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Un Calcio déboussolé

Rarement, au cours des dernières saisons, le début de la Serie A n'a été aussi équilibré. Faut-il y voir là une baisse globale du niveau ou un essor des petites équipes ?

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A en croire le classement, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond au royaume de la Serie A. Le Milan AC ? Douzième. L'Inter ? Seizième. La Lazio ? Dixième. La Roma ? Onzième. En partant de la fin ? Non non. En partant du début. Celles que l'on attendait ne sont pas encore au rendez-vous. Seuls l'Udinese, la Juventus et le Napoli campent les premières positions du classement. Mais sans briller non plus. Ce week-end, la Juve a été tenue en échec à Catania (1-1), l'Udinese à Cagliari (0-0) et le Napoli à domicile par la Fiorentina (0-0). Pire, les deux leaders du classement, la Juventus et l'Udinese, ne comptent que 8 points sur 12 au compteur. L'an dernier, à la même époque, l'Inter menait la danse avec 10 unités. La saison précédente, la Juventus avait même réalisé un sans faute lors des 4 premiers tours. Nota bene : ni l'une ni l'autre n'avait été sacrée championne au terme de la saison. Comme quoi.


Atalanta et Chievo : surprises du chef

Seule une équipe survole actuellement les débats : l'Atalanta. Mais le club bergamasque, à cause de sa pénalité de six points, ne peut pour le moment profiter que d'une première place "virtuelle". Grinta, courage, abnégation, et même un jeu pas dégueu : l'équipe de Colantuono, qui arrive tout droit de Serie B, développe pour le moment le football le plus plaisant de la Botte. Mais ils ne sont pas les seuls. Le Chievo, par exemple, vient de venir à bout du Napoli (1-0) et du Genoa (2-1). Deux succès qui permettent au club de Vérone de camper une superbe troisième place, à égalité avec Palerme, la Fiorentina, Naples, Cagliari et le Genoa.

Quoi ? Une troisième place pour le Chievo ? L'équipe la plus ennuyeuse de la dernière Serie A, reine du 0-0 ? Bah oui. C'est donc bien que quelque chose est anormal Alors, certes, seulement quatre journées se sont écoulées. Et il est encore bien trop tôt pour dresser les premiers bilans. D'ailleurs, si l'on se réfère à la saison passée, Cesena était troisième au terme de la quatrième journée, tandis que la Roma se noyait, à l'avant-dernière position. Les débuts de championnat peuvent donc être trompeurs. Mais quand même.

Bouchon sur l'axe Milan-Rome

Là, plus que de simples résultats défavorables aux grosses équipes, c'est une réelle tendance qui se dessine. De fait, aucun des favoris ne brille dans le jeu. C'est un constat. Le Milan AC, champion en titre, n'a obtenu sa première victoire qu'au terme d'un match tout dégueu contre Cesena. Les Milanais ont déjà encaissé 6 buts en 4 matches alors que, lors de la phase retour du dernier exercice, ils en avaient pris 7 en 19 journées. Et même au niveau du contenu, Allegri se dit « inquiet » , même si les absences d'Ibrahimovic, Robinho et Boateng y sont certainement pour quelque chose. Il faudra attendre quelques matches pour juger l'Inter. Avec Ranieri, les nerazzurri prennent un nouveau départ, après des débuts catastrophiques, à tous les niveaux.

Quant aux équipes romaines, elles déçoivent. Les deux semblent avoir un beau potentiel, mais sur la pelouse, c'est autre chose. Le système de jeu de la Lazio est quasi-inexistant ("donne le ballon à Klose ou à Cissé et démerde-toi"), tandis que celui de la Roma se voudrait proche de celui du Barça, alors que pour le moment, il ressemble plutôt à celui de Valenciennes. Et même la Juve connaît des difficultés. Applaudie lors de ses deux premières sorties, la Vieille Dame a montré des lacunes évidentes cette semaine, notamment sa « trop dépendance » aux inventions d'Andrea Pirlo. Idem pour l'Udinese. Si Di Natale ne s'illumine pas, l'équipe reste éteinte. Le Napoli, aussi séduisant puisse-t-il être à certaines occasions, n'en est pas loin non plus. Lorsque son trio est muselé, comme contre la Fiorentina, Naples ne rugit pas.

Manque de jeu

Alors? La fuite des cerveaux (Pastore, Eto'o, Alexis Sanchez, mais aussi Sirigu, Criscito...) va-t-elle entraîner une véritable baisse du niveau de la Serie A ? C'est triste à dire, mais peut-être, oui. Après quatre journées, le spectacle est en effet loin d'être au rendez-vous (Inter-Roma 0-0, Napoli-Fiorentina 0-0, Milan-Udinese-1-1, Lazio-Palermo 0-0), le niveau global est assez faible, et les matches spectaculaires se comptent sur les doigts de la main (le Juventus-Parma (4-1) de la deuxième journée et le Napoli-Milan (3-1) de la troisième). Après, tout est aussi une question de points de vue. Un bon 0-0 peut être analysé comme un match disputé, et être le reflet d'un championnat où aucune équipe n'est capable de claquer des manitas à chaque journée. Vrai. Mais les matches nuls et vierges de cette nouvelle Serie A ressemblent plus à un manque cruel d'idées (les rencontres Inter-Roma et Cagliari-Udinese en étant les deux exemples les plus criants) qu'à des stratégies pour ne pas perdre.

Un vide qui frappe surtout les équipes les plus huppées, et ce, malgré des petits nouveaux (Vidal, Cissé, Osvaldo...) qui s'intègrent petit à petit. Car derrière, les divers Siena, Cagliari et Catane sont obligés, par manque de moyens, de construire des équipes basées sur un jeu solide. A défaut de pouvoir miser sur le génie des individualités. Résultat : Novara avait l'air de Manchester United contre l'Inter et Siena a créé près d'une dizaine d'occasions contre la Roma au stadio Olimpico. Des situations amenées à devenir de moins en moins rares alors que, il y a quelques années, la victoire d'un petit contre un gros faisait la Une des quotidiens pendant plusieurs semaines. Après, peut-être que tout va rapidement rentrer dans l'ordre. Le Milan AC va aller battre la Juventus à Turin, et enchaîner dix victoires consécutives. Et l'Inter, avec Ranieri, va retrouver son niveau de l'époque Mourinho. Oui, peut-être. Certainement, même. Mais quoi, dans le cas contraire ?

Eric Maggiori

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