1. // Amical – Etats-Unis/Argentine

Un amical à enjeux

A quelques semaines de leur Gold Cup et de leur Copa America, Américains et Argentins affûtent leurs armes dans le New Jersey. L'affrontement est amical, mais s'annonce non dénué d'intérêt.

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Etats-Unis : trois ans après

Le sélectionneur Bob Bradley aime rappeler que selon lui, son équipe est née il y a près de 3 ans lors d'un amical face à cette même sélection argentine, devant près de 80 000 personnes au Giant Stadium. Les Stars and Stripes revenaient tout juste d'un périlleux voyage en Europe (défaites en Espagne et en Angleterre) et avaient décidé que cette fois, il était temps d'arrêter les conneries. Le 0-0 obtenu face à l'Albiceleste avait valeur de match référence. Désormais, Landon Donovan (qui fêtait alors sa 100e cape) et les siens allaient arrêter de se prendre pour ce qu'ils ne sont pas – c'est-à-dire des cracks du ballon rond – en adoptant une tactique certes nettement plus frileuse et modeste mais aussi bien plus efficace. On l'a vu en Afrique du Sud en coupe des Confédérations puis l'été dernier au mondial : les Etats-Unis face aux nations plus fortes ou de sa valeur, c'est un bloc compact et solidaire, appliqué d'abord à bien défendre puis seulement, si possible, à tirer profit au maximum des possibilités de contres. Plus facile à dire qu'à faire quand on songe à l'adaptation nécessaire dans la façon d'aborder une rencontre, selon qu'elle se joue face à l'une des nombreuses petites sélections de la zone Concacaf ou face à des équipes du calibre de l'Argentine cette nuit.

Heureusement, coach Bradley sait pouvoir compter désormais sur une base de vieux briscards qui ont, ensemble, des automatismes de club : le gardien Tim Howard, les défenseurs Onyewu et Bocanegra, Donovan bien sûr, le fiston Michael Bradley, Clint Dempsey ou encore Jozy Altidore. Deux petits nouveaux prometteurs sont aussi à signaler : le défenseur Tim Ream et surtout le buteur Juan Agudelo. Deux coéquipiers de Thierry Henry à New York, qui se dit fan de son partenaire de l'attaque, 18 ans seulement, Colombien de naissance et qui a permis à son équipe de gagner son premier match de la saison la semaine dernière contre les Seattle Sounders. C'est aussi lui qui a offert la victoire en amical au Cap face à l'Afrique du Sud en novembre dernier pour sa toute première sélection. Un gamin à surveiller, assurément.

Argentine : Batista redistribue les cartes

Sans Maradona, ses bagouzes et son bagout sur le banc, l'Argentine fait certes moins parler d'elle, mais elle semble avoir gagné en sérieux et en cohérence ce qu'elle a perdu en folklore. Hors la défaite accidentelle au Japon en octobre, le bilan de Sergio Batista est pour l'instant positif avec notamment 3 victoires face à l'Espagne, le Brésil et le Portugal. Du coup, l'intérimaire contesté, arrivé sur la pointe des pieds après l'échec de la Coupe du monde, est devenu un titulaire sûr de ses choix et qui n'hésite pas à trancher dans le vif, décidant notamment d'écarter pour ce match (et celui face au Costa Rica mardi) deux des hommes forts de l'ère Maradona : Carlos Tevez et Sergio Agüero. Un choix qui fait débat mais qui a été appuyé par les déclarations du directeur technique Carlos Bilardo, pour qui seul Messi est indispensable, « car il évolue un cran au-dessus de tous les autres joueurs du monde » . Le Ballon d'Or, pas toujours à son aise en sélection jusqu'à présent, se voit définitivement et sans réserve confier les clés de l'animation offensive.

A l'inverse, le populaire Carlos Tevez, perturbé par ses envies d'ailleurs en club et en petite forme sur le pré, pourrait bien avoir raté le bon wagon pour la Copa America, qui se dispute au pays à partir du 1er juillet. Avec en plus les absences de Gago et Milito sur blessure, la sélection compte quelques nouvelles ou récentes têtes, comme le défenseur sévillan Fazio, Belluschi de Porto ou l'attaquant de Benfica Eduardo Salvio. Le tout chaperonné par les anciens bannis intéristes redevenus indispensables, Javier Zanetti et Esteban Cambiasso. La roue tourne en football.

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pourquoi Nike nous a pas fait le même maillot ?! aahh c'est parceque c'est les américains ? mouais logique; maintenant que j'y pense j'ai pas souvenir d'avoir vu Adidas faire des mailots pourris à l'Allemagne, alors qu'à la France... bref je m'égare, allez les USA !
Mais non ankourage, tu ne t'égares pas du tout, c'est tellement juste, le coq s'est toujours vu attribuer un maillot toujours plus dégueulasse que le précédent, le dernier confirmant la règle. Surement de sa faute, le sponsor se raboule avec 2-3 trois modèles et la fédé tranche dans le lard avec son gros couteau de boucher.

C'est pourtant hyper important, que vaut une équipe avec un maillot à 3 francs 6 sous ? Ca vaut aussi pour les clubs toujours à la recherche des dernières croutes à la mode et en rugby c'est aussi une véritable catastrophe.

Y glandent quoi les designers du coin bordel à queue ? Des cul-de-jatte dans un concours de coups de pied au cul.
C'est tellement facile de critiquer les mauvaises personnes.

Il faut savoir que les "designers" reçoivent des briefs de la part de la fédé qui a une idée précise du maillot qu'elle attend.

si les maillots sont moches, c'est en ,grande partie, de la faute des des décisionnaires qui n'ont pas de goût et qui ont un stock de vêtements à écouler.

Donc si vous avez des doléances à faire à l'horrible liquette des bleus, vous savez où frapper ;)
Et il se passe quand ce match ?
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