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Tout ce qu'il manque à l'OM Champions Project

Quelques heures à peine après avoir réaffirmé ses envies de victoire en Ligue des champions, Frank McCourt a vu son OM prendre l'eau contre le PSG. Comme pour lui rappeler qu'entre ses rêves et la réalité, il y a encore un gouffre. Le point sur tout le travail qui attend les ouvriers de l'OM Champions Project.

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Un mercato d'été à 100 millions d'euros minimum


Face au PSG, Marseille a clairement affronté une équipe à deux ou trois classes d'écart. La faute principalement à des investissements plus conséquents sur le marché des transferts. Rien que 80 millions d'euros cet hiver, et beaucoup plus si l'on considère que QSI a lourdement investi depuis 2011. Pour combler une partie de son retard, la direction olympienne va donc devoir mettre la main au chéquier cet été, et prévoir de grosses dépenses. Pour l'OM, la priorité serait un avant-centre, mais il faut également prévoir un gardien, au moins un défenseur central et un milieu récupérateur si William Vainqueur s'en va. Or, quand on vise le toit de l'Europe, on doit chercher le must à chaque poste. Sur des profils similaires cet été, Manchester City a ainsi claqué près de 200 millions d'euros avec Gabriel Jesus (Palmeiras), John Stones (Everton), Gündoğan (Dortmund), Sané (Schalke 04) ou encore Claudio Bravo (Barcelone). Si l'OM n'aura peut-être pas l'attractivité des Citizens, il n'en faudra pas moins payer très cher pour bâtir un équipe à même de titiller Paris ou Monaco. Surtout qu'à moins de 60 millions d'euros en 2017, tu ne te paies même pas un Kylian Mbappé devant...



Un Patrice Évra rajeuni


Face à Paris, il aurait été aligné malgré une gêne physique. Résultat, Lucas lui a pourri la vie en première période, l'obligeant à défendre en faisant faute la plupart du temps. Averti rapidement, il a ensuite été sorti par Rudi Garcia à la pause, l'entraîneur phocéen l'estimant « en délicatesse » , pour ne pas dire « en pleine tempête  » . Si personne ne lui enlèvera son énorme carrière, sa longévité, son charisme ou encore son mental de champion, le Patrice Évra de 2017 n'a peut-être plus les jambes pour accompagner les folles ambitions de Frank McCourt. Ou alors il faudrait trouver un moyen de le remplacer par un Patrice Évra 2007. Même 2013 ferait l'affaire.


Une défense digne de ce nom


Pas de grande équipe sans socle défensif solide. Pour son premier match à la tête de l'OM, Rudi Garcia avait réussi à garer le bus devant le but face au PSG (0-0). Quelques mois plus tard, en tentant de jouer, il a pris une valise. Preuve que son équipe est pour le moment très fragile et capable d'exploser contre toute équipe un tant soit peu talentueuse. Impossible dans cette situation d'espérer rivaliser avec les meilleurs. Or, cet hiver, la direction marseillaise a surtout investi là où l'équipe semblait la plus équipée, dans l'entrejeu. Avec du temps, mais aussi un vrai patron, l'arrière-garde phocéenne aura forcément une plus fière allure. Avec l'avant-centre, cela fait déjà deux priorités...



Un Pogba, un Griezmann et un Lloris


Frank McCourt compte se démarquer du PSG en recrutant prioritairement les meilleurs joueurs français. Courageux et aussi très cohérent quand on sait que les plus grandes équipes du continent s'appuient sur des ossatures nationales. Le Bayern Munich emploie les meilleurs Allemands, le Barça et le Real les meilleurs Espagnols, la Juventus les meilleurs Italiens. Sauf que les meilleurs éléments français sont déjà expatriés... Une situation qui peut expliquer l'effectif cosmopolite parisien, et qui pourrait restreindre la marge de manœuvre de l'OM. Car si Payet est incontestablement une belle prise, il n'est pas forcément celui qui pourra permettre à Marseille d'accrocher sa deuxième Ligue des champions. Tout du moins pas tout seul. Or, actuellement en équipe de France, les top players de classe mondiale sont rares : Antoine Griezmann, Paul Pogba, Hugo Lloris, voire Laurent Koscielny et Raphaël Varane. Plus le banni Karim Benzema. Aujourd'hui, l'OM apparaît clairement hors course pour ce type de gibiers.



Une qualification en Ligue des champions


Avant de scander son envie de gagner la coupe aux grandes oreilles, Frank McCourt va donc devoir faire vœu d'humilité. Et surtout croiser les doigts pour que son nouveau jouet soit déjà en mesure de s'incruster dans le gratin européen. Pour cette saison, c'est a priori déjà plié, l'OM jouera au mieux la Ligue Europa. Une mise en bouche intéressante pour faire progresser le projet avec cohérence. Mais à terme, il faudra surtout faire de Marseille un participant régulier, si ce n'est permanent, dans la plus grande compétition européenne. Car il n'y a pas d’échappatoire depuis que la Ligue des champions a remplacé la Coupe des clubs champions : pour y briller, il faut au préalable y avoir pris quelques fessées. Prendre des baffes pour ensuite faire le beau.

Par Nicolas Jucha
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