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  2. // Tenerife/Real Madrid

Un Kaka nerveux

Ce soir le Real part en week-end aux Canaries. Même si on fait semblant d'avoir peur de Tenerife, à Madrid, les socios ont la tête ailleurs. Ce qui préoccupe le chaland depuis plusieurs jours, c'est l'adaptation du premier Galactique de l'ère Perez 2.0 : Kaka. Le Brésilien enchaîne les apparitions merdiques depuis sept mois. Après la défaite à Lyon et malgré un doublé contre Xerez la semaine dernière, Kaka n'est pas à hauteur des 67 millions mis sur la table par Florentino. La faute à qui ?

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« Je n'y suis pour rien » supplie Kaka, sortant de l'entraînement et sommé de s'expliquer. Les centaines de millions investis à l'intersaison tardent à s'amortir. Certes les revenus du club restent monstrueux en 2009 (407 millions d'euros) mais ici, c'est Madrid et ce qui compte c'est 1. Faire mieux que le Barça, 2. Tout gagner et 3. Bien jouer. Or, jusqu'à présent, aucun de ces commandements n'a été respecté. Malaise et angoisse sur Madrid.

Il faut dire que des transferts millionaires de l'intersaison, seul CR9 est à la hauteur des attentes. Les autres se font attendre : Benz sert de Sparring-Partner à Higuain et c'est le frère du Kaka de Milan qui joue avec le numéro 8 au Real. Jusque-là, douter publiquement des performances du moine brésilien, c'était un péché dans la paroisse blanche. Ses convictions, sa femme et son élégance avaient fait du Brésilien le successeur officiel de Zidane. Pourtant son niveau de jeu est toujours celui de la pré-saison et la meilleure période du Real cette année correspond à l'absence du joueur auriverde. Van der Vaart a fait des miracles pendant son intérim (pubalgie, 3 semaines d'arrêt) et maintenant parler de Kaka, ce n'est même plus sale.

C'est le match à Lyon qui a tout changé. La Ligue des Champions étant le seul vrai objectif blanc cette saison, les Merengues n'ont pas pardonné les 13 ballons perdus par le milieu brésilien. Ils ne pardonnent pas non plus les successions de dribbles manqués et les errements tactiques. Avec Mahamadou Diarra, il est désigné comme le responsable de la défaite à Gerland. Le sauveur annoncé au Real depuis trois ans, l'ex-futur chef de l'orchestre madrilène, peine à s'adapter. Alors on se rappelle. Zidane avait mis trois mois. Ronaldo, Robinho et Robben avait mis six mois. Kaka est au club depuis sept mois. Son crédit épuisé, il doit maintenant répondre de ses actes.

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Kaka or not Kaka ?

Pourtant c'est vrai que tout n'est pas de sa faute. C'est peut-être aussi un peu celle de Pellegrini. Kaka n'a toujours pas trouvé sa place naturelle. Franco Baresi a son avis sur la question: « Kaka c'est un attaquant, pas un ailier. Sa meilleure position, c'est juste derrière l'attaquant de pointe. Plus il est proche du but adverse, plus il joue juste » . Sauf qu'au Real, l'électron libre autour d'Higuain, c'est CR9 (et demi). Du coup, Kaka est plus éloigné et s'emmêle les cannes dans l'axe, parfois même sur les côtés. Au début de saison, Pellegrini l'avait placé sur le côté droit. Mais son 4-2-2-2 est passé rapidement à un 4-1-2-1-2 en losange avec un CR9 en libertin autour d'Higuain. En haut du losange, Kaka joue trop perso ? C'est la faute au système, comme toujours.

Selon Sacchi, « au Milan, Kaka n'a jamais aimé joué 9 et demi. C'est un joueur généreux et très mobile mais pas toujours dans le bon sens. Il est brésilien et ne vient pas d'une culture qui prime la connexion avec ses partenaires » . Certes, mais alors on le met où le magicien ? Pellegrini défend sa boutique : « Il a toujours très bien joué. Pour moi, il joue à un très haut niveau » . Circulez.

Le cas Kaka

Donc on sent bien que personne n'est d'accord. Même lors de la dernière fessée infligée à Villarreal au Bernabeu (6-2), il semble absent. Il marque sur penalty en première mi-temps, mais la star, c'est CR9. Quand il frappe pour la cinquième fois au-dessus, on entend quelques sifflets apocryphes dans les rangées du Bernabeu. Pellegrini ne le sort pas pour lui épargner une humiliation : soigner ses stars en période de vaches maigres, CQFD. Finalement Ronaldo lui offre un but sur un plateau. Kaka lève les doigts vers le ciel mais son visage est grave. Deux minutes plus tard, Pellegrini le remplace mais l'honneur est sauf. Au sein du club, on reconnaît que le joueur n'est pas au mieux, qu'il est déçu de son rendement. Du coup, il bosse et Sacchi remet le couvert : « Le problème de Kaka, c'est qu'il aime trop son travail. C'est ça qui génère une pression excessive chez lui. Il souffre d'un blocage qui lui empêche d'exprimer toutes ses qualités » . Ce soir, c'est Tenerife. Bonne occasion pour Kaka de se détendre (et de péter un coup).

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Pas besoin d'être un grand analyste footballistique pour voir que Madrid a fait le recrutement le moins intelligent de l'histoire, après le transfert de Pouget à l'OM.

Kaka, et même le Benzi, sont des mecs qui prennent le ballon pour l'accelerer direction le but. Vu qu'on file cette fonction au très CHER Cricri, faut pas s'étonner que les deux autres galactiques deviennent Galakique...
Kaka est pas milieu, Seedorf et Pirlo faisait le boulot qu'on lui demande aujourd'hui. Benzi c'est pareil c'est un attaquant, pas un buteur/chasseur pur, ce qu'Higuain est lui.

En gros ils ont acheté trois joueurs qui se marchent sur les pieds... on laisse le bon rôle au plus couteux, et on dit aux autres d'aller jouer ailleurs...


On peut faire un bordel aussi sur Eto qui sert à rien à l'Inter, et Zlatan qui est incompatible à Barca...
Boarf, je suis de ceux qui pensent que les joueurs doivent s'adapter à l'équipe dans laquelle ils jouent, et non l'inverse. Par ailleurs, Kaka et Benzema ne sont pas des attaquants ou des 9.5, mais des footballeurs : leur métier leur impose de savoir jouer à plusieurs postes pour se rendre utiles a l'équipe.

Si le joueur ne répond pas à ces deux exigences, c'est peut-être qu'il n'est pas un bon joueur de football, mais juste un bon attaquant, juste un bon 9 ou juste un bon 9.5.

Et puis Zlatan marche plutôt bien au Barça, idem à l'Inter pour Eto'o qui, même s'il ne marque pas des masses, fait son travail suffisamment bien pour que Mourinho ne mette pas Ballotelli à la place. (bon ok, c'est peut-être pas très difficile)
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