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Trois hommes et un couloir

Un mois et demi après la finale de l’Euro perdue contre le Portugal au stade de France, l’équipe de France est de retour et se prépare tranquillement à commencer sa campagne de qualifications pour la Coupe du monde 2018. Entre certitudes et une question devenue centrale : qui va dévaler sur le couloir gauche des Bleus ?

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Comme souvent, il sera sur son canapé, devant sa télé et va attendre. Layvin Kurzawa est catégorique : « J’ai l’habitude de ne pas y être. Donc si j’y suis, ce sera une grande satisfaction. » Il ne peut donc qu’y avoir une bonne surprise ou, au maximum, une déception de plus. Voilà maintenant près de deux ans qu’il est attendu, deux ans à se repasser les images de ses deux uniques sélections en équipe de France en novembre 2014. À cette époque, Kurzawa cavalait sur le côté gauche de l’AS Monaco, était titulaire dans son club et s’apprêtait à disputer quelques mois plus tard un quart de finale de C1 contre la Juventus (1-0, 0-0). Ce qui n’a pas changé en deux ans, c’est la concurrence. Lucas Digne était déjà là et Patrice Évra n’avait déjà plus rien à prouver pour pouvoir venir jouer le « Tonton » chez les Bleus. Aujourd’hui encore, ils sont trois pour deux places sur les fiches de Didier Deschamps même si les cartes ont été rebattues : au-delà du totem d’immunité accordé à Évra pour tout ce qu’il a apporté à l’EDF, Digne a filé au Barça, et Kurzawa a commencé à gratter une place de titulaire au PSG où il a déjà claqué trois buts lors des trois premières rencontres officielles de la saison. Alors, on fait quoi ?

Tonton flingué ?


Depuis le 10 juillet dernier, le temps a fait son job pour sécher la tristesse. Certaines images, elles, sont restées à l’heure où le recul permet d’établir un certain bilan dépoussiéré d’émotions. Que faut-il retenir de l’Euro de Patrice Évra ? Faut-il conserver davantage le poids du statut (80 sélections) à la copie des performances ? Oui, le championnat d’Europe livré par le défenseur de la Juventus a souvent inquiété dans son placement, son penalty concédé en ouverture contre la Roumanie (2-1), son coupé décalé contre l’Irlande et ses largesses contre l’Allemagne (2-0). Comme un cadre qui tient son rang, sans plus, et dont le cas est aujourd’hui débattu au-delà de son côté chef de troupe, ambianceur de soirée et grand frère. « Je pense qu'on peut retenir ces deux facettes, car il a parfaitement rempli le rôle de leader que lui avait assigné Didier Deschamps, pose Stéphane Moulin, l'entraîneur d'Angers. Après, je pense qu'il est temps de passer à autre chose maintenant. » Évra est l’un des hommes de confiance de Deschamps, cela ne changera probablement pas, et le sélectionneur sait aussi qu’il peut partir à la guerre avec celui qu’il a porté au plus haut niveau avec l’AS Monaco. Mais cela passe par des performances et un statut de titulaire. C’est une question de logique et de respect de parole, là où Deschamps avait préféré Digne à Kurzawa à cause du « manque de temps de jeu » de l’ancien Monégasque à Paris.

Kurzawa, le bouffeur d’espaces


Il faut donc regarder naturellement les alternatives. Qu’on se le dise, au-delà de ses performances, si Patrice Évra est encore là, c’est que l’alternance n’a pas encore vraiment fracturé la porte d’entrée. « On se retrouve avec deux joueurs, Digne et Kurzawa, qui vont se battre pour une place maintenant. Kurzawa est pour moi plus intéressant, c'était déjà mon choix avant l'Euro et il est maintenant devenu titulaire devant Maxwell, ce qui n'est pas rien. Il apporte davantage dans le jeu, même si les deux sont d'excellents contre-attaquants, il est costaud dans les duels, le jeu de tête et il est surtout décisif » , complète Moulin. Barré au PSG, plutôt costaud avec la Roma l’an dernier, Digne a été embarqué par Deschamps à l’Euro après la blessure au genou de Benoît Trémoulinas à Séville et qui n’apparaît aujourd’hui que comme un recours de dernière minute. Le voilà aujourd’hui à Barcelone où ses premières copies ont rassuré une presse espagnole hyper critique après son recrutement et sa présentation foirée au Camp Nou. Son statut le laisse donc arriver en pole, et ce, malgré la forme actuelle de Kurzawa qui souffre surtout de l’image laissée par son passé chez les Espoirs. On parle pourtant d’une simple erreur d’un gamin qui pourrait apporter un profil que les Bleus n’ont pas : excellent défenseur, utile à la construction, décisif et surtout gros bouffeur d’espaces. Didier Deschamps n’attendait plus que de le voir sur un terrain plutôt que sur un banc. C’est maintenant chose faite, reste à attendre les choix.

Par Maxime Brigand
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