Tu sais que t'es nouveau en Bleu quand ...

Laurent Blanc a décidé de faire l'impasse sur les passagers du « bus de la honte » pour le match amical en Norvège de début août. L'occasion de voir des nouveaux et des revenants.

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- Avant d'aller au point presse, tu a bien assimilé la phrase que t'as soufflé le chargé de communication : « Ce n'est pas ton rôle de commenter ce que d'autres ont fait » . A la fin, comme tu constates que tu peux la lâcher quatre, cinq fois de suite sans que personne ne trouve ça stupide. Tu te dis que tu vas peut-être t'en servir aussi en club.


- Tu essaies de te présenter comme l'exact opposé de Nicolas Anelka. Pas de survêt relevé. Pas de Quick. Il suffit donc juste d'avoir un peu de classe.

- Avant de rentrer dans le bus, tu prends bien soin de demander si personne n'a l'habitude de prendre la place où tu comptes te poser.

- Tu as beau être légèrement blessé ou en totale méforme, tu assures à qui veut l'entendre que tu pètes le feu. Ce n'est pas tous les jours qu'une si belle occasion d'être en sélection se présente.

- Comme tu n'as pas bien saisi qui est le nouveau président de la Fédération, tu ne parles que de Laurent Blanc. Coup de bol, « Président » c'est aussi son surnom.



- Pour éviter de voir la presse parler de clans, dès que tu dis quelque chose à ceux qui sont près de toi, tu t'empresses d'aller le répéter à tous les autres.

- Tu as déjà sommé ton agent de marquer "International" sur ton CV. On sait jamais, ça ne se représentera peut-être pas.


- Si, lors du premier jour du rassemblement, tu sens mal les choses, tu es prêt à simuler des maux de ventres pour quitter les lieux.


- Tu as brûlé ton casque Beats de Dr Dre. Tu as aussi brûlé ton iPod. Pas question de passer pour un joueur prétentieux. Par sécurité, tu commences même à renier le rap.

- Tu as appris la Marseillaise par cœur. Et ça t'a bien fait chier d'ailleurs.


- Tu t'es démerdé pour choper le 06 de Roselyne Bachelot. Comme ça, s'il y a quoi que ce soit, tu pourras adresser ton mot d'excuse en direct.


- Tu guettes l'arrivée de David Astorga. Histoire de sympathiser avec lui, de lui assurer que jamais, au grand jamais, tu ne lui feras un doigt d'honneur. Et que tu serais pas contre un portrait sympa, toi aussi.

- Avant, la grève, les reportages télé sur les quais SNCF pour les JT, ça te faisait sourire. Va savoir pourquoi, maintenant, tu l'assimiles au mal absolu.

- Même si les mondialistes ne sont pas encore de retour, tu t'entraînes déjà à éviter les claques que tu pourrais te prendre dans la nuque.


- Après l'entraînement, tu cours pour signer des autographes. Tu ne peux d'ailleurs t'empêcher de constater qu'il y en a toujours un pour te faire signer sur tout et n'importe quoi. Comment ça il est de la maison ? Ah c'est lui, Henri Emile ?


- Lorsqu'une fille vient te parler, tu lui demandes systématiquement sa pièce d'identité. Même si c'est Isabelle Moreau.


- Dès que tu mets un pied à Clairefontaine, tu coupes ton portable, tu cesses de parler à tes amis, à ta famille, à ton agent. C'est le meilleur moyen de ne pas être la nouvelle taupe.

- Tu ne peux pas t'empêcher de dire à Blanc que son rôle lui allait à ravir dans « Les Yeux dans les Bleus » . Et tu comprends pas vraiment pourquoi il prend plutôt mal la chose.

- Pour être sûr de revenir en Bleu, tu déclares à qui veut bien l'entendre qu'il s'est passé quelque chose avec ceux qui étaient du déplacement en Norvège. Qu'un groupe est né. Par contre, malin, tu évites le classique « le groupe vit bien » pour rester crédible.

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