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Un Diego sur-dimensionné ?

Tout Maradona qu'il est, Diego n'échappe pas à la règle : comme tout sélectionneur battu à plates coutures, il doit rendre des comptes.

On reste toujours sur ses dernières impressions. Lors de ce qui restera comme son ultime match dans cette Coupe du Monde, l'Argentine s'est fait torcher. Purement et simplement. Dans le détail, ça donne une défense à la rue, une attaque stérile et un milieu qui se résume au seul Mascherano. Short, n'est-ce pas ?

En défense, Diego n'avait pas forcément les meilleurs joueurs du monde à sa disposition. Une charnière composée de Burdisso et Demichelis ne constituera jamais une assurance tout risque. Surtout quand le latéral droit s'appelle Jonas Gutierrez ou Nicolas Otamendi. C'est d'autant plus rageant quand un certain Javier Zanetti a passé le Mondial à siroter du maté devant son écran plasma -à moins qu'il en ait profité pour lire l'intégrale de Lovecraft, sait-on jamais.

Au milieu, l'excellent Javier Mascherano manquait cruellement de soutien, pour dire le moins. Dans le 442 diamant, schéma utilisé par Don Diego, les deux milieux latéraux doivent soutenir l'axial, à moins de voir la défense surexposée aussi rapidement qu'un Allemand au soleil. Angel Di Maria et Maxi Rodriguez ont fait ce qu'ils ont pu, pour rester courtois. On va dire qu'il ne s'agit pas de leur qualité première et encore moins de leur poste de formation. Ce qui est quand même problématique. Surtout quand il s'agit typiquement du registre des joueurs snobés là encore par Maradona avant le tournoi. Mais Cambiasso, Gago et Lucho ont tapé le carton à la fraîche avec Zanetti, et Esteban est d'ailleurs, sans doute, un très bon joueur de belote, à la tactique redoutable.

En attaque, le trident Messi/Tevez/Higuain s'était vu accorder une liberté certaine, c'est entendu, mais il parait douteux que le fait de ne pas défendre, ne serait-ce qu'un tant soit peu, ait pu également faire partie du cahier des charges. M'enfin bon... D'ailleurs Tevez est souvent redescendu exprimer sa joie de vivre au milieu de ses défenseurs. Reste que, globalement, le trio était avant tout chargé de marquer, et d'insister là où ça fait mal, dans l'axe. Dès lors, à la perte de balle, les latéraux adverses étaient libres de tout mouvement. Lahm surtout. Ce dernier a pour ainsi dire joué ailier droit, Müller pouvant alors se recentrer et vous connaissez la suite : quatre buts à rien dans la musette. Tout Maradona qu'il est, Diego a vu son organisation partir en couille.


Sélection discutable, composition douteuse, organisation déficiente, construction minimaliste, on peut reprocher beaucoup de choses à Diego Maradona. Il a fait ses choix et ils n'ont pas payé. On peut penser qu'avec une autre méthode, l'Argentine aurait remporté cette Coupe du Monde. On peut aussi penser qu'avec Mourinho, Guardiola, Gilbert Gress ou n'importe quel autre maître tacticien, l'Argentine n'aurait pas remporté cette Coupe du Monde. C'est ce qu'il y a de bien avec l'Histoire : on peut toujours rêver de la refaire, on ne la refera jamais. En 2010, le sélectionneur de l'Argentine s'appelait Diego Maradona, et il a perdu avec ses choix, ses méthodes et ses idées. Avec sa façon de donner le minimum de consignes à Messi, sa décision de prendre Garcé suite à un rêve où il le voyait faire un tour d'honneur la Coupe en main, avec sa gouaille, ses mimiques, ses bisous et ses bonnes blagues. Avec sa bite et son couteau. Avec son cœur, en fait. Et c'est très bien comme ça. Parce qu'à la fin de cette Coupe du Monde, ils seront vingt et un sélectionneurs à avoir échoué, mais Diego, lui, sera toujours unique.

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