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Udinese-Milan, vraiment de quoi s’inquiéter ?

Troisième et deuxième de Serie A la saison dernière, l’Udinese et le Milan AC s’affrontent cet après-midi avec un statut un peu similaire : celui de deux équipes qui démarrent clairement leur saison au ralenti.

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Sept mois. C’est le temps qui s’est écoulé depuis la dernière confrontation entre l’Udinese et le Milan AC. Ce jour-là, les deux équipes s’affrontaient pour le haut du classement. Milan s’était imposé en fin de match, en renversant la situation par Maxi López et El Shaarawy. Après quoi, les Rossoneri avaient lutté jusqu’au bout pour le Scudetto, finalement perdu aux dépens de la Juve, tandis que les Frioulans avaient dépassé au sprint la Lazio et le Napoli dans la course à la Ligue des champions. Un autre temps ? Un peu, oui. Car aujourd’hui, les deux clubs galèrent. Milan pointe à la 10e position, tandis que l’Udinese est 17e, avec un seul petit point au compteur. Surtout, c’est la manière qui inquiète. Le Milan AC s’est déjà incliné deux fois à domicile, contre la Sampdoria et l’Atalanta, et développe un (manque de) jeu qui inquiètent les tifosi. Pour l’Udinese, le problème est un peu différent. La formation de Guidolin joue, mais ne parvient jamais à tenir ses scores. En Europe comme en Serie A, les Bianconeri ont souvent mené au score, mais se font systématiquement rattraper, à tel point qu’ils sont encore à la recherche de leur première victoire de la saison. En gros : le perdant du match de cet après-midi risque fort de devoir rendre des comptes. Déjà.

Table rase

Pour Milan, jouer à l’extérieur est presque une aubaine. En effet, les statistiques du club rossonero à San Siro sont éloquentes : trois matchs (deux en Serie A, un en Ligue des champions), aucune victoire et surtout aucun but marqué. À l’inverse, leur seul déplacement de la saison s’est soldé par un succès, 3-1, sur la pelouse de Bologne. Une coïncidence ? On va dire que oui, pour le moment. Par contre, les résultats en demi-teinte du Milan AC n’ont rien d’une coïncidence. L’équipe a été totalement remaniée pendant l’été, on l’a suffisamment répété, et Massimiliano Allegri, le coach, continue de réclamer du temps. Et préfère ironiser en affirmant que le Milan AC compte « un point de plus que la saison dernière à la même époque » (les Milanais avaient débuté leur championnat par deux nuls contre la Lazio et l’Udinese, puis une défaite contre le Napoli). D’accord. Sauf que l’an dernier, Allegri pouvait s’appuyer sur ses hommes forts. Cette année, ils sont de moins en moins nombreux et bien peu semblent actuellement en mesure de pouvoir transcender l’équipe. Pire encore, les anciens, à l'instar d'Inzaghi, se dresse contre Allegri. L'altercation entre les deux hommes, jeudi soir, est la preuve de la tension qui règne actuellement à Milanello.

Après, Milan reste Milan. Une équipe qui a toujours su se renouveler après des fins de cycle, même si celle-ci a l’air plus compliqué à surmonter que prévu. Pourquoi ? Parce que le club de via Turati a mal négocié le passage de témoin. Une fin de cycle est une fin de cycle, on n’y peut pas grand-chose. En revanche, on peut anticiper, on peut garder des cadres dans l’équipe (et ne pas faire partir Nesta, Gattuso, Zambrotta, Seedorf et Inzaghi la même année) et faire venir des jeunes prometteurs. Pas des joueurs comme Zapata ou Bojan qui, en toute honnêteté et avec tout le respect pour eux, n’apporteront rien au Milan AC sur le plan de l’avenir. Mais bon, rien ne sert de refaire l’histoire. Les choses sont désormais telles qu’elles sont, et peut-être faut-il juste laisser du temps à Allegri, même si le coach est menacé. Avec tout son effectif à disposition (Pato, Robinho, Montolivo) et quelques jeunes qui montent (De Sciglio, El Shaarawy), le onze est loin d’être dégueu. Même si les tifosi ont le droit de se poser une question : dans cette démarche de renouvellement, n’aurait-il pas fallu également renouveler l’entraîneur, et mettre sur le banc un coach qui démarre lui aussi un nouveau cycle ?

Toto en train de se réveiller

Cette même question se pose pour Francesco Guidolin. D’ailleurs, l’entraîneur de l’Udinese, lui-même, se l’est posée. À la fin de la saison dernière, après avoir accroché pour la deuxième fois consécutive une place qualificative pour la C1, l’entraîneur, exténué, s’est pris quelques jours de réflexion. Finalement, Guidolin est resté. Mais après la deuxième élimination d’affilée au tour préliminaire de la Ligue des champions, l’ancien technicien de Monaco s’est demandé s’il avait pris la bonne décision. Et les premiers résultats en championnat confirment ce doute. L’Udinese a d’abord perdu contre la Fiorentina (en encaissant un but à la dernière minute), s’est ensuite faite rouster par la Juve (en se faisant exclure son gardien à la 10e minute) et a enfin concédé un nul à Sienne (après avoir mené 2-0 dès la 5e minute). Un début qui a de quoi inquiéter, certes, mais pas plus que ça. En effet, à Udine, il y a la jurisprudence 2010-11. Cette saison-là, l’Udinese débute son championnat par une série de quatre défaites consécutives, dont un sévère 0-4 à domicile contre la Juve. Pourtant, Guidolin n’est pas viré. Bonne idée.

Son équipe, emmenée par le duo Di Natale-Alexis Sánchez, va effectuer une incroyable remontée au classement, et finit par accrocher la 4e place qualificative pour le tour préliminaire de la C1. Mais cette saison, l’entraîneur préfère revoir ses ambitions à la baisse. Une stratégie pour donner un coup de pied dans le postérieur de ses joueurs ? Peut-être. « L’Udinese doit jouer avec l’idée du maintien en tête, déclarait-il juste avant le match contre Sienne, dimanche dernier. Nous devrons désormais être tous concentrés dans cette nouvelle réalité. » Réaliste ? Roi du bluff ? Alarmiste ? Dans tous les cas, Guidolin sent que son équipe a besoin d’engranger de la confiance pour lancer sa saison. Et le match nul obtenu in extremis contre l'Anzhi, jeudi, pourrait aider à cela. Lancer sa saison : c’est également ce dont a besoin Toto Di Natale. De fait, on est pour le moment loin de l’Udi-Natale habituelle : le buteur n’a inscrit que deux des sept buts inscrits par son club, même s'il vient de planter son premier but décisif de la saison, justement contre l'Anzhi. Or, on le sait, une Udinese qui gagne, c’est forcément avec un Di Natale qui marque. La venue du Milan AC pourrait donc lui être salutaire : lors des cinq dernières fois où Toto a croisé le maillot rossonero, il a planté cinq buts. Ce serait bête de s’arrêter en si bon chemin.

Eric Maggiori
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C est 2 clubs sont un peu a l image des resultats Italien sur la scene Europeene. .. En baisse est a l horizon rien de bon pour les 2 equipes et le foot rital.
le 11 milanais est peut-être loin d'être dégeulasse mais ce qu'il manque c'est vraiment un créateur ! d'accord montolivo peut le faire mais son poste ça reste quand même milieu gauche et depuis le début il est blessé.. je le répète il aurait fallu tenter de recruter un jeune meneur.
concernant l'Udinese ça va pas être facile non plus, ils ont du jeu mais des individualités comme sanchez, isla ou asamoah sont parties depuis. donc pas dans les 4 premiers je pense
Perso ce qui m'irrite le plus dans cette nouvelle gestion (à part les recrues inutiles, même si bon de temps en temps parmi elles se cache un Nocerino ou un Boateng) c'est l'obstination d'Allegri dans certains cas... Emmanuelson en attaque par exemple. Il a joué une seule fois en tant qu'arrière gauche et a fait un super match, pourquoi ne pas réessayer? Deuxième obsession avec El shaarawy qui ne joue jamais dans son vrai poste (à gauche dans le 433): on a vu tout ce qu'il pouvait faire avec les -21 italiens, et lorsque enfin allegri se décide à jouer en 433 il le met... À droite! Au profit d'emmanuelson!! Et qui joue arrière gauche? De sciglio, le droitier! Ça ne serait pas plus simple de laisser à chaque joueur son rôle naturel, en essayant bojan à droite de l'attaque (tiens, un autre rôle naturel!)?
@hellone.
Tu as raison ce qu'il manque au Milan, c'est un vrai meneur de jeu surtout vu leur schéma tactique. Ou alors, il faudrait changer de système et avoir des meneurs excentrés/ailiers!
Enfin, je ne sais pas trop. Cette équipe a quand même de la gueule sur le papier, ils ont encore pas mal de bons joueurs mais c'est une sacré transition que de perdre Silva, Ibracadabra, Nesta, Pippo, etc.
Ils devront s'appuyer sur leur centre de formation. Mais bon cette saison s'apparente à une saison de transition.
maxlojuventino Niveau : Ligue 1
je rebondis sur ce qu'a dit Hellone, car en effet le Milan manque d'un meneur de jeu et justement j'ai regardé le dernier match de l'Inter contre le Rubin et j'ai vu un Cassano plus que jamais meneur de jeu. La passe qui amène le premier but est un bijou...

En voyant ça, je me suis dit que franchement Milan avait bien merdé dans cette histoire, autant le venue de Pazzini est loin d'être une mauvaise idée mais laisser partir le seul joueur de l'effectif qui pouvait apporter du génie, c'est aberrant...
Objectif de Guidolin pour la saison : le maintien.
Objectif de l'Udinese pour le match d'aujourd'hui : finir à 11.
Pour mémoire, contre Sienne aussi l'Udinese a joué presque tout une mi-temps avec un joueur en moins.
Montolivo, De Jong, Boateng ont tous une bonne vision de jeu.
Quand vous dites qu'il manque un meneur, Milan l'avait avec Merkel mais Milan l'a... Vendu...
Parait il que le club veut faire confiance aux jeunes...
Emanuelson est un latéral gauche de formation effectivement. Antonini est pas degueu depuis le début de saison et j'attends vraiment de voir à l'œuvre Didac Vila la recrue fantôme de l'AC.
El Shaarawy aime jouer à gauche et l'a encore répété récemment, Pazzini est un 9 à l'ancienne et à droite Boateng ou Bojan font l'affaire.
Montolivo je le préfère dans l'axe avec un rôle à la Kaka. Cette équipe serait ambitieuse avec 2 costauds pour récupérer le cuir comme De Jong et Nocerino.
On aura l'occasion de voir Zapata/Mexes dans l'axe tout à l'heure ce qui risque d'être la paire titulaire (avec Acerbi).
C'est l'heure du réveil pour Milan pour la dernière d'allergie probablement.
L'iPhone qui me corrige Allegri par allergie... Comme quoi...
De jong, Boateng et Montolivo ont une bonne vista d'accord. Mais ce sont pas des meneurs de jeu comme aurait pu l'être cassano.
Et je te rejoins sur Merkel, Milan aurait jamais du le revendre. Ce joueur, c'est une vrai pépite.
Et puis Milan qui dit vouloit miser sur les jeunes c'est un beau discours mais... Paloschi au Chievo, Merkel au Genoa, Albertazzi je sais pas où, Strasser joue pas, etc.

A part De Sciglio, aucune jeune n'a vraiment sa chance. Et je le répète, Milan a un bon 11. Mais quand tu vois que sur le banc, il y a ou aura Acerbi, Traoré, Constant etc. C'est très trop léger
Pendant ce temps-là, Ganso...
Bon ben finalement l'Udinese a fini à 11 ... ^^
Il Ragno Nero Niveau : CFA2
Euh, juste un truc concernant Emanuelson. Je ne l'ai pas vu assez jouer depuis qu'il a quitté l'Ajax, mais, même s'il est vrai qu'il est latéral gauche de formation, il ne faut pas oublier qu'il était tellement mauvais à ce poste qu'il ne s'est imposé que comme ailier gauche dans l'inamovible 4-3-3 amstellodamois. Et pourtant, c'est pas la rigueur défensive qui caractérise les latéraux ajacides, cf. van der Wiel, jamais déplacé de son poste de latéral droit malgré ses carences défensives. Donc Emanuelson de retour au poste d'arrière-gauche, en Serie A qui plus est, pour moi, c'est au choix, de la science-fiction ou un remake de Titanic !
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