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Un grand ciel bleu

Un peu moins de trois mois après la défaite en Suède, les Bleus ont saccagé les Pays-Bas. Oubliée cette grosse tache dans la course à la qualification au Mondial, la France vient de retrouver le goût du champagne en offrant l'un de ses matchs les plus excitants depuis bien longtemps. Et comme les planètes étaient alignées ce soir, la Bulgarie a même fait trébucher les Suédois.

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Pas besoin de pousser jusqu'au lever du soleil pour réussir une fête. Au diable les têtes cramées, les noceurs furieux, les cinglés qui jurent qu'une bonne soirée est une soirée dont on ne se souvient pas. Parfois, 90 minutes suffisent pour s'éclater un grand coup. Et encore, ce soir les Bleus n'ont vraiment sorti les cotillons et les chapeaux colorés qu'une mi-temps, la deuxième, en faisant basculer le match dans une douce folie. Et comme une force supérieure voulait que la soirée bleue soit la plus belle possible, elle a même confisqué aux Pays-Bas sa capacité à jouer au football, filé un shot de sévérité à l'arbitre sur le deuxième carton jaune de Strootman, et laissé les Bulgares balayer la Suède dans ce traquenard qu'est le stade Vasil Levski de Sofia. Les larmes de joie ont pourtant été précédées de gouttes de sueur d'appréhension. Pendant les vingt heures et quarante-cinq minutes qui ont précédé le coup d'envoi ce jeudi 31 août, le peuple de France avait du mal à fanfaronner. Car un match contre les Pays-Bas, surtout lorsque ces derniers sont dans la position de la bête blessée obligée de tuer pour assurer sa survie, ça sent le bourbier à des kilomètres. Face à ces Oranje hybrides, compliqués à juger, composés de vieux briscards dont on se méfie toujours et de jeunes dont on ne sait pas vraiment à quel point ils sont doués, le coq s'est bien gardé de bomber le torse. Même en rentrant au vestiaire avec un 1-0 et une solide domination dans la poche, impossible de trouver la sérénité et d'affirmer avec le poing serré victorieusement : « On les tient. »

Les notes des Pays-Bas

Deschamps a reçu la télé de Conte


Il a donc fallu attendre un peu plus avant de se lever de sa chaise bras en l'air. Quelques coups de génie de Lemar, quelques coups d'épaule de Kanté, quelques ballons délicieux de Pogba. Et puis ces vingt dernières minutes au cours desquelles le match a furieusement changé de dimension. Une ivresse dont le flacon, le stade de France, a vrombi et chanté sans discontinuer tandis que les gars de Deschamps assommaient leurs victimes du jour. Lemar, qui s'est levé monégasque ce matin, mais qui peut encore se coucher avec une nouvelle ligne sur son CV ce soir, a livré un match qui donne envie d'utiliser énormément de superlatifs. Mbappé, qui vient de prendre rendez-vous avec les agences immobilières parisiennes, a démarré sa collection de buts en bleu. Kanté, qui faisait dire à Antonio Conte « Donnez-moi l'adresse de Didier Deschamps que je lui offre une télé » avant l'été quand il squattait le banc de l'équipe de France, a sans doute poussé Matuidi à télécharger des applis marrantes pour pouvoir passer le temps sur la touche. Mieux, l'espace d'une fin de match débridée et sans complexe, le bataillon de Deschamps a dégagé une certaine fièvre alors qu'on pensait l'homme sans lèvres incapable d’insuffler cet élément à son équipe. Comme quoi, tout arrive. Et si c'est au moment où les Bleus tambourinent violemment aux portes de la Coupe du monde, c'est tant mieux. Les Pays-Bas, sur le papier l'adversaire le plus coriace des Bleus dans le groupe A, sont désormais de l'histoire ancienne, et la France peut se tourner vers trois derniers matchs plus faciles en apparence. Espérons que les Bleus organiseront d'autres sauteries d'ici au 10 octobre, fin des éliminatoires. Même si elles se terminent à 23 heures.




Par Alexandre Doskov, au Stade de France
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