Un 15 juin en Coupe du Monde

En juin, fais le plein. Ce qu'a fait la Hongrie, auteur d'une avalanche de buts (dix en un seul match face au Salvador) en 1982 et tenté Trinité-et Tobago, qui a donné l'illusion l'espace d'un match et demi. Une victoire et une défaite pour deux éliminations entre une équipe qui plante à foison et une autre qui ne marquera pas un seul but du tournoi.

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15 juin 1982. Hongrie-Salvador


Éclipsée par la victoire italienne et la sorties dramatiques de la France et du Brésil de cette édition 1982, cette rencontre est pourtant unique de par son score. Un 10-1 infligé aux Salvadoriens. Record du plus grand nombre de buts marqués en une seule rencontre par une même équipe dans un Mondial, record qui tient toujours. Dans ce second match de la poule 3, c'est un festival qui commence dès la 4e minute pour s'achever à la 83e. Autant dire un cauchemar. Pour les puristes : un triplé de László Kiss, pour le baiser de la mort puis des doublés de László Fazekas et de Tibor Nyilasi, et enfin des buts de József Tóth, de Gábor Pölöskei et de Lázár Szentes, orthographe certifié Wikipédia. Le Salvadorien Ramirez Zapata (ça ne s'invente pas) sauvera ce qui reste d'honneur de l'équipe d'Amérique centrale. Si Henri Salvador était connu pour son rire, le Salvador a perdu son sens de l'humour ce jour-là. Un indice aurait pourtant dû leur mettre la puce à l'oreille, le nom de leur entraineur : l'Espagnol Mauricio "Pipo" Rodríguez. Malgré ce départ en fanfare, cela ne suffira pas aux Hongrois pour se qualifier pour la suite de la compétition. Seule une victoire leur permettrait de passer ce tour. Alors, pour le dernier match contre la Belgique, les Magyars se présenteront avec cinq attaquants, version WM, comme au bon vieux temps des 50's triomphantes. Pour un nul 1-1. Qui peut le plus peut le moins, il paraît. Encore une expression à la con.

15 juin 2006. Angleterre – Trinité-et-Tobago


C'était il y a quatre ans et personne ou à peu près ne s'en souvient, ne mentez pas : cette petite île des Caraïbes au large du Venezuela (ressortez-le, ça impressionne toujours, ce genre de détails inutiles...) avait créé la surprise en se qualifiant. Une joyeuse bande de jean-foutre qui réitère le coup de la Jamaïque 1998. A croire qu'il faut bien une équipe qui permettent à Téléfoot de faire des reportages tellement « exceptionnels » (copyright Christian Jeanpierre...). Entre deux interviews du seul joueur blanc de l'équipe, véritable attraction médiatique (like Afsud 2010), cette équipe est composée d'obscurs joueurs des bas-fonds de la Championship, voire même de la troisième div' anglaise, récupérés au fil d'un parcours miraculeux en éliminatoires. Pour leur première rencontre, les Socca Warriors (eh oui, ça vous revient...), coaché par Leo Beenhakker et mené par Dwight Yorke, sorti exprès de sa retraite, arrachent un nul face aux Suédois, l'un des résultats les plus étonnants de l'histoire du Mondial. Las, la rencontre contre les Anglais, à qui on ne la fait plus depuis 1950, remet les choses dans l'ordre. Les blagues les plus courtes étant les meilleures, paraît-il... Cette grande gigue de Peter Crouch marque un but litigieux, suivi d'un second par le fan n°1 de Phil Collins, Steevie G. T&T perdra contre le Paraguay et ne marquera aucun but. Trinité comme au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit du Sport, cher à Coubertin. L'important, c'est (parfois) aussi de participer.

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