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  2. // Lille/PSG (0-0)

Un coup pour rien ?

On attendait sans doute un peu trop de cette affiche de la L1. Le LOSC n'a pas retrouvé son allant de la saison dernière, mais le PSG fait montre d'une belle solidarité.

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Après un bon point pris à Rennes, dans un match qu'il aurait très bien pu remporter, le LOSC défie le leader pour lancer sa saison à domicile. Un leader nommé PSG qui, lui, compte bien peaufiner la fluidité de son quatuor offensif entrevue face à Saint-Étienne. Le vrai match test, dans tous les sens du terme.

Sur le pré, que de l'équipe-type. Lille enregistre le retour d'Aurélien Chedjou dans l'axe, et celui de Gervinho côté droit. De Melo, seul en pointe, complète une formation dont on attend monts et merveilles au Stadium Nord. Dans le camp parisien, du classique également. Bodmer est là, Jallet aussi, ainsi que Ceara aligné sur le flanc gauche en lieu et place de Sylvain Armand, trop court. Tripy Makonda, lui, se remet encore de l'ouragan Bakary Sako rencontré la semaine dernière. Du lourd donc. De l'international aussi. Cabaye, Debuchy, Rami au LOSC. Sakho, Hoarau pour le PSG. En tribunes, très peu d'ambiance. On est bien à Villeneuve d'Ascq. Finalement, Paris ne sera pas si dépaysé que ça. On compte même une cinquantaine de supporters parisiens dans le kop visiteurs, pour autant de stadiers.

Coup d'envoi donné par Kafétien Gomis, sauteur en longueur nordiste, vice champion d'Europe à Barcelone. Les Dogues pressent d'entrée et mettent le pied sur le ballon, Balmont par exemple. Le PSG répond, et met de suite le pied sur le tibia, Makelele surtout. Un duel de nains chauves, à la limite du dérapage tout au long du match. L'axe parisien est bien bouché. En réponse, les latéraux lillois mangent la craie au maximum afin d'étirer le bloc adverse. Debuchy puis Béria offrent quelques banderilles à De Melo, mais le grand brésilien reste trop seul, trop enfermé, au milieu de la défense parisienne, que seules les permutations d'Hazard et Gervinho mettent à mal. Les boys de Kombouaré finissent mieux la première période. Nene puis Erding alerte Landreau. Trop timide pour faire mouche. Seule satisfaction côté rouge et bleu, la belle entente entre les deux Brésiliens sur l'aile gauche. Ceara et Nene n'ont peut-être pas de vécu commun, mais ils ont Dieu et la plus belle langue du monde pour se comprendre.

La seconde mi-temps ne sera qu'une pâle copie de la précédente. Trop de fautes et d'imprécisions, pas assez de rythme et d'occasions. Le PSG est passé tout près de la correctionnelle sur une série de corners lillois, mais aurait pu braquer l'affaire à deux reprises. Un coup franc roublard, joué vite à l'entrée de la surface, mais vendangé par Hoarau à vingt-cinq minutes du terme. Et un autre coup de pied arrêté, aux vingt mètres, que Nene brosse un poil trop. Celui de la dernière chance. 0-0, Monsieur Fautrel siffle la fin d'un match sans saveur, où seul le public fut perdant. Une bonne affaire pour des Parisiens qui ne crachaient pas, quelques minutes avant le début des hostilités, contre un bon point pris chez l'un des épouvantails de la L1. Encore un début de saison poussif pour le LOSC qui ne confirme qu'une seule chose : le mois d'août dans le Nord, ça craint.

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