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Trop à perdre

Trois jours avant la réception de Bordeaux, Paris accueille ce soir le Maccabi Tel-Aviv pour son entrée en Europa League. Un match en forme de répétition générale, dont la principale attraction sera le retour d'Albert Baning au Parc. Un match piège donc.

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« Paris est de retour ! » , « Enfin du spectacle au Parc ! » , ou encore « le meilleur quatuor offensif de Ligue 1 » , au lendemain de la victoire face à Sainté, les superlatifs ne manquaient pas. Un petit match seulement, qui plus est face à la faible défense stéphanoise, avait suffit pour enflammer certains observateurs. C'était d'ores et déjà écrit, cette saison serait celle du PSG. Chaque année la même rengaine... Et puis dimanche dernier c'est le drame. Une à une, le révélateur lillois surligne toutes les carences de la copie parisienne. Bilan de la purge : trois occasions nettes, toutes sur coup de pied arrêté. Fin de l'illusion pour certains, confirmation pour d'autres. Si Antoine Kombouaré est parvenu à prendre son point contre un LOSC sous Prozac, il a surtout prouvé que son animation offensive était encore en rodage. Non, ce PSG 2.0 n'est pas si avancé que ça. Oui, il doit prendre ce barrage d'Europa League au sérieux.

Un match à double-enjeu

Le comptable du PSG est formel. Une élimination à ce stade de la compétition creuserait un trou béant dans son bilan de fin d'année. Des billets gratuits pour les femmes et des "packs famille" à moitié prix, pour un Parc à moitié vide. Le "plan Leproux" a un coût, qu'une sortie de route prématurée en coupe d'Europe rendrait vite insurmontable. Du coup, Kombouaré est bien emmerdé. Au-delà du Maccabi Tel-Aviv, il sait que c'est surtout la réception de Bordeaux dimanche prochain qu'il joue ce soir. Lui qui, pour l'occasion, avait prévu de se saper en Mateja & Jean-Eudes, va surement devoir ressortir le costard Luis Nenê pour plier l'affaire. Être chic, tout en restant cool. Faire tourner, mais pas trop, juste assez pour que personne ne s'en aperçoive. Ainsi, Edel et ses contrôles du tibia devraient remplacer Coupet dans les buts, les trois poumons de Clément prendre le relais du pacemaker de Makelele, et les toutes petites jambes de Ludo Giuly suppléer celles de Sessegnon sur l'aile droite. Solide durant tout le voyage dans le Nord, la défense parisienne n'est modifiée que par le retour de Sylvain Armand côté gauche. L'occasion aussi d'observer ses premiers pas derrière le Brésilien au strap nasal, quatre jours après un Ceara plutôt convaincant dans ce rôle. Car si le résultat est important, ce soir la manière l'est tout autant. Le mot d'ordre, ne pas gripper la machine.

Un peu plus qu'un sparring-partner

Entre temps, Antoine Kombouaré a fait ses devoirs. Il a analysé le parcours récent de son adversaire, et a sérieusement stressé lorsqu'il s'est penché sur le tour précédent. «  J'ai vu les deux matchs contre l'Olympiakos et j'ai envoyé quelqu'un le week-end dernier pour leur match contre l'Hapoël. Je ne pense pas que nous soyons favoris, je pense surtout que ça va être deux matchs de Coupe très difficiles » , a-t-il rappelé hier en conférence de presse. Un peu d'inquiétude, et beaucoup d'esbroufe. Toujours est-il que pour tomber l'un des deux géants grecs, le Maccabi Tel-Aviv y est allé au courage. Le glaive à la main et les tripes au soleil. Un état d'esprit commando, qui pourrait bien surprendre ses ouailles, mais dont le coach parisien tient à s'inspirer. « Nous nous sommes battus comme des malades pour la jouer (l'Europa League, ndlr), et il ne faut surtout pas la galvauder » , lance-t-il, comme directement adressé à ses joueurs. Une fois passée la mise en garde, histoire de définitivement les gonfler à bloc, "Casque d'Or" peut toujours leur montrer l'effectif du récent troisième de la Ligat Toto... « Hey les gars, Nivaldo et Albert Baning, ça vous parle ? » . Effet garanti.

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