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Tremble, coefficient français !

Et si, la saison prochaine, les clubs français ne se battaient plus que pour deux tickets pour la Ligue des champions, dont un seul donnant directement accès à la phase de poules ? C’est la menace qui plane, alors que se joue actuellement une lutte féroce à trois au classement UEFA des pays entre le Portugal, la France et la Russie…

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La manière dont sont attribués les tickets européens est connue : pays membre de l’UEFA par pays membre, on regarde les résultats obtenus par les clubs qualifiés les cinq dernières saisons et on répartit les lots. Pour les pays les plus performants, on refile sept sésames : quatre pour la Ligue des champions, trois pour la Ligue Europa. C’est l’Espagne actuellement qui domine outrageusement ce classement européen, avec un total de 90,427 points avant les matchs européens de cette semaine. Puis viennent l’Allemagne (71,320 points) et l’Angleterre (68,534 points) qui complètent ce podium. Ces trois pays ont sept tickets, les trois suivants six tickets, puis à partir de la septième place il n’y a plus que cinq tickets (dont deux seulement pour la Ligue des champions), etc. C’est dire si la marche est importante entre la sixième et la septième place. Comme de passer d’une division à une autre. Or, la France est actuellement sixième et est de plus en plus menacée par la Russie, septième. Le duel est féroce, ou plutôt la bagarre à trois, puisque le Portugal, cinquième, est également concerné. Derrière l’Italie, confortable quatrième (65,439 points), on retrouve ainsi le Portugal avec 48,748 points, la France avec 48,248 points et la Russie avec 47,682 points. Trois nations qui se tiennent en à peine plus d’1 point, soit la différence d’un match nul… Essayons d’y voir un peu plus clair sur cette bataille du ventre mou de l’Europe et ses enjeux.

Comment le barème est-il établi ?

Depuis que les phases de poules ont débuté en C1 comme en C3, chaque équipe remporte 2 points en cas de victoire et 1 en cas de nul. Lors des tours préliminaires de l’été, c’est moitié moins. Des bonus de 1 point sont attribués ensuite à chaque tour de qualification passé : 16es de finale, 8es de finale, quarts de finale, demi-finales et finale. Avec ceci, on compose un coefficient qui évolue après chaque journée disputée. À la fin de la saison, on fait les comptes finaux et on distribue les places européennes en fonction du classement. Très concrètement, la France, qui était cinquième jusqu’alors, a été devancée par le Portugal à l’issue de la saison 2011/2012. Dès la saison suivante 2012/2013, le troisième de L1, qui recevait auparavant une invitation pour disputer les barrages de Ligue des champions, a eu à disputer un tour préliminaire de plus. Pour les clubs portugais, c’est l’inverse. Un état de fait qui dure encore aujourd’hui, car depuis ce changement au classement, c’est le statu quo entre les deux : le Portugal a conservé sa cinquième place devant la France. Jusqu’à la saison dernière, la France était seulement contrariée de s’être fait doubler par le Portugal, avec pour sanction ce troisième tour préliminaire de C1 en plus pour le troisième de la L1. Mais désormais, la Russie menace aussi de doubler la France et de lui refiler sa septième place. En fait, l’écart ne cesse de diminuer depuis trois saisons. Huitième en 2013, la Russie est passée devant le voisin ukrainien l’année suivante et profite d’une grosse régularité depuis, avec le Zénith pour locomotive, à l’image du PSG pour la France.

Que risque la France si elle perd une place ?

L’enjeu est grand pour le football français. S’il est devancé au classement par son homologue russe à la fin de cette saison, il n’y aura donc plus que deux tickets pour la C1 en jeu lors de la saison 2016/2017 de Ligue 1. Le champion de France 2017 continuerait de se qualifier pour la phase de poules de la Ligue des champions, mais seul son dauphin pourrait l’y rejoindre, et en entrant en lice seulement à partir du troisième tour préliminaire. Pour le troisième du classement national, ce serait directement la Ligue Europa. En clair, on ne serait pas tellement mieux loti que la Belgique ou la Suisse… De quoi vraiment valider le sentiment des pessimistes qui considèrent qu’on est devenu une nation mineure du football sur le continent.

Quelle est la tendance depuis le début de saison ?

Dans cette lutte à trois, c’est pour l’instant extrêmement serré. Les deux compétitions confondues, depuis le début des tours préliminaires, on compte 15 victoires pour chacun des trois pays ! Les clubs portugais en sont à 15 victoires, 5 nuls et 10 défaites ; les Français, 15 victoires, 10 nuls, 11 défaites ; les Russes, 15 victoires, 11 nuls et 6 défaites. Avec un avantage pour la France : elle est toujours au complet, et compte pour l’instant toujours un représentant en plus par rapport aux deux autres (d’où le nombre supérieur de matchs dans son bilan). Ils sont six clubs de Ligue 1 présents sur la scène continentale (PSG et Lyon en C1, Monaco, Marseille, Saint-Étienne et Bordeaux en C3), contre cinq clubs de Liga Sagres (Benfica et Porto en C1, le Sporting, Braga et Belenenses en C3, tandis que Guimarães s’est fait sortir dès cet été de la Ligue Europa) et cinq de Premier League russe (Zénith et CSKA en C1, Krasnodar, Kazan et le Lokomotiv en C3).

Ça se profile comment ?

Franchement, la France peut tout aussi bien se retrouver à gagner une place en récupérant celle du Portugal, comme en perdre une de nouveau au profit de la Russie. Ça va se jouer à rien. La France avait même provisoirement gagné une place au sortir de l’été, avant de constater avec inquiétude les bons résultats des équipes russes, lesquelles ont rattrapé une bonne moitié de leur retard sur leurs homologues français lors des deux dernières journées de C1 et C3. Avant les matchs de cette semaine, les trois pays comptent chacun trois qualifiés virtuels : Benfica, Porto et Braga pour le Portugal, PSG, Monaco et Saint-Étienne pour la France, le Zénith, Krasnodar et le Lokomotiv pour la Russie. Il s’agirait de ne pas trop se louper lors de confrontations entre deux équipes des pays concernés, comme ce fut le cas lors des deux défaites de Lyon face au Zénith. Bordeaux, qui reçoit le Rubin Kazan lors de la dernière journée de la phase de poules de C3 le 10 décembre, a la pression…

Par Régis Delanoë
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