Tu sais que tu es pour l'OL quand...

On évoque souvent la ferveur des publics marseillais, parisien, lensois ou stéphanois. Et le supporter de Lyon, c'est de la rosette peut-être ? Bon ok, il n'a pas les chants les plus classes de L1 mais question football, il en a vu passer des Sassus, des Elber, des Deguerville et compagnie. Allez zou, portrait-robot.

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- Ta saison se termine toujours quelque part entre un huitième et un quart de Ligue des Champions.

- Tu sautes parce que tu es « Lyon-nais-ouais ! » , même si tu trouves que c'est franchement la honte.

- Après une défaite, ce que tu redoutes le plus, c'est encore la déclaration d'Aulas ou un communiqué du club sur olweb.fr. Marche aussi après une victoire ou un match nul.

- A partir du second titre de champion, il a fallu craquer de plus en plus de fumis les soirs de fête pour cacher la Place des Terreaux à moitié vide.

- Tu as appris à apprécier la saveur d'un titre dans le salon d'un Novotel de l'Yonne autour un mousseux un peu tiédasse.

- Tu connais par cœur la grille des programmes d'OLTV.

- Tu en arrives à justifier la construction d'OL Land. A contrecœur.

- Tu aimerais bien savoir ce que sont devenus René la Canne et Tony la Mascotte.

- Tu continueras de défendre Raymond Domenech jusqu'au bout, seul contre tous.

- Tu es prêt à porter plainte à chaque fois que tu entends envoyer du Cavegoal pour peu que Cavenaghi marque. Le seul, le vrai s'appellera toujours Alain Cavéglia.

- Tu as passé trop de dimanches après-midi à guetter la rediff' du match de la veille sur TLM rien que pour entendre Bernard Lacombe fumer l'arbitre et les joueurs lyonnais : « Duhamel, il voit rien ! Un chien ! C'est un chien qu'on va lui acheter à Duhamel ! » , « Non, Flo' (Malouda) ! Non ! C'est pas dans l'axe que tu dois jouer ! T'as pas la technique pour aller dans les petits espaces ! Faut que tu restes sur ton côté, mon grand ! » , « Non, mais on fait quoi en défense, là ? On est pas bien, Richard, je te le dis, on est pas bien ! Isabey, il fait 1m20 et on le laisse placer une tête ! » .

- Tu en veux quand même un peu au même Lacombe d'avoir foutu la carrière de Roland Vieira en l'air pour une histoire de nuque trop longue ou de n'avoir pas cherché à retenir Frédéric Kanouté.

- Tu as cru dur comme fer à la fin de l'été 97 que Joseph-Désiré Job serait le plus grand attaquant de tous les temps.

- Tu racontes à tout le monde que tu t'es retrouvé seul avec Dhorasoo devant un film coréen dans une des salles minuscules du CNP Bellecour, tu as discuté saison lyrique avec Boumsong à l'Auditorium, tu as bu quelques verres de trop pas très loin de Govou, que tu as commandé un tartare au Caveau à une table de François Clerc ou que tu as fait la queue au Carrefour d'Ecully juste derrière Cris.

- Ce que tu retiens du passage de Tony Vairelles à Lyon, c'est son départ et cette partie de Jean Jaurès réservée aux membres de la famille désertée du jour au lendemain.

- Tu sais qui est Guy Genet.

- Tu as manqué de pleurer de joie le jour où Bruno Génésio est revenu dans la maison lyonnaise.

- Tu te marres chaque été dès que revient l'évocation d'un possible transfert de Govou, même si tu flippes aussi un peu à l'idée que ce soit la bonne cette fois.

- Tu suis la saison de l'ESTAC, de l'AC Ajaccio et de Lecce, tout ça parce que Grégory Bettiol, Julien Vialle et Bryan Bergougnoux y jouent.

- Tu trouves que le vert est la plus horrible des couleurs. Sauf les soirs où tu vas à l'Astroballe.

- Personne ne comprend pourquoi tu boycottes les cafétérias Casino.

- Tu trouves que Benjamin Biolay, l'Affaire Louis Trio et Rachid Taha, c'est quand même autrement plus classe que Mickey 3D, Sliimy et Bernard Lavilliers.

- Depuis deux saisons, tu estimes qu'il faut en finir avec la filière lilloise et que tu ne veux plus jamais voir un ex-Dogue enfiler un maillot lyonnais. A l'exception d'Adil Rami, de Yohann Cabaye et d'Eden Hazard.

- Tu continues d'acheter Le Progrès dans l'espoir d'y trouver un portrait de plus –le 427ème ou le 428ème, tu ne sais plus– de Christian Lanier consacré à Jérémy Toulalan, “l'infatigable”.

- Tu ne comprends toujours rien aux notes que le Cahier Sports du Progrès accorde aux joueurs le dimanche matin. A part Berthod une fois contre Sochaux ou Piquionne contre l'ASSE, tu ne te souviens pas avoir vu un joueur ramasser une note inférieure à 2/5.

- Depuis 1996, tu es pour le dépôt d'un projet de loi contre les démonstrations de joie d'après-victoire un peu trop outrancières. Depuis ce mille-pattes messin en fait, paradant de manière atroce et complètement indigne devant la génération maudite de l'OL (Maurice, Laville, Anselmini, Giuly, Deplace), dépossédée par Marc Batta du titre qu'elle méritait.

- Tu réclames des preuves à chaque fois que tu entends dire qu'Alain Perrin a entraîné l'OL.

- En plus d'olweb.fr, tu places boursorama.com dans tes favoris, histoire de garder un œil sur le cours de l'action OL Groupe.

- Pour les matchs de Ligue des Copains du dimanche matin, tu préfères taire l'existence de ta collec' de maillots Justin Bridou, Pathé ou Tickets Resto et ressortir ton gris Atari, so geek.

- Tu te souviens ce que tu faisais le soir où tu as appris le décès de Marc-Vivien Foé.

- Tu te souviens aussi ce que tu faisais le jour où tu as appris que Grégory Coupet s'était ouvert la main gauche en montant une étagère en alu dans son garage.

- Des années après avoir annoncé le sacre de Benzema, tu préviens la terre entière que tu as vu le nouveau Trezeguet dans les courses dégingandées de Yanis Tafer. Pile quinze ans après avoir prophétisé avec Lacombe que, dans les pas de Florian Maurice, il y avait le “Van Basten du futur” : Cédric Bardon.

- Une fois que l'OL est éliminé en huitièmes de Ligue des Champions, tu reportes tous tes espoirs sur la campagne européenne d'OL Féminin.

- Une fois que l'OL Féminin est éliminé en demies de la Coupe UEFA féminine, tu sais qu'il te restera toujours la CRO Lyon Boules pour fêter une victoire en Coupe d'Europe en fin de saison.

- Plutôt que de verser ton écot dans un OL Café ou de réserver une table au Répu' les soirs de match, tu préfères encore te réfugier dans les derniers rades où les vieux s'en prennent aux joueurs “surpayés” au moindre raté et profitent de l'occasion pour rappeler que les beautiful losers des 70's, les Chiesa, Di Nallo, « ça c'étaient des joueurs ! » .

- Tu n'en finis plus de regretter le vieux Stade de Gerland, celui d'avant la modernisation de 1998, avec ses virages ouverts aux quatre vents et ses guérites qui offraient des places à 35 francs. Du temps où tu allais admirer d'un peu plus près les passes de velours de Gava, t'en prendre à Cocard en pré-retraite ou entendre une grande gueule railler Marcello, sommé de choisir « entre le boulot et le bistro ! » .

- Tu n'as pas besoin de Google Maps pour situer le Stade Juninho, le Stade Grégory Coupet, le stade Marc-Vivien Foé, le Stade Sonny Anderson ou le Stade Jean et Youri Djorkaeff.

- Une fois passé du côté de la vie active, tu désertes le Virage Nord pour mieux admirer l'agitation des Bad Gones depuis Jean Bouin. En attendant de payer enfin l'ISF et te trouver une place bien au chaud en Jean Jaurès.

- Tu aimerais bien qu'un Ministre de l'Intérieur monte enfin au créneau pour réclamer la dissolution des groupes de supp' avec des noms tout pourris. Non, parce que les Gastrogones, quoi...

- Pour éviter de piétiner une demi-heure devant l'entrée du métro B en fin de match, tu préfères encore perdre cette même demi-heure au comptoir du Ninkasi avant de tenir enfinta pinte d'après-match.

- Tu désespères régulièrement de ne toujours pas trouver sur Youtube la pub dans laquelle Eric Deflandre jonglait au milieu d'un rayon fruits et légumes pour une chaîne locale de produits frais.

- Il t'arrive d'être hypnotisé par Cécile Siméone quand elle reçoit des joueurs sur son canap' d'OL Room –son jeu de jambes, sa façon de se recoiffer toutes les trente-deux secondes et ses questions impertinentes avec des bouts de réponse dedans : « Et toi Michel (Bastos), tu regardes beaucoup la télé ? Moi, j'aime bien... Ca me fait comme une compagnie » .

- Des années après avoir rougi de honte devant les blagues du duo Barth'-Serge Collonges dans “OL System”, tu souris maintenant aux vannes que le premier envoie au second à longueur d'émissions.

- Tu as les yeux embués et la gorge serrée à chaque fois que tu entends Juninho depuis son exil au Qatar répéter que, oui, promis-juré, il reviendra un jour à l'OL.

- Tu n'en reviens toujours pas d'avoir revu Claude-Arnaud Rivenet jouer au consultant technique et Jean-Christophe Devaux présenter, tout tremblant d'émotion, les plans de sa future baraque devant les caméras d'OLTV. Au fait, il devient quoi Frédéric Patouillard ?

- Tu t'es demandé si, toi aussi, tu n'allais pas faire le 32 40 et dire « Armée de terre » à force de voir jouer Coupet, Pierre Laigle et Christophe Delmotte.

- Tu t'es dit que, comme Greg Coupet, tu aurais demandé à madame et aux gamins de monter dans le Scénic pour ne plus avoir à supporter les provoc' de Barthez pendant la préparation à Tignes en 2006.

- Tu t'es dit aussi que, comme Greg Coupet, tu aurais fait demi-tour si Joël Bats te l'avait demandé.

- Tu as trois regrets : 1. Ne pas avoir vu les rumeurs d'arrivée de Guardiola ou de Trezeguet se concrétiser ; 2. L'absence de sextape circulant sur le web après la partie fine organisée par Wiltord dans les chambres du Sofitel, 24 heures avant de glaner un sixième titre contre Rennes ; 3. Ne jamais avoir poussé les portes du salon OL Coiffure du temps où il trônait Place Bellecour.

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