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Un grand gardien ? Mais pour quoi faire ?

Paraît-il que pour gagner des grands titres, il faut un grand gardien. Foutaises ! Le Real et le PSG, comme plein d'autres équipes avant eux, prouvent qu'on peut faire partie des favoris de la plus grosse compétition du monde sans avoir un des cinq meilleurs portiers du monde. Et c'est tant mieux.

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C'est censé être une de ces vérités absolues du football. Une sentence qu'on peut balancer sans risquer d'être contredit, en y mettant toute l'assurance dont on est capable. « Il n'y a pas de grande équipe sans grand gardien de but. » Et vlan ! Un petit coup sur la table histoire de bien marteler le message avec la tranche de la main, et emballez, c'est pesé. Qui osera contre-argumenter ? D'Oliver Kahn – « Il faut absolument un grand gardien pour gagner des titres de nos jours » – à Luis Fernandez – « Aucune équipe ne gagne une grande compétition sans un grand gardien » –, même les grands de ce monde diffusent la bonne parole. Difficile de résister à la tentation d'être du bon côté de l'histoire. Sauf que lancer des grandes phrases définitives en laissant peu de place au débat n'a jamais aidé l'humanité à avancer. Surtout quand la phrase en question est fondée sur des notions subjectives du genre « grande équipe » et « grand gardien » . Qui dit subjectivité, dit porte ouverte à toutes les interprétations. Compliqué d'apporter la définition ultime du mot « grand » , et ceux qui veulent blablater et débattre de ce qu'est la grandeur n'ont qu'à méditer des citations du général de Gaulle, grand obsédé de la question. Cependant, on peut affirmer, sans prendre trop de risques, qu'une équipe qui remporte huit trophées en deux saisons, dont deux Ligues des champions d'affilée, est une grande équipe.

Sur un fil


Quid du PSG ? Le club de la capitale a beau gonfler le torse, rouler des mécaniques et envoyer des coups de menton, il ne fait pas encore partie des plus gros coqs de la basse-cour. Pas assez titré, trop nouveau riche, pas assez ceci, trop cela, les arguments sont légitimes et connus comme le loup blanc. Le PSG est un gros poisson, pas encore une grande équipe. Peut-être le deviendra-t-il cette année s'il a la bonne idée d'aller au bout en Ligue des champions ? Qui sait... Mais là où Parisiens et Madrilènes se retrouvent, c'est sur leur capacité à empiler des bibelots dans la salle des trophées chaque saison sans avoir un cador dans les cages. L'année dernière, au même stade de la compétition, la C1 nous avait offert un Bayern-Arsenal et un Juve-FC Porto. Neuer vs Čech, et Buffon vs Casillas. Costaud, mais à la fin du bal, c'est le Real qui est reparti avec le trophée sous le bras pour la deuxième année de suite. Car, oui, on peut être une grande, et même une immense équipe sans avoir ni un grand ni un immense gardien. Keylor Navas est un vrai bon portier, un type fiable et compétent, mais pas l'assurance tous risques que cherchent les patrons du Real. Depuis cette soirée folle d'août 2015 où il a été bringuebalé dans des salons d'aéroport à attendre que Manchester envoie à l'heure le fax validant l'échange avec De Gea, le Costaricien sait qu'il est sur un fil et on dit que Pérez est déjà en train de jouer à plouf-plouf pour choisir qui de Courtois, De Gea ou Arrizabalaga, viendra lui serrer la pogne au Bernabéu cet été.

Kahn contre Talleyrand


Le Real veut redevenir une grande équipe qui a un grand gardien, soit. La cuisine tournait pourtant très bien avec Navas aux fourneaux, et ce pauvre garçon est loin d'être le premier responsable des petits tracas de la Maison-Blanche cette saison. Comme le Barça de Valdés, le Milan de Dida et tant d'autres avant eux, les gars du Real ont donné tort à l'adage préféré d'Oliver Kahn. Un Oliver Kahn qui, un soir de 2002, a perdu une finale de Coupe du monde face à un incroyable Brésil dont les cages étaient protégées par le discret Marcos. L'Allemand a marqué l'histoire de son poste à tout jamais, pas le Brésilien. Le Brésilien a une belle médaille d'or encadrée dans son salon, pas l'Allemand. De quoi rassurer le PSG, qui peut ressortir des cartons le bon mot de cette crapule de Talleyrand : « Quand je me regarde, je me désole. Quand je me compare, je me console. » Même sans avoir la crème de la crème comme dernier rempart, tout est possible. Areola, grand dadais parfois balbutiant, mais finalement pas si nul que ça, fait très bien l'affaire quand il est dans un bon jour. Et puis, dans le fond, une grande équipe sans grand gardien vaut mieux qu'un grand gardien sans grande équipe, comme Samir Handanovič et David de Gea qui tiennent l'Inter et Manchester United à bout de gants chaque week-end. Une fidélité et un sens du devoir qui montrent, au moins, qu'en plus de faire partie des cinq meilleurs goals de la planète, ils sont des coéquipiers en or massif. Et si la vraie grandeur était celle de l'âme ?



Par Alexandre Doskov
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