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Un Camp Nou celeste

Premier contre premier. Uruguayen contre Uruguayens. Pour cette finale, bien avant l’heure, de Liga, Blaugrana comme Colchoneros s’apprêtent à s’appuyer sur leurs hommes forts de la Celeste. Car Diego Godín, José María Giménez et Luis Suárez sont bien plus que de simples bons joueurs. Ils sont avant tout les garants du fameux « supplément d'âme » indispensable à tout succès.

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À Madrid, le mois de septembre dernier s’entame par un duel en haute altitude. Le Vicente-Calderón, bouillant, reçoit alors le champion blaugrana avec une velléité des plus prononcées. Une atmosphère électrique qui, par ricochet, atteint le pré et ses acteurs. Les accrochages s’enchaînent, les brouilles deviennent légion, et Mateu Lahoz, pourtant grand pédagogue du corps arbitral, est contraint de hausser le ton. Au cœur de chacune de ces querelles, Luis Suárez et Diego Godín s’échangent quelques taquets et autres amabilités. Aux « concha de tu madre » du Pistolero, le central répond par des caresses en trompe-l’œil. Cette scène se répète à l’infini quatre-vingt-dix minutes durant. Quelques mois plus tôt, José María Giménez, lui aussi international uruguayen et tour de contrôle colchonero, reçoit les mots doux de la pointe barcelonaise. Ces duels peupleront de nouveau le Camp Nou en ce samedi, mais ne font oublier ni l’amitié ni l’estime qui lient ces trois larrons. Trois Charrúas qui marquent profondément les identités pourtant si opposées entre Culés et Matelassiers. Quitte à les rapprocher.

« Tu as une voiture sur Madrid ? »


Lorsque Luis Suárez apparaît comme la dernière pièce rapportée du luxueux puzzle blaugrana, Diego Godín et, à un degré moindre, José María Giménez sont apparentés à des meubles du Vicente-Calderón. Débarqué il y a de ça cinq ans et demi de Villarreal, Diego Godín est, comme son deuxième prénom l’indique, Leal - loyal en VF - à l’Atlético. Pièce primordiale, si ce n’est vitale, du système testostéroné des Rojiblancos, il forme l’une des conditions sine qua non de la prolongation longue durée de Diego Simeone du côté du Manzanares. Aujourd’hui capitaine bis du leader ex-aequo de la Liga, il transpire par tous ses pores la Garra Charrúa. Une certaine idée du sacrifice et du courage estampillée par les locos de Montevideo qui fait mouche auprès du peuple obrero et populaire propre au Sud de la capitale espagnole. « Il est sur le chemin pour faire partie du clan des grands centraux de l’Atlético. Diego est expéditif et a du caractère pour s’imposer dans le vestiaire et dans les tribunes » , abonde Adelardo, mythique capitaine de bord du Calderón. Pour le Cholo, « seuls Koke et Godín font office d’intransférable. »

Adulé par tout un peuple et autant de coéquipiers, Diego Godín ouvre la porte du Calderón à ses compatriotes uruguayens, si compatibles au modèle du Cholisme. Outre Cristian Rodríguez, la direction sportive des Matelassiers pioche un certain Giménez dans le centre de formation de la Suisse des Amériques. Dans un anonymat complet, il progresse à l’ombre de la paire Godín-Miranda, avant de prendre la place de ce dernier il y a de ça un an. Amoureux des duels, brutal en altitude, il renvoie des airs de petit frère de son comparse axial, la violence - positive - en plus. Et la conversation. Car l’une des grandes qualités du natif de Lagarto reste les discussions qu’il engage avec ses adversaires pour les distraire. « "Tu as une voiture sur Madrid ?", "Tu sais pourquoi les drapeaux de l’Équateur, de la Colombie et du Venezuela ont les mêmes couleurs ?" Il m’a posé toutes ces questions pendant un match avec la Colombie. J’en suis devenu fou » , confesse ainsi l’ex-Matelassier et ex-Tigre Falcao. Point fort de cette nouvelle version de l’Atlético du Cholo, cette paire de centraux uruguayens connaît une part prépondérante dans la réussite de cette première moitié de saison.

Un supplément d’âme et l’amour de Simeone


Seul accroc, ou presque, de cette première phase, la réception du FCB renvoie à une belle migraine pour la doublette Godín-Giménez. Plus que les grigris de Neymar ou les prouesses de Messi, la Garra Charrúa, cette fois offensive, de Luis Suárez leur fait tourner la tête. Entre malice et roublardise, el Pistolero réussit l’exploit de se hisser à la hauteur de ses deux acolytes. À l’instar de ses deux compatriotes colchoneros, il arrive également à insuffler ce supplément d’âme si cher au pays de José Mujica. Des caractéristiques qui ne trompent pas Diego Simeone : « C’est le meilleur neuf de race dont peut rêver une équipe. Luis est le plus complet de tous. Il peut se retourner dos au but, il peut arriver depuis la seconde ligne, il peut envoyer de lourdes frappes… Il dispose d’une telle véracité que j’en suis amoureux. » Une déclaration d’amour en bonne et due forme qui rappelle, s’il le fallait encore, que dans le football espagnol actuel, un Uruguayen accompagné de sa garra est nécessaire à tout succès. N’en déplaise à la politique en strass et paillettes de Florentino Pérez qui rend à Barcelone et Atlético leur statut de favoris de la Liga.


Par Robin Delorme
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