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  2. // OL/Benfica (2-0)

Un Lyon tout neuf

Trois nouveaux points qui font neuf, une qualification presque en poche, du jeu, des buts, de la réussite, des individualités retrouvées et un public reconquis : Gerland a la banane.

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D'un point de vue strictement comptable, la rencontre de ce soir était l'occasion pour l'OL de pouvoir valider une troisième victoire en autant de matchs et donc de quasi se projeter déjà vers les huitièmes de finale de la compétition. Au-delà surtout, la réception d'un Benfica en net regain de forme depuis quelques semaines allait permettre d'enfin savoir ce que ce Lyon avait dans le ventre.


Petite surprise dans le onze de départ, avec la titularisation de Pjanic en lieu et place de Kallström. Sinon, par rapport au match de dimanche, c'est bien Gonalons qui remplace Toulalan, comme prévu, et Briand qui revient de suspension au détriment de Pied. En face, le latéral gauche Coentrao, un temps incertain, est bien présent aux côtés de la réputée paire défensive brésilienne Luisao/David Luiz.

Bien aidés par les Lisboètes


Le début de match est à l'avantage des hommes de Puel, qui confirment leurs bonnes habitudes en C1. Les intentions sont louables dans la volonté de faire vivre le ballon, de proposer des solutions et de donner du rythme, mais ça ne donne rien dans un premier temps, hormis une frappe non cadrée de Gourcuff (par ailleurs de plus en plus à l'aise dans sa nouvelle équipe et qui se permet de réaliser quelques jolis gestes techniques). La faute aux adversaires, bien sûr, qui quadrillent bien le terrain et évoluent en contre. Saviola est d'ailleurs bien proche de filer dans le dos de Diakhaté, mais il est signalé hors-jeu.


L'ouverture du score arrive en deux temps, avec d'abord une belle frappe de Bastos, démarqué sur son côté gauche, qui heurte le poteau et revient en jeu ; sur l'action qui suit, Gourcuff presse, récupère et décale le même Bastos, qui remise idéalement en retrait pour Briand, lequel ajuste parfaitement sa tête. On joue la 21e et les Lyonnais vont avoir tendance à laisser un peu trop jouer leurs adversaires en fin de période. Heureusement, ces derniers se montrent trop brouillons dans leurs offensives et vont même être réduits à dix peu avant la pause, le chaud bouillant Gaitan recevant un second jaune pour une faute très conne sur Pjanic.

Les attaquants libérés


Les Gones profitent de leur supériorité numérique pour assoir leur emprise sur le match : Lisandro par deux fois et Bastos frappent, sans réussite. Jusqu'à la 51e et cette percée de Briand, plein champ, qui décoche une belle frappe sur le poteau ; l'ancien Rennais suit, récupère et passe à Lisandro, qui s'arrache pour tromper Roberto en deux temps. Dès lors, l'issue du match étant déjà acquise, les joueurs offensifs en profitent pour jouer libérés et multiplier frappes et actions dangereuses, avec notamment une frappe instantanée de Bastos et un coup-franc direct de Gourcuff. En économe, Claude Puel fait d'ailleurs sortir ces deux joueurs, puis Lisandro, tous trois auteurs d'une prestation convaincante. C'est d'ailleurs le cas de l'ensemble du collectif lyonnais, volontaire, attentif, concerné et exemplaire dans l'engagement. Même si les dernières minutes sont plus difficiles à gérer, avec un apport décevant des remplaçants, Lyon parvient enfin à convaincre et devrait faire taire les sceptiques. Oui, malgré un gros passage à vide il y a un mois, il faudra assurément encore compter sur l'OL cette saison.

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oui, il faudra assurément compter sur l'OL, et ça fait bien plaisir. J'ai longtemps dénigré l'OL, un peu gratuitement d'ailleurs, et j'apprécie de plus en plus cette équipe. A côté des prestations nonchalantes de marseille, les matchs de lyon respirent la concentration, la conviction et l'envie de bien faire. Ces joueurs veulent à la fois produire du foot et gagner; quand ça va tourner à plein régime, ça va être détonnant. Et ca fait vraiment plaisir à voir.
Grosse performance collective des Lyonnais, et quand on regarde le potentiel de cette équipe, on se dit que l'équipe d'Arles-Avignon est en train de se faire dessus en ce moment.

Sinon Roberto a sauvé la baraque avec un match énorme. Tout comme Coentrao, qui a semblé bien seul hier côté portugais, surtout offensivement, encore plus quand Aimar et Saviola sont sortis.
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