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Un LOSC sans limites, vraiment ?

Dès la saison terminée, les dirigeants lillois ont affiché leurs objectifs en lançant le projet « LOSC Unlimited » , soit une équation ambitieuse à plusieurs inconnues. Pour quels résultats concrets ? Premiers éléments de réponse à l'heure de la reprise.

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Il est jeune, souriant, il a de la soie dans les pieds, mais le mandarin rugueux : dans les couloirs de Luchin ce jeudi 18 mai, Miguel Ângelo da Silva Rocha, aka Xeka, symbolise à lui seul l'ambitieux projet lillois. Devant la caméra du club, le milieu tente de placer quelques mots à destination de la Chine et de son immense marché. Quatre mois plus tôt, il ne chiffrait qu'une grosse dizaine de matchs au plus haut niveau avec Braga, à 22 ans. Trois semaines plus tard, le club portugais annoncera avoir signé pour récupérer les cinq millions d'euros de son option d'achat – un montant important pour le LOSC, qui place Xeka dans le top 10 des plus gros transferts du club, quelque part entre Rio Mavuba et Robert Vittek. Soit la sainte trinité du Lille nouveau incarné dans le corps d'un seul homme : investissement conséquent au regard du CV, potentiel à développer, charme tourné vers l'est. Dans la séquence, Xeka fait remarquer que la prononciation d'un sinogramme sonne comme « foie gras » . Prémonition heureuse ? Peut-être. À moins que tout ça ne se termine en eau de boudin.

Du bourgeois gentilhomme au golden boy


La veille, Marc Ingla avait dévoilé avec fierté la nouvelle baseline du club : « LOSC Unlimited, c'est notre nouveau cri de guerre ! » Un LOSC sans limites vu par le DG qui, à l'instar de ce qu'il a fait avec un Barça moribond en 2003, compte secouer le club sur tous les fronts pour lui faire passer un palier. Dans son speech reviennent les termes de « best practices » , « assets sportifs » , « internationalisation » , « cercle vertueux » , « axes de croissance » ... En somme, le LOSC doit être « comme une start-up du foot, avec des projets transversaux et pluridisciplinaires » . De l'eSport à l'exploitation du stade, en passant par l'équipe féminine et des partenariats asiatiques ou américains, rien n'est mis de côté pour faire d'un bourgeois de province un golden boy mondialisé.


Pour opérer la transformation, on retrouve une véritable dream team à la tête du club : Ingla, Marcelo Bielsa, Luis Campos et même Charles Biétry, dernière recrue dans un rôle vaporeux de « chargé de mission » – vraisemblablement pour intervenir dans le paysage médiatique. En bref, des hommes qui savent y faire dans leurs domaines respectifs. Campos va chercher les profils demandés par Bielsa, ce dernier fait jouer et progresser les gamins, Biétry en parle, et charge à Ingla de faire fructifier la money. Avec, dans l'ombre, Gérard Lopez. Le mec le plus discret du club des cinq, et pourtant le plus indispensable. Parce qu'il est le patron. Parce qu'il tient les cordons. Et parce que de son propre aveu, l'une des principales raisons de sa réussite dans les affaires réside dans le fait qu'il a toujours su bien s'entourer.

Lopez, du pèse


Sur le papier, le coup de Lopez ressemble à un coup de maître. Réunir autant de noms autour d'un club loin d'avoir l'aura de certains concurrents, c'est fort. Le faire sans jamais vraiment montrer ses liasses, encore plus. Seydoux avait prévenu, lors de la passation de pouvoir : désormais « les supporters devront dire Lopez du pèse » . Et si Gérard semble peser plus que Michel (Xeka, Luiz Araujo annoncé à plus de dix millions, soit le record du club, Pepe en approche autour de huit...), les incertitudes sur les origines des fonds demeurent. Fin janvier, le clan Lopez avait demandé un report de son audition devant la DNCG le temps de constituer une holding française, notamment à la suite des révélations de Mediapart faisant état d'une chaîne de propriété menant au paradis fiscal des îles Vierges britanniques. En février, il avait été obligé de monter au créneau pour démentir une info de L'Équipe selon laquelle le club avait été acheté grâce à un emprunt qui serait remboursé par les transferts. Gérard Lopez avait alors affirmé être dans la capacité d'investir 80 millions sur 18 mois.


Sauf que la semaine dernière, les instances sont revenues instiller le doute. Deux fois. D'abord avec la DNCG, qui a mis « en sursis à statuer » le cas du LOSC. Puis le lendemain quand Didier Quillot, le DG de la Ligue, a renvoyé le club dans les cordes en défendant la DNCG qui « a demandé de fournir un certain nombre de garanties (...) qui ne sont pas des détails administratifs comme le club l'a dit. Ce sont des engagements écrits qui permettent de garantir l'équilibre économique du club, et tant que ces documents ne seront pas fournis, les contrats du LOSC ne seront pas homologués à la Ligue. »

À ce stade, rien ne semble vraiment de nature à bloquer le business plan « unlimited » du LOSC. En janvier, la DNCG avait finalement validé « le projet économique et financier » après avoir demandé aux repreneurs d'apporter les garanties nécessaires pour assumer financièrement deux années déficitaires. Ce qui laisse deux options : soit les nouveaux arrivants versent dans la phobie administrative, soit leur dossier est aussi difficile à établir que celui d'un chômeur célibataire orphelin à la recherche d'un appartement parisien. Surtout, ces contretemps rappellent une vérité souvent oubliée : de la théorie à la pratique, il y a un pas de géant parfois casse-gueule. Surtout lorsque s'y ajoute la fameuse et glorieuse incertitude du sport.

La révolution Bielsa a déjà commencé


Bruno Cheyrou a pu connaître les frictions émanant d'un changement de propriétaire. Premier transfert (sortant) de l'ère Seydoux en 2002, il rappelle que, d'un point de vue administratif, «  une réorganisation est lourde, elle a de nombreuses conséquences » . Reste que « le LOSC avait besoin d'un nouvel élan, qu'une équipe ramène du sang frais, de nouvelles idées, et aussi un peu d'argent. Et c'est ce qui semble être le cas, c'est plutôt encourageant. » Du moins sur le papier : « L'arrivée de Bielsa, c'est très bien. Après, faut voir ce qu'il y a dans les détails. La dernière intersaison avec six ou sept joueurs arrivés, c'était un peu confus. Là, pour le moment, il n'y a pas eu encore de signatures. Certainement que ça va s'activer un peu, car il faut qu'il y ait de la concrétisation dans les belles paroles du projet. »



Le consultant de beIN Sports, recruté par un certain Charles Biétry, alors vice-président de la chaîne, l'affirme : « Avec la DNCG, parfois il suffit de pas grand-chose pour qu'elle vous demande de repasser. » Mais il note aussi que « c'est un petit bémol dans un projet annoncé grandiose. Si le projet est grand, les garanties devraient être faciles à apporter » . À titre de comparaison, Frank McCourt n'a pas connu autant de difficultés lors du contrôle de ses papiers par le gendarme financier du football français.

Et si le plan ne fonctionnait pas comme prévu ? Et si le LOSC ne parvenait pas à s'introduire dans le top 3 du championnat dans les deux ans, ni à braquer un trophée « le plus rapidement possible » , selon l'ambition formulée ? Pour Cheyrou, rien de dramatique à l'horizon, à une condition : « Je ne vois pas le club s'effondrer... mais il lui faut une belle équipe. » Pour l'instant, Lille s'est entiché d'un chef de gang charismatique en la personne de Bielsa. Mais aussi d'un facteur à l'instabilité reconnue au sein d'une équation à multiples inconnues. En attendant, aujourd'hui, les joueurs vont retrouver un Luchin transformé sous l'impulsion de Bielsa, avec cantine et salle de repos pour ne pas avoir à rentrer chez eux entre deux séances quotidiennes. Ils vont aussi y passer tout l'été plutôt que de partir en stage. Là, selon la volonté du technicien argentin, ils auront le loisir de griffonner des commentaires sous les quelque 250 citations peintes sur les murs du centre d'entraînement. Et ça, ça peut être déjà historique.



Par Eric Carpentier
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