1. //
  2. //
  3. // Dijon-Montpellier

Un dernier cours Florent



Florent Balmont voulait terminer sa carrière au LOSC. Pas dans les plans de Frédéric Antonetti, le milieu de terrain a rejoint cet été Dijon après huit saisons dans le Nord. Il raconte les raisons de son choix, sa passion pour le paddle – pas la barque, le sport de raquette – et treize ans de Ligue 1 dans le rétro.

Modififié
1k 1
Stéphane Dumont, Grégory Malicki, Nicolas Plestan, Yohan Cabaye, Grégory Tafforeau… Florent Balmont a vu partir un par un les historiques du LOSC jusqu’à en devenir un à son tour. Du titre de champion de France des Dogues en 2011 (le premier depuis 1954), le « Pitbull » – surnom donné par Grégory Coupet – était jusqu’à cet été l’un des derniers rescapés avec Franck Béria et son alter ego du milieu de terrain lillois Rio Mavuba. Quand Hazard & co se sont fait la malle, Balmont a préféré poursuivre à Lille, malgré les ambitions régressives d'un club retombé peu à peu dans le ventre mou de la L1. Il aurait même voulu boucler sa carrière au LOSC, mais Frédéric Antonetti lui a signifié à l’intersaison qu’il ne comptait plus sur lui. « Quand on est professionnel, il faut l’accepter, assure Florent Balmont. Mais au départ, partir n’était pas mon premier choix. » 


« Ils ne se sont pas attardés sur mon âge »


Alors, Balmont s’est rapproché de sa terre natale lyonnaise, lui le joueur formé à l’OL, en rejoignant la Bourgogne.
« Le lendemain du titre, on se retrouve tous ensemble très tôt le matin dans un resto. On avait passé la nuit ensemble et on a traversé la ville en bus. »
« Il y avait la situation familiale à prendre en compte : ma femme, mes enfants se sentaient bien à Lille. Mais le contact avec le DFCO s’est fait sur la durée. Ils m’ont laissé le temps de la réflexion, j’ai vraiment apprécié. Et puis, ils ne se sont pas attardés sur mon âge » , explique le joueur de trente-six piges. En huit années dans le Nord, l’homme retient des soirées bouffe jusqu’à pas d’heure avec ses amis lillois, le doublé coupe-championnat et la fête qui a suivi avec le groupe. « Le lendemain du titre, on se retrouve tous ensemble très tôt le matin dans un resto. On avait passé la nuit ensemble et on a traversé la ville en bus. J’ai connu ce moment à Lyon, mais ce n’était pas pareil parce que j’étais le petit jeune. »


Avant de raccrocher les crampons, Balmont compte bien honorer le contrat qui le lie au club dijonnais jusqu’en 2018.
« Moi, je joue souvent au paddle. Pas la planche de surf, c’est entre le squash et le tennis. L’année dernière, on se faisait des tournois entre nous. »
Devenir entraîneur ? Très peu pour lui. « Le côté meneur d’hommes, ça ne me dérangerait pas. Mais c’est une grosse pression ! Embarquer ma famille, déménager du jour au lendemain… Il y a tout ça autour qui est important. » L’homme a envie de se poser et a déjà préparé le terrain en réalisant des complexes sportifs en régions lilloise et lyonnaise. « Ça me permet de rester dans le sport, c’est le juste milieu. (…) Moi, je joue souvent au paddle. Pas la planche de surf, c’est entre le squash et le tennis. L’année dernière, on se faisait des tournois entre nous. Le plus mauvais ? Je vais dire Mavuba pour le chambrer un peu ! »

Treize saisons pleines en Ligue 1


Depuis sa révélation en prêt au Téfécé en 2003-04 aux années lilloises, en passant par Nice au temps des poètes Cyril Rool et Cyril Jeunechamp, Balmont cumule treize saisons pleines en Ligue 1. Au vrai, l’homme a traversé deux époques du championnat de France. Mais même pas une pointe de nostalgie ne surgit chez l'un des papys de la Ligue 1. « Il faut s’avoir avancer, affirme Balmont. Moi, je me suis toujours bien adapté. Avant, il y avait beaucoup de tauliers avec énormément de vécu et quelques jeunes qui montaient dans le groupe pro. Maintenant, c’est le contraire, il y a beaucoup de jeunes avec du potentiel et quelques anciens autour. »


Encadrer un groupe jeune, c’est justement son rôle au sein du groupe dijonnais.
« Mes enfants sont venus sur le terrain avec le président me remettre un trophée avec un dogue. À Lille, c’est symbolique. »
« Ils m’ont super bien intégré. Je m’étais renseigné grâce à mon pote Cédric Varrault, au téléphone il ne m’avait dit que du bien de l’équipe. Il y a un bon groupe, c’est très important pour s’en sortir quand on joue le maintien. Je retrouve aussi mon pote Marvin Martin. Ce que j’aime ici, c’est qu’il y a – comme à Lille – énormément de respect des jeunes par rapport aux anciens. » Reste le regret de ne pas avoir fait ses adieux au public lillois en fin de saison dernière. « Mais j’ai pu revenir rapidement à Pierre-Mauroy avec Dijon (1-0 pour le LOSC, le 20 août dernier, ndlr). C’était super émouvant, je savais très bien que j’allais avoir droit à quelque chose, mais pas à ce point. Les supporters ont chanté pour moi dans les cinq dernières minutes. Mes enfants sont venus sur le terrain avec le président me remettre un trophée avec un dogue. À Lille, c’est symbolique. » Un dogue oui, mais croisé pitbull.

Par Florian Lefèvre Propos de Florent Balmont recueillis par FL
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Dans cet article

Padel bordel pas paddle, putin un peu d'effort quoi !

<3 Balmont <3
Partenaires
Logo FOOT.fr Olive & Tom
1k 1