1. // Coupe d'Asie des Nations

Un Japon à l'italienne

Dans la foulée d'un honnête parcours en Afsud, le Japon ambitionne de remporter le sacre continental, misant sur un collectif retrouvé, une maturité nouvelle et l'expérience d'un technicien transalpin de renom.

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Bon, d'accord, le huitième de finale perdu par le Japon face au Paraguay le 29 juin dernier (0-0, 5-3 tab) était peut-être le pire match du Mondial sud-africain, ce qui n'est pas peu dire. Mais les cent-vingt minutes d'ennui proposées ce jour-là par les Samouraïs Bleus sur le gazon de Pretoria ne doivent pas faire oublier leurs exploits précédents dans la très dense poule E. S'en extirper en battant le Cameroun et le Danemark a constitué une grande surprise, y compris au pays où personne n'avait misé un yen sur cette sélection jusqu'alors décriée pour son absence de potentiel offensif, son manque de fighting-spirit et qui avait conclu sa préparation sur un vilain bilan de quatre défaites en autant de rencontres. Au-delà de ses individualités (Morimoto, Honda, Matsui, Nakamura...), c'est le collectif qui s'est révélé, grâce à la tactique du sélectionneur Okada en 4141, avec Honda replacé seul en pointe pour privilégier le repli défensif et les contre-attaques rapides. C'est frileux, certes, mais ce fut payant et ça permit au Japon de retrouver une équipe soudée et unie derrière des valeurs ancestrales : volonté, discipline, pour le meilleur bilan de la sélection en Coupe du Monde (à égalité avec 2002 à domicile).

Le contrat de Takeshi Okada ne fut néanmoins pas renouvelé cet été. En cause : son approche un poil trop défensive tout de même, ainsi que son côté insaisissable. Pour réaliser le mix entre pragmatisme tactique et jeu séduisant, c'est Alberto Zaccheroni qui fut finalement appelé à lui succéder. Le technicien italien, meilleur entraîneur de Serie A en 98 avec l'Udinese puis en 99 avec le Milan AC (Scudetto), est adepte d'un original et osé schéma en 343. Ses dernières expériences –Torino, Juve– ont été des échecs, mais il possède une incontestable expérience, une aura mondiale et a l'avantage d'être italien, le passeport du moment, en sélection comme en club (Capello, Trapattoni, Mancini, Ancelotti, Spaletti...).

L'Argentine, première grosse victime

A son arrivée officielle à la tête des Samouraïs en septembre, il a de surcroît pu bénéficier du bon travail effectué par l'intérimaire Hiromi Hara, qui a su tout de suite compenser la perte de quelques historiques trentenaires (Kawaguchi, Nakamura, Inamoto, Tamada...) par l'émergence d'une nouvelle génération, qui s'est immédiatement affirmée. On peut citer la nouvelle dimension prise par Atsuto Uchida en défense depuis son transfert à Shalke 04, la révélation Hajime Hosogaï en milieu de terrain, sans oublier bien sûr la surprise Shinji Kagawa, auteur d'une demi-saison flamboyante avec Dortmund pour sa première expérience en Europe.
Ainsi réarmée et forte d'un état d'esprit retrouvé, la sélection s'est immédiatement vengée du Paraguay le 4 septembre (1-0), puis a disposé du Guatemala trois jours plus tard, avant de faire sensation le 8 octobre pour la première rencontre avec Zaccheroni sur le banc.

Arrivée confiante à Saitama, la grosse équipe argentine emmenée par Lionel Messi s'est heurtée à un mur local, compact et solidaire. C'est ainsi que le Japon s'est imposé (1-0) pour la première fois de son histoire face à une grande nation du football au complet. De quoi avancer avec des certitudes pour le nouveau sélectionneur, qui avait fait preuve de modestie à son arrivée en visant le top 3 en Coupe d'Asie, ce mois de janvier au Qatar. C'est bien la victoire que les supporters attendent, avant la première participation à une Copa America cet été (le Japon y est invité). Privé de cadres absents pour cause de blessure (la charnière défensive Tulio–Nakazawa, l'attaquant de Catane Morimoto), il a constitué une liste mixte, avec quelques locaux habitués (Konno, Endo, Okazaki...), les valeurs sûres “européennes” (Nagatomo, Hasebe, Matsui, Honda) et les nouveaux hommes forts. Début des hostilités le 9 janvier face à la Jordanie. Finale éventuelle le 29 janvier.

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Le Japon a participe a la Copa America 1999, ce sera donc sa 2eme participation.
merci Pimousse, c'est bien ce qu'il me semblait.

je me souviens du fond d'écran de FM du bridé peroxydé courant balle aux pieds avec deux argentins aux cheveux longs et gras à ses trousses.

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Vilain Willem
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