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Uli Hoeness, le retour du shérif

Vendredi soir, lors de l'assemblée générale annuelle du FC Bayern Munich, Uli Hoeness a été élu quasiment à l'unanimité (97,7%) président du club. À soixante-quatre ans, Uli le repenti se rassoit donc sur le fauteuil qu'il avait occupé de 2009 à 2013, mais compte bien se relever très vite pour vanter les mérites de son club de toujours. L'Allemagne, l'Europe et le monde sont prévenus : le shérif est de retour en ville.

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« Avec toutes mes spéculations, j'ai perdu trois millions d'euros. Et maintenant, je vais verser trente à trente-cinq millions – intérêts inclus – au fisc. Je vais le faire, et je vais tout assumer. Et quand je reviendrai, je ne vais pas me reposer. L'heure n'est pas encore venue. » Ces mots, prononcés par Uli Hoeness le 2 mai 2014 lors de l'assemblée générale extraordinaire du Bayern, lui ont valu la standing ovation de tout l'Audi Dome. Un mois plus tard, Uli Hoeness entrait en cabane. La peine pour fraude fiscale purgée (il est libre depuis le 29 février dernier), l'homme qui a transformé le Bayern en machine de guerre aussi bien sur le plan sportif qu'économique n'avait plus qu'à se préparer à récupérer son fauteuil de président.

Un FC Bayern plus riche que jamais


Évidemment, ils étaient nombreux, très nombreux à vouloir se rendre à l'Audi Dome hier soir. Trop nombreux, même. Une fois n'est pas coutume, le FC Bayern Munich s'est retrouvé confronté à un problème de logistique : près de 2000 personnes ont dû suivre l'assemblée générale de leur club préféré sur des écrans géants dans une tente installée à proximité du Dome. Au total, 7 152 personnes se sont déplacées pour assister au retour de « leur » Uli.


L'élection du président n'était que le sixième point (sur neuf) à l'ordre du jour. Avant cela, il y a eu le traditionnel discours du président, le quitus donné aux membres de la présidence, ou encore la présentation des différents chiffres et succès de la société anonyme FC Bayern AG (en gros, la branche football du club). En clair, le Rekordmeister a encore fait un chiffre d'affaires de malade : 626,8 millions d'euros, soit 20% de plus que l'an dernier (523,7). Le bénéfice net après impôts est lui de l'ordre de 33 millions ; en 2015, il était de 23,8 millions. Tous ces chiffres intéressent bien évidemment les membres présents à l'Audi Dome, mais en vrai, la tête est ailleurs. La soirée est placée sous le signe de l'émotion. Il s'agit d'abord de rendre un hommage appuyé à Karl Hopfner, président de 2013 à 2016, membre n°1938 du FC Bayern Munich. Un homme qui a consacré toute son énergie au club bavarois, durant trente-trois ans.

Élu à 97,7%


Et puis vint le moment que tout le monde attendait : le discours de Uli Hoeness, seul candidat à la présidence. Un discours dans lequel le champion du monde 1974 remercie les membres et les fans, dont les attentions l'ont beaucoup aidé quand il était en prison. « J'ai reçu 5500 lettres. Le week-end, j'étais enfermé jusqu'à 40 heures. Et j'ai parfois pleuré à chaudes larmes en lisant les lettres. » Puis Uli insiste sur le fait qu'il a tout fait pour réparer son erreur. Tonnerre d'applaudissements. Puis Uli insiste sur le fait qu'il a payé sa dette à la société. Nouveau tonnerre d'applaudissements. Enfin, Hoeness demande une deuxième chance aux membres, en promettant de ne pas les décevoir et de tout donner pour le club de sa vie. « Je ne regarde pas l'heure. Et si je dois travailler sept jours par semaine, je le ferai. Ma femme doit comprendre et le comprendra. J'aimerais être un lien entre vous et le club. J'aimerais être un lien entre le conseil de surveillance et le comité de direction. J'aimerais donner des conseils à tout le monde au sein du club. Quelqu'un qui s'occupe de tout le monde. Si les joueurs et les entraîneurs ont besoin de conseils, ils peuvent venir me voir. »


Le vote se déroule sans encombre : Uli Hoeness est élu à 97,7%. Un véritable plébiscite. Et quand il s'assoit à sa place de président, c'est tout le public qui se lève et qui l'acclame, en chantant «  Uli Hoeness, tu es le meilleur » . Il a fait de la prison ? Tout le monde s'en fout. L'essentiel, c'est qu'il soit de retour. Comme le dit un vieux proverbe suisse également très utilisé en Bavière, « l'église est de nouveau au milieu du village » . Et dès sa prise de fonctions, Uli montre qu'il n'a rien perdu de sa gouaille : « Les résultats atteints par la présidence sont juste dingues. Malheureusement, ces chiffres ne sont pas mis en valeur. Il y a d'autres clubs qui équilibrent leurs comptes avec l'aide d'un cheikh ou d'un oligarque... Chez nous, ça ne se passe pas comme ça. » S'il allume d'entrée de jeu au niveau international, le nouveau président n'en oublie pas pour autant le niveau local. « Leipzig a gagné 4-1 – nous avons enfin un deuxième ennemi aux côtés de Dortmund, il faut le dire. Et si l'on est honnête, la motivation que l'on a eue au cours de ces dernières années, il nous faut la tirer de nous-mêmes. Maintenant, nous avons quelqu'un à aller combattre. » Il n'y a pas de doute : le shérif est bel et bien de retour en ville. Pour le plus grand plaisir de la majorité des 284 021 membres du club, ainsi que des millions de fans à travers le monde.

Par Ali Farhat
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