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Un derby est-il né à New-York ?

Pour la troisième fois de la saison, le New-York Red Bulls et le New-York City FC se sont retrouvés face à face sur le terrain. Un match que tout le monde considère déjà comme un derby, sans vraiment savoir si la définition d'un tel événement colle à cette confrontation.

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Lorsqu'en 1790, le douzième comte de Derby, Edward Stanley, inventa le Derby d'Epsom, une des courses hippiques les plus prestigieuses au monde, il ne se doutait sans doute pas de la signification que prendrait le nom de sa ville. Aujourd'hui, plus de deux siècles plus tard, un derby est défini comme « une rencontre sportive entre deux villes géographiquement voisines, ou une rencontre entre les deux cadors d'un même championnat. » Les exemples les plus probants sont légion en Europe. Le Old Firm, entre le Celtic Galsgow et les Rangers, le derby de la Merseyside, entre Liverpool et Everton, le derby mancunien, entre City et United, le derby romain, entre la Lazio et la Roma, les matchs entre Lyon et Saint-Étienne, et tant d'autres, sont de nombreux exemples montrant que le football est propice aux rivalités géographiques. Si on connaît essentiellement les derbys européens, les championnats étrangers clament eux aussi haut et fort l'existence de plusieurs rencontres hautement symboliques. À New-York, depuis la création de la franchise du New-York City FC, on n'hésite plus à parler de derby à chaque match entre les Red Bulls et le nouveau club. À raison. Ou à tort.

Trop jeune pour être intéressant ?


« Ce n'est pas un derby. Nos rivaux sont les joueurs de D.C. United. Il n'y a aucune histoire entre les Red Bulls et City. C'est juste que nous partageons la même ville » , expliquait Bradley Wright-Phillips, l'attaquant du NYRB dans des propos repris par la BBC. « Mais je suis certain que dans les années à venir, il y aura une très grosse rivalité. C'est pour ça que c'est excitant » , concluait-il. Et c'est peut-être ici que s'oppose deux visions de ce qu'on appelle un derby. S'il est accepté dans la définition universelle comme un match opposant deux équipes géographiquement proches, alors il n'y a pas de doute : New-York tient son derby. Si on creuse un peu, en revanche, force est de constater que la plupart des confrontations qui servent d'exemple pour définir le mot derby puisent leurs origines dans des rivalités plus que géographiques. La rivalité entre les clubs de Glasgow, par exemple, peut s'expliquer par des facteurs religieux, le Celtic regroupant la population catholique de la ville, à l'inverse des fans des Rangers, plus connus pour être Protestants.

Ces opposition ne se créent pas du jour au lendemain. Les antagonismes entre deux clubs d'une même région se construisent avec le temps, aussi est-il normal que les matchs entre les Red Bulls et City ne jouissent pas encore d'un degré d'intensité semblable à ce que l'on trouve en Europe. La rencontre entre les Red Bulls et D.C. United, par exemple, est déjà plus intéressante, car elle a eu le temps de se construire au fil des saisons. Des histoires sont nées (comme celle de Cheatin' Bob, par exemple), et de ces dernières a émergé un non-amour réciproque entre les deux clubs. L'autre problème dont souffre le derby de New-York, c'est qu'il est instrumentalisé par la Major League Soccer et par la ville de New-York, deux institutions qui veulent le forcer à être un derby avant l'heure pour réveiller l'intérêt pour le soccer dans une ville qui lui préfère d'autres sports. Pourtant, et comme le pense Bradley Wright-Phillips, cette rencontre possède tous les instruments pour devenir un derby de qualité. D'autant plus qu'à New-York, la population est habituée aux rencontres chocs entre deux équipes évoluant en NBA, trois évoluant en NHL, et deux évoluant en NFL.

Des débuts prometteurs


Malgré ces considérations, les supporters des deux franchises ont réussi, depuis le début de la saison, à s'approprier cette rencontre et à la faire vivre de la meilleure des manières. Les tifos déployés par les fans des Red Bulls sont, par exemple, une franche réussite. Lors du premier « derby » de la saison, on pouvait lire sur une bâche : « La Big Apple, rouge jusque dans son noyau depuis le premier jour. » Celui déployé par les mêmes supporters lors du match de dimanche soir était simplement génial. Les réseaux sociaux ont eux aussi permis à la rivalité naissante de s'ancrer un peu plus dans les esprits des supporters. Le community manager des Red Bulls, par exemple, avait adoré charrier City lorsque le club distribuait des fiches de chanson à ses fans lors des matchs à domicile. Une attaque à laquelle avait répondu NY City en rappelant aux Red Bulls qu'ils ne jouaient même pas à New-York, mais dans le New Jersey.



Et c'est dans cette direction que le « derby » risque de s'orienter. La rivalité entre la grande métropole et le New Jersey voisin est de notoriété publique : les New-Yorkers ne portent pas le NJ dans leurs cœurs. Et bien qu'aujourd'hui cette « haine » relève plus de la blague que d'autre chose, il est souvent reproché aux Red Bulls de ne pas évoluer dans leur ville. Le NYCFC, lui, évolue dans le Bronx, mais pas encore dans son stade... Alors certes, comme l'expliquait un fan des Red Bulls à la BBC il y a quelques semaines, « on ne peut pas inventer 20 ans d'histoire comme ça, on ne peut pas inventer les batailles du terrain qui font naître les émotions » , mais on peut probablement parier que dans le futur, cette rencontre deviendra une immanquable de la Major League Soccer. D'autant plus que certains supporters des deux clubs ont commencé à se taper dessus à la manière des plus féroces hooligans anglais. Un signe condamnable, certes, mais un signe. Et puis, ne serait-ce que pour voir Pirlo, Lampard et Villa sur la même pelouse que Ronald Zubar et Damien Perrinelle, cette rencontre vaut déjà le coup d'œil.


Par Gabriel Cnudde
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