1. //
  2. //
  3. // Man. United-Chelsea (0-0)

Un beau petit point pour Van Gaal

Man United et Chelsea se sont quittés sur un 0-0 loin d’être nul à Old Trafford. Les Red Devils, séduisants, peuvent regretter leur manque de réussite et restent 6es alors que les Blues, à trois points de la zone rouge, se sont montrés solides à défaut de faire du jeu.

Modififié
827 67

Manchester United 0-0 Chelsea FC


Le Pélican est une espèce menacée. En conflit avec les hommes, le Pélican est un animal incompris. Mais le Pélican, qui voit chaque jour son temps de survie réduire, reste stoïque et fier. Même en situation de danger, le Pélican déploie ses imposantes ailes et crie à l’injustice. Mais le Pélican n’a pas encore disparu. Et celui de Manchester United est capable de nous réserver encore bien des surprises, comme celle de ce lundi soir. Face à Chelsea, l’oiseau Van Gaal a montré qu’il n’était pas mort. Et qu’il en avait toujours sous la pédale, malgré son grand âge. Car s’ils n’ont pas gagné, les petits protégés du Hollandais ont offert un séduisant spectacle à leur public. Deux poteaux, des occasions à foison, un jeu agréable et un collectif bien rodé : tout était réuni pour glaner les trois points de la victoire. Mais les Blues d’Hiddink n’ont rien lâché et auraient même pu l’emporter avec beaucoup de réussite. Ce nul ne fait les affaires de personne, MU restant 6e, loin devant un Chelsea 14e, à trois points de la zone rouge.

United envoie du bois


Pour ce qui devrait normalement être appelé un choc au vu des deux effectifs, les deux entraîneurs innovent. La grosse surprise, c’est avant tout la non-convocation de Fàbregas dans le groupe londonien, à la suite de sa mi-temps désastreuse contre Watford. Rémy blessé, Costa suspendu, Falcao porté disparu, Hazard se place en numéro neuf. Mikel est titularisé dans l’entrejeu, comme Schweinsteiger et Schneiderlin dans le camp d’en face. Rooney retrouve sa place, basculant Martial à gauche aux dépens de Depay, et Van Gaal a enfin pigé qu’il devait faire confiance à sa charnière centrale Smalling/Blind.

Cette team mancunienne démarre pied au plancher. De l’envie, du mouvement et des occases : United a décidé de faire plaisir à ses supporters. En même pas vingt minutes, un Martial en feu et l’entreprenant Mata touchent tous deux les montants. Pas mal pour un duel qu’on annonce tout moisi. Les Blues sont perturbés par la vitesse et la disponibilité des Red Devils. Frappes de loin, passes longues, jeu court, anticipations, exploits individuels… Tout y passe. Chelsea tente bien de profiter des quelques imprécisions des défenseurs adverses et des coups de pied arrêtés, mais semble clairement en dessous. Le pressing de MU, symbolisé par la position très haute de Darmian, gène considérablement le lent système défensif des Blues, qui résistent tant bien que mal à l’intensité imposée malgré un Matić perdu. Hazard, bien esseulé, est bien souvent envoyé au charbon et se débrouille comme il peut. Étrangement, les joueurs rouges se montrent agressifs et multiplient les fautes en situation défensive. À la pause, MU mène deux à un niveau biscottes. Et il aurait facilement pu en être de même au tableau d’affichage.

Courtois / De Gea, même combat


En seconde période, c’est Chelsea qui manque le coche, avec notamment un superbe De Gea – peu sollicité, mais décisif. Si les hommes d’Hiddink subissent moins, United reste dominateur. Les latéraux participent grandement aux offensives, qui n’aboutissent miraculeusement pas. Il faut dire que Courtois, au même titre que le portier espagnol, sort le grand jeu. Iva souffre devant Martial, mais tient bon. La naïveté de la défense Devil manque d’offrir les trois points aux Londoniens, qui jouent plutôt bien les (rares) opportunités. Hiddink n’étant pas fou, Ramires renforce le milieu de son équipe, alors que Van Gaal fait du poste pour poste, avec les entrées de Depay et Borthwick-Jackson. La fin approche, et le rythme baisse logiquement, malgré la balle de match loupée de Rooney. Manchester ne verra pas une victoire qu’il aura pourtant méritée. Tout porte à croire que son entraîneur dirigeait l’un de ses derniers matchs. À moins que la performance proposée par ses joueurs ne fasse réfléchir ses patrons. Après tout, quand un Pélican décide de voler, il reste agréable à regarder.


Par Florian Cadu
Modifié

Dans cet article

Depay mon dieu que c'est affreux !

Le Kiosque SO PRESS

Partenaires
Olive & Tom Logo FOOT.fr
827 67