1. // Copa Sudamericana
  2. // Universidad/Quito (3-0)

Tranquille "U"

Dans un Stade Nacional chauffé à blanc, l'Universidad de Chile s'est imposée 3-0 face à la Liga de Quito en finale retour de la Copa Sudamericana dans un match maîtrisé de bout en bout. Grace à cette victoire la "U" (prononcer ou) s'adjuge le premier trophée continental de son histoire et confirme qu'elle est sans doute la meilleure équipe sud-américaine du moment avec Santos.

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En Amérique du Sud, une finale sans représentant argentin ni brésilien relève presque de l'anomalie, pourtant les deux équipes qui s'affrontaient cette nuit à Santiago font partie des meilleures formations continentales. D'un côté la Liga de Quito, en blanc, vainqueur de la Libertadores en 2008, de l'autre l'Universidad de Chile, en bleu, invaincue depuis 34 matchs et qui a sorti Flamengo et Vasco pour en arriver là. Tout sauf un hasard donc. D'ailleurs les Chiliens, entraînés par le très bon Sampaoli, veulent vite montrer qu'ils ne sont pas là pour poser du lino, mais bien pour gagner cette Europa League sudaméricaine.

Le match a à peine eu le temps de commencer que déjà Eduardo Vargas, le meilleur buteur de la compétition récupère un centre fort à l'entrée de la surface. Demi-volée sèche du gauche, but! 1-0 ça va être chaud pour les Equatoriens qui n'ont pas encore commencé à jouer. Les Bleus enchaînent: sur une contre-attaque éclair en une touche de balle, Castro se retrouve seul devant le but adverse mais tarde trop et le gardien de Quito sort bien. Les Chunchos (hiboux en VF) déroulent tranquillement, font tourner la balle tout en toque. Les Equatoriens, semblent eux avoir du mal à jouer à une altitude décente. Ils se contentent de balancer sur leur avant-centre argentin, le pirate "Barcos". Sans succès. Petit à petit le match perd en qualité technique et devient chaud. Pluie de cartons jaunes, fautes de brutasses, simulations, une finale quoi! A la mi-temps la U a pris un bel avantage, sans se montrer particulièrement brillante. Les joueurs de Quito, confondants de médiocrité leurs facilitent la tâche.

La deuxième période repart sur le même rythme, les Equatoriens qui doivent pourtant conclure deux fois sont apathiques et la U continue de dérouler. Sur un beau mouvement collectif, Canales s'infiltre dans une défense en mousse puis rate l'immanquable. On se dit alors que les Chiliens vont finir par regretter toutes ces occasions manquées. Que nenni. La révolte équatorienne n'aura pas lieu. A la 70ème minute, le capitaine Guagua, fait le coup de la corde à linge à Lorenzetti, sous les yeux de l'arbitre. Retour au vestiaire cash pistache, qui sonne le glas des illusions de la Liga. La mise à mort est retardée par le portier Alexander Dominguez, seul (très) bon joueur des blancs ce soir. Mais un gardien ne peut pas tout. A la 80 ème, Canales et Vargas entreprennent un double une-deux et se jouent du défenseur central de la Liga, encore plus lent que Diego Lugano. Vargas bute sur Dominguez, pas grave Lorenzetti, opportuniste a suivi et marque. Plat du pied sécurité, un but qui ferait plaisir à Aimé Jacquet.

7 minutes plus tard, Vargas parachève le succès des Azules par un bijou. Accélération, slalom et petit piqué de l'extérieur du pied. Golazo. L'attaquant courtisé par Chelsea voulait certainement soigner sa sortie, c'est chose faite. D'ailleurs "Varguitas" ne sera sans doute pas le seul à partir, les autres jeunes talentueux comme Mena ou Aranguiz devraient le suivre. Bref, La U risque de se faire dépouiller rapidement, comme le dernier club chilien à avoir atteint une finale continentale: Colo-colo en 2007. Les Blancs comptaient alors dans leurs rangs beaucoup de jeunes espoirs partis avec leurs balluchons et leurs espoirs sur le vieux continent. Leurs noms? Matias Fernandez, Arturo Vidal et un certain Alexis Sanchez...

Mais pour le moment les fans de la"U" ne pensent pas à ce probable exode, ils ont bien trop à fêter, le club tient enfin son précieux sacre continental. Le capitaine Rojas soulève la Coupe, sous les yeux émus, de l'ancienne idole bleue, Marcelo Salas. Des feux d'artifices montent des tribunes dans la soirée andine et le stade peut exulter. La nuit sera longue à Santiago.

Par Arthur Jeanne
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