hourra-football atteint des sommets quand, mécontent après un coup d'épaule rugueux d'André Ayew, Jeunechamp tente d'en venir aux mains avec le ghanéen qui ne semble pas contre une petite partie de castagne. La baston, une affaire de famille, puisque dans la foulée, Jordan Ayew, fâché, confisque le doigt de Yanga Mbiwa. Entre deux crochets et un uppercut, Loïc Rémy court comme une gazelle et confirme sa bonne forme. L'arbitre siffle la mi-temps, le temps pour Valbuena d'aller chercher Belhanda avant de rentrer aux vestiaires. Alou Diarra vient calmer tout le monde. Et ouais, avoir trente piges, ça peut servir.



L'agressivité a plombé les plans de Deschamps, qui comptait sur la première mi-temps pour tirer quelques enseignements. Raté, Nkoulou, Lucho, Kaboré, Omrani, Sabo et Abriel profitent de la seconde période pour fouler la pelouse. Côté montpelliérain, on est content de la première mi-temps, tant au niveau du contenu, qui, outre les multiples tacles, était intéressant offensivement, que du score. Comme souvent, la deuxième mi-temps a de belles allures de « garbage time » . Les remplaçants ont la flemme, le rythme baisse, l'agressivité est restée au vestiaire. Lucho, intéressant dans le jeu court et assez affuté marque des points et Omrani, très remuant sur le front de l'attaque fait encore reculer André-Pierre Gignac dans la hiérarchie des attaquants phocéens. Au final, le score reste le même, et l'OM concède sa première défaite de la saison. Le mot de la fin est pour Souleymane Diawara : «  on va surtout retenir la seconde période, il y avait trop d'agressivité dans la première » . Comprendre : rendez-vous le 19 novembre à La Mosson.

Swann Borsellino

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Y a qu'un "n" à Canebière les gars.
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