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Un homme, un stade : Auguste Delaune

Souvent, derrière le nom d’un stade, se trouve celui d’un homme. Une figure éminente de la ville, du club ou, plus simplement, du sport en France. À Reims, les joueurs tapent le cuir sous l'ombre tutélaire d'Auguste Delaune, sportif ouvrier, communiste, résistant, mort pour la France.

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27 juillet 1943, la police française organise un guet-apens au Mans pour piéger des dirigeants de la résistance communiste. Un certain Paul Boniface tombe dans leur filet. Quinze jours plus tard, il succombe à ses tortures sans avoir livré un seul nom, pas même le sien. Il s'agit en effet d'Auguste Delaune, ancien dirigeant de la Fédération sportive et gymnique du travail, le mouvement sportif ouvrier. Sous l'occupation, il est devenu l'un des responsables des JC clandestines, après avoir organisé Sport-Libre, le seul réseau résistant au sein d'un sport tricolore qui menait le combat contre le nazisme et ses fidèles serviteurs de l'État français.


À la Libération, la République veut graver dans le dur de ses bâtiments la mémoire de ces patriotes qui ont sauvé l'honneur de la nation. Et quoi de mieux que ces splendides cathédrales laïques que représentent les stades ? À Reims, qui se donne provisoirement un maire « faucille et marteau » en 1945, le choix se porte naturellement vers Auguste Delaune. Un nom qui va accompagner, quelques années plus tard, la grande épopée de Fontaine et Kopa.

Le front populaire sportif


La vie d'Auguste Delaune peut s'écrire, avec sa lumière et sa part d'ombre. Il fut donc secrétaire général de la FSGT, Fédération sportive née le 24 décembre 1934. Le sport ouvrier sert de test grandeur nature pour évaluer la solidité de la stratégie du Front populaire, rendu possible après le retournement «  antifasciste » du Komintern. De fait, Auguste Delaune assure la véritable présidence effective de la nouvelle structure qui dépasse vite les 100 000 licenciés. Sous sa férule, l'organisation unitaire s'engage non plus dans le sport « classe contre classe » pour forger les soldats de la « révolution prolétarienne » , mais dans le long travail de démocratisation des pratiques, du ski au foot corpo.


Il sera ainsi à Barcelone avec l'imposante délégation française qui vient participer aux Olimpiada Popular, antithèse de ceux de la honte qui se déroulent à Berlin au même moment avec la bénédiction du CIO et d'Hitler. Il s'occupera de l'évacuation quand le coup de force de Franco en empêchera la tenue. Cet ancien athlète (il finit 15e dans un cross chapeauté par L'Humanité en 1929, ndlr) donne alors un visage à cette conviction qu'il était possible de vaincre le fascisme en lui opposant une culture politique de la joie de vivre. Il incarnera, dans la mémoire collective, cette facette du Front populaire aux cotés de Léo Lagrange, sous-secrétaire SFIO en charge de ces questions dans le gouvernement Blum, qui le nommera d'ailleurs au Conseil supérieur des sports.

Delaune le rouge


Toutefois, Auguste Delaune a eu une vie avant. Déjà fils de militants PCF, il se syndique dès qu'il entre en apprentissage comme soudeur dans la région havraise. En 1923, il rejoint son premier club sportif ouvrier et l'année suivante, il adhère aux Jeunesses communistes. L'époque n'est pas tendre. Les communistes s'enferment dans une ligne de plus en plus sectaire. Les militants en paient souvent le prix fort. Auguste Delaune, qui avait trouvé un poste dans la Compagnie des wagons-lits, en sera renvoyé «  en raison de ses activités extrémistes » , car, selon la police, il « se livrait en effet à une intense propagande parmi le personnel de la compagnie, ainsi qu’auprès de la jeunesse dionysienne en vue de recruter des adhérents au club sportif de cette localité dont il était membre  » .

Voyage à Moscou


Néanmoins, si son dévouement à la cause s'avère sans faille, il se retrouvera parfois piégé par les fluctuations de la ligne idéologique et les retournements des rapports de forces entre « factions » . Après des purges à la tête des JC au début des années 30, il se recentre sur le travail sportif, moins risqué. Il monte vite en garde par son volontarisme et son sens de l'organisation. En 1931, il entre d'ailleurs au comité exécutif de l’Internationale rouge des sports, basé en Russie soviétique.
À l'occasion des nombreux déplacements en province, il rencontre sa première épouse, Lise Ricol, dont la famille accueillait sur Lyon les camarades en mission. En 1934, ils partent tous les deux à Moscou découvrir le « paradis socialiste  » . Auguste Delaune en tirera un livre, Le sport en URSS, publié en 1938. Il rentre en France suivre les démarches pour constituer la FSGT.


Renvoyé de la direction de la FSGT à la suite du pacte germano-soviétique, Delaune est mobilisé en 1939, et recevra la médaille militaire et la croix de guerre pour son courage durant les brefs combats de mai-juin 1940. Arrêté le 6 décembre 1940, il est interné au camp d’Aincourt (Seine-et-Oise), à la centrale de Poissy, puis enfin à Châteaubriant, d’où il s’évadera le 21 novembre 1941. Soit deux ans avant sa tragique fin.

Comment aurait pu s’appeler le stade Auguste-Delaune


  • La Kopa Arena, parce que lui seul le mérite à sa place.


  • Tola Vologe, juste pour ennuyer l'OL.

  • Le stade Michel-Hidalgo, mais rien ne presse.

  • Le stade Robert-Pirès, n'attendons pas trop au contraire.

  • Le stade Raoul-Villain, assassin de Jean Jaurès, né à Reims, tué pendant la guerre d'Espagne, la contre-idée des collabos et de leurs descendants.



    Par Nicolas Kssis-Martov
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