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Un Bayern Munich irrésistible

À cause de Dortmund, de l'Inter et de Chelsea, le Bayern s'est payé une réputation de type incapable de conclure. Un constat encore aggravé lors des vacances avec la sélection, par les râteaux ritals et espagnols. En même temps, Lahm et Schweini... Et puis, cette année, tout a changé, avec une triplette conquise dans les règles de l'art.

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La Bundesliga, l'ex que l'on trouve mieux qu'avant


Au début de l'été, le Bayern fait un constat terrible qu'on a tous fait un jour : son ex est bien plus sexy depuis qu'elle est avec un autre, et elle lui manque. Alors, il va tout faire pour la récupérer. Même si Phillip Lahm balance que « Dortmund est favori » , on sait que c'est cette vieille technique qui consiste à faire croire qu'on a passé le cap et qu'on est juste un ami. Pour commencer, rien de mieux qu'un bon renouvellement de garde-robe : une chemise sobre et bien coupée (Mandžukić), un pantalon un peu audacieux mais efficace (Dante) et des pompes en cuir d'excellente facture qui coûtent une blinde, mais font la différence (Javi Martínez). Des petits accessoires de plus ou moins bon goût rejoignent l'armoire, comme le petit short flashy Shaqiri ou le toujours fiable tee-shirt blanc Pizarro, alors que les fripes du siècle précédent sont abandonnées (Butt, Olić, Pranjić).

Remis d'aplomb par des succès probants pendant l'été, le Bayern attaque la saison pied au plancher. Huit victoires lors des huit premiers matchs, 26 buts marqués (moyenne de 3,25), deux encaissés. Tout va pour le mieux, tous les signaux sont au vert et les rendez-vous se succèdent sans accroc jusqu'au 28 octobre. Face à Leverkusen, Boateng, habitué des boulettes, propose de partager l'addition. La sanction est irrémédiable, but contre-son-camp et première défaite de la saison. Et la dernière. Bien décidé à ne pas laisser passer sa chance, le Bayern enchaîne les prestations solidissimes, sort parfois le grand jeu (comme ce 9-2 contre Hambourg) et accumule les bons points.

Le Borussia, pragmatique, comprend très vite qu'il va redevenir le jeune et beau garçon avec qui on se console, mais qui ne peut pas lutter sur le long terme. Son rival est trop fort, trop riche, trop déterminé et dispose de trop d'atouts dans sa manche. Dans ces conditions, ce n'est une surprise pour personne que la Bundesliga se donne au Bayern dès la 28e journée, un record de précocité, grâce à une petite victoire sur Francfort. Une Madjer de Bastian Schweinsteiger suffira à ramener à la maison ce beau trophée, ce qui en dit long sur le peu de réticence rencontrée. Fort de son succès, le Bayern se lâche complètement et fait tomber tous les records : 91 points marqués, 25 d'avance sur le second, 29 victoires, une seule défaite, 18 petits buts encaissés et 21 clean sheets. Peinard.

La Ligue des champions, le mannequin qu'on s'arrache


C'est bien beau de faire le mec sur son territoire, encore faut-il assurer avec les gros poissons. L'année dernière, le Bayern était passé à deux doigts d'arriver à ses fins avec cette superbe fille dont tout le monde rêve. Un revers d'autant plus dur à avaler que c'était déjà le deuxième (après l'Inter) et qu'il avait eu lieu à domicile. Bien que longue à se dessiner, la victoire était droit devant. Avant que ce vieux lourd de Drogba et son coupé/décalé n'en décide autrement, bien aidé par le tout petit mental bavarois. Mais cette fois, c'est fini. Cette LdC, même si elle a de grandes oreilles, elle doit revenir en Bavière.

Après une entame poussive à la sangria contre Valence, le Bayern, pas encore tout à fait serein, se fait corriger par le Bate Borisov, cet alcool inconnu qu'il faut apprendre à maîtriser. Fort heureusement, la bière lilloise remet progressivement l'Allemand d'aplomb (1-0 puis 6-1). Il se repose un peu au retour en Espagne et finit par passer l'obstacle biélorusse avec brio (4-1). La phase à élimination directe sonne le début des choses sérieuses. En Angleterre, Arsenal ne pose pas de problème majeur. Sauf qu'au retour, pêché d'orgueil, le Bayern se relâche et passe tout près de rentrer chez lui bredouille, ou brocouille, comme on dit dans le Bouchaunois.

Il se rend compte alors de la chance qu'il a et décide de ne plus jamais laisser une seule chance à l'opposition. Le Turinois avec son costume cintré et sa barbe ? Tranquillement maîtrisé au bras de fer. Le Barcelonais, suave comme tout et dégoulinant de bon sentiment malgré son évident penchant diabolique ? Aligné sur la piste de danse, net et sans bavure. Pour finir, il ne reste plus qu'à battre le Borussia, ce petit frère encombrant qui a tant de succès ces derniers temps et que tout le monde aime. Le gamin commence très fort, mais l'ancien sait se montrer plus méchant, plus tueur, et s'impose, à l'expérience. La princesse européenne est à lui. Comme quoi, Thomas Wayne et son «  Pourquoi tombons-nous ? Pour mieux apprendre à nous relever  » avaient sûrement raison.

La DFB Pokal, le coup facile


Mort de faim, le Bayern ne néglige pas non plus la Pokal, cette fille un peu moche dont on ne se vante pas, mais toujours bien pour booster son ego. Surtout, une qui ne nécessite pas trop d'investissement et qu'on peut abandonner au besoin. Sûr de sa force, le Bayern commence par deux passes de quatre (Janh Regensburg et Kaiserslautern) et ralentit un peu contre Augsburg avec un Ribéry qui voit rouge. La fatigue aidant, Dortmund s'avère un obstacle coriace, mais le talent pur de Robben permet de surmonter ce mauvais moment. Qu'à cela ne tienne, un verre de Schnaps relance la machine et Wolfsburg prend un set en demies. La finale n'est qu'une formalité, le Bayern mène rapidement 3-0, se relâche vers la fin, mais s'impose tout de même. Emballé, c'est pesé. Le devoir accompli, l'Allemand a rappelé à tout le monde quel homme il était : supérieur. Au moins pour l'instant.

Par Charles Alf Lafon
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tokouille Niveau : DHR
"ou brocouille, comme on dit dans le Bouchonnois. "

Pour reprendre Thérèse, "C'est fin, c'est très fin, ça se mange sans faim."

Monsieur a des références. Et ici sur les forums de SoFoot, on aime ça.
BarzinioCorleone Niveau : District
Tu veux faire bagarre moi?
Note : 7
Je ne suis pas supporter ou sympathisant du Bayern, mais cette saison ils étaient clairement au dessus de tout le monde. C'était plus ou moins écrit depuis l'an passé je trouve quand même. Le match de l'année restera l'affrontement en double-confrontation qui aura tourné à la fessée cul nu avec des branches d'orties contre le Barça. Bulldozer.
brocouille comme on dit dans le bouchonnois.
Merci.
Une belle decenie
et encore plus belle decennie (ou decade comme dirait LJ)
"Comme quoi, Alfred et son « Pourquoi tombons-nous ? Pour mieux apprendre à nous relever » avait sûrement raison"

È_É c'pas de Alfred mais du père de Batman. Alfred ne fait que répéter.
Chris-Sheva92 Niveau : DHR
Le Bate Borisov peut se targuer d'avoir battu le champion.
Du Racing et des Ailes Niveau : DHR
Sympa la métaphore filée de la drague et des filles pour le triplé.

Quelques imprécisions toutefois:
- Leverkusen s'est imposé à Munich et non pas à domicile.
- BATE Borisov est biélorusse et pas bulgare.
- C'est Thomas Wayne et pas Alfred qui est à l'origine de la réplique.

Sinon je crois que tout a été dit sur le Bayern de l'année dernière. On va maintenant voir si Pep arrivera à mettre tout le monde d'accord sur celle à venir...
Thibdakar Niveau : DHR
Juste magique cette photo...par contre la coupe elle a un peu l'air gonflable non...??le bayern se serait il entrainé sur des objets inanimés avant de rafler toute les filles au bal de fin d'année??
Copa_Mundial Niveau : Loisir
La photo est canon si j'étais supporter du bayern (ou footix) je la mettrai fond d'ecran de pc
Même constat qu'au dessus, j'ai kiffé la comparaison avec la petite amie, joli article.
LaPaillade91 Niveau : Loisir
Eh ben vous prenez pas trop de risques sur les équipes de l'année : Grèce 04, Liverpool 05, Barça 06, Milan 07, Espagne 08, Barça 09, Inter 10, Chelsea 12, Bayern 13, que des champions d'Europe.

Pour une rédaction qui dit ne pas aimer uniquement les équipe qui gagnent, bof(interview de jesaisplusqui)

Heureusement c'est mieux vu pour les joueurs de l'année


Cela dit pour le Bayern 2013 c'est amplement mérité. L'une des rares fois où j'ai vu une équipe tenter et réussir autant d'actions de tous les côtés, appels, contre-appels, relais, jeu en première intention, c'était le Real 96-98 avec Illgner-Panucci-Sanchis-Hierro-Roberto Carlos-Redondo-Karembeu/Amavisca-Seedorf-Raul-Suker-Mijatovic coaché la 2e saison par ... Jupp Heynckes


Le psg va fumer votre bayern
Seul bémol à ce bel article, le mauvais goût de la punchline sur la supériorité allemande. La référence à Batman plait me plait tellement que je ne tiendrai pas rigueur du bémol.
InspectorNorse Niveau : Ligue 2
Joli article mais...
il parle trop mal des femmes...Haaaaaaaaaan la femme vue comme une coupe avec des grandes oreilles!!
C'est trop!!!!!

Sinon, ca m'a trop surpris que le Bayern mange et écrase autant la Juve...Je croyais qu'il y allait avoir match...Que dalle...le costume cintré laminé et la barbe arrachée! Pirlo ratait trop trop de trucs et comme il est plus tout jeune, il pouvait même pas vraiment défendre... il pouvait pas respirer...Il voyait rouge
Note : 3
Belle métaphore filée de la drague, avec un petit point Godwin à la fin pour le piquant. Propre.
Vous en parlez quand du patron du Bayern mis en accusation pour fraude fiscale?
Rakamlerouge Niveau : National
Belle plume, bravo!
d'aprés la photo,heynckes ne s'est toujours pas fait à la tête de ribéry.
LincolnDeGalatasarayOnT'OubliePas Niveau : Loisir
Hors-Sujet mais quand je vois Ribery je pense toujours à une chanson de R.E.D.K "simple constat 5", je conseille vivement à tous les fans de foot et/ou de rap de l'écouter, le clip se passe dans un "five" au Z5.... "J'ai jamais vu plus ter-ter et plus franc que Ribery!"
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