Ligue des Champions - Groupe H - Manchester United/Galatasaray

Par Antoine Mestres

Umut Bulut, prophète en son pays

Il est arrivé, puis est reparti aussi vite. Lui, c'est Umut Bulut. Attendu comme le remplaçant d'André-Pierre Gignac à Toulouse, puis reparti comme un joueur lambda. Aujourd'hui, il se refait la cerise à Galatasaray. Et il plante le bougre.

Note
5 votes
5 votes pour une note moyenne de 4.8/5
Cliquez sur une étoile pour donner la note

Umut Bulut, prophète en son pays
Umut Bulut, prophète en son pays
A Toulouse, Umut Bulut est un mystère. Arrivé avec l'étiquette d'attaquant international efficace, régulièrement autour des dix pions par saison, il devait réveiller une attaque en berne. Il est reparti dans le flou le plus total, en prêt à Galatasaray, sans n'avoir rien montré, ni même suggéré ne serait-ce qu'un soupçon de son talent. Il a traversé la saison dernière comme un vulgaire back-up, à la recherche de ses sensations. Pourtant, pendant des mois, il a été défendu, excusé. "C’est compliqué pour Umut de s’intégrer avec la barrière de la langue, de la culture, même si son but contre Lyon lui a donné confiance. Avec le temps, ça ira mieux" annonçait Pantxi Sirieix en janvier. "Ça a été dur pour lui de s'intégrer, il s'est retrouvé un peu seul dans un nouvel environnement avec la barrière de la langue, le changement culturel, ça n'avait rien d'évident. Mais on le sent progressivement mieux, plus à l'aise au sein du groupe, ça va le faire" expliquait, encore, Étienne Didot en avril.

Réputation flatteuse

Dans la 13e attaque du championnat, il a eu beaucoup du mal à se trouver. Dans un schéma à une pointe, il a ramé. Pas assez costaud pour jouer des coudes, pas assez fin techniquement pour se débrouiller tout seul, pas du genre à prendre la profondeur comme Rivière, il aurait eu bien besoin d'un compère pour lui tourner autour. Seulement 17 fois titulaire, il a planté quelques jolis buts, certes, comme cette frappe surnaturelle à Gerland. Mais c'est à peu près tout. Cinq malheureux petits buts. Pire, après un certain match raté contre Evian en fin de saison, Alain Casanova s'est même senti trahi par un joueur qu'il a longtemps protégé : "Je ne voulais pas réagir à chaud, j'en parlerai à Bulut demain. Il n'est pas le seul visé. On aura l'occasion de faire le point avec d'autres. Braaten. Et Machado. Là, je me sens trahi... Lorsqu'on est international, on doit montrer autre chose. Je les relançais, j'attendais bien plus d'eux", fulminait-il en fin de match.

Avant de se montrer plus conciliant en fin d'année : "Il est arrivé avec un profil et une réputation flatteurs. Il est international et mettait une quinzaine de buts et une dizaine de passes décisives par saison. Il a eu du mal à s'intégrer avec la langue et sa personnalité. Il est resté très positif. J'ai été un peu déçu car j'en attendais beaucoup mieux. C'était un joueur vraiment voulu. Je croyais vraiment en lui et j'ai été très insistant auprès du président pour le faire venir. Sur le plan personnel, il y a un peu de déception. Mais c'était une saison d'adaptation. En Turquie, il a été élevé au rang de vedette. Ici, il est un peu plus dans l'anonymat. Il n'avait pas l'habitude de s'entraîner de manière aussi intensive et d'être en concurrence avec, ici, Manu Rivière. Il y aura des jours meilleurs".

International efficace

Et il s'en est finalement allé. Parce que Ben Yedder, auteur d'une bonne fin de saison, poussait derrière et parce que Galatasaray le voulait. Contacté dès l'hiver, il a été prêté cet été, avec option d'achat, le tout assorti d'un joli salaire et d'une prime de 10 000 euros par match joué. La folie du stade Ali Sami Yen semble mieux lui convenir que le calme plat du Stadium. Avec cinq buts, il a aujourd'hui déjà marqué autant de buts que la saison passée. En quatre matchs. Aligné avec un autre ancien de la maison toulousaine, Elmander, en Supercoupe de Turquie, il a même planté deux fois contre Fenerbahçe. Aligné avec sa sélection nationale contre l'Estonie, il a inscrit le deuxième but. Paria sur les bords de la Garonne, Umut Bulut est un prophète en son pays.

Suivre Antoine Mestres sur Twitter Par Antoine Mestres


 





Votre compte sur SOFOOT.com

7 réactions ;
Poster un commentaire

  • Message posté par fernandollorientais le 19/09/2012 à 16:43
      

    umut bulut en turque = espoir nuage

  • Message posté par fernandollorientais le 19/09/2012 à 16:43
      

    turc !

  • Message posté par supra le 19/09/2012 à 18:53
      

    Ally est un prophète !

  • Message posté par Elvan67 le 19/09/2012 à 18:59
      

    C'est la même histoire que Melo, on reçoit les joueurs, ils font leur cure, veulent rester, mais le club proprio voit la prestation et rappel le joueur. Et SoFoot a mis Aydin Yilmaz en équipe type dans son mensuel...

  • Message posté par Eudoxe le 19/09/2012 à 19:04
      

    Vous pouvez faire l'expérience : en fixant son nom une à deux bonnes minutes selon la qualité de votre connexion, les lettres se mettent à se déplacer de haut en bas et vous pouvez jouer à « Pong » avec les « u » ! Les parties sont difficiles, on ne sait jamais trop où le « B » va envoyer le « u », mais le « t » n'est pas mal du tout en défense. Le « l » reste immobile.

  • Message posté par El Xeneize le 19/09/2012 à 23:42
      

    Avec Antoine Mestres c'est retour vers le futur et Galatasaray a peine un an après avoir quitter le vétuste stade Ali Sami Yen y retourne par nostalgie !
    sans doute que le nouveau stade Turk Telekom Arena est trop moderne !

  • Message posté par thewmsystem le 20/09/2012 à 11:37
      

    Et pour (re)vivre Turquie-Estonie et les exploits d'Umut Bulut :
    http://thewmsystem.wordpress.com/2012/0 … -istanbul/


7 réactions :
Poster un commentaire