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  2. // Le joueur de la 8e journée

Touré, Thomas tout roule

C'est l'homme de la semaine passée. À poil face à Saint-Étienne (1-1), au poil face à Rennes (1-2), Thomas Touré a offert une victoire inespérée à Bordeaux d'une frappe splendide.

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«  Il a un talent certain, mais il faut dégrossir le mammouth.  » Les mots ne sont pas de Claude Allègre, qui avait pourtant utilisé la métaphore animale pour se payer l'Education nationale en 1997, mais de Willy Sagnol. L'entraîneur de Bordeaux pourrait parler de lui, le personnage préhistorique qui s'aime un peu, mais il évoque dans les colonnes de L'Équipe le dernier jeune loup de sa meute rajeunie. Homme de la semaine du côté de Bordeaux, Thomas Touré, classe 93, est passé chez les pros dans le courant d'une année 2014 passée au rythme des allées et venues entre la réserve dont il était le meilleur buteur (7 pions en 2013-2014) et le groupe professionnel, qu'il a découvert en mai dernier, à Monaco et à Valenciennes. Une fierté pour le natif de Grasse, embourbé en CFA la vingtaine approchant, dans un monde où même à Bordeaux, certains voient la Ligue 1 avant leur première bouteille de Pauillac. Comme Kaabouni, Saivet, Poko ou encore Emiliano « Salagoal » Sala, Thomas Touré est le symbole de la jeunesse bordelaise. Une escouade décomplexée qui profite d'un contexte favorable pour faire du rêve une certaine réalité. Si son parcours est particulièrement cabossé, force est de constater que depuis deux semaines, pour Thomas, tout roule.

Les bijoux de famille et le panier


À chaque saison sa nouvelle génération. En 2014-2015, Ngolo Kanté, Gaëtan Bussmann, Thomas Touré ou encore Allan Saint-Maximin devraient se faire une petite place au soleil. Ce qui est bien, notamment avec les deux derniers, c'est qu'à la fraîcheur qu'ils apportent sur le terrain se rajoute la fraîcheur médiatique. Pas encore dans le calcul, dans la langue de bois ou la manipulation, ces jeunots parlent, commentent, comme ils l'entendent, et c'est plutôt plaisant. Si le Stéphanois s'est distingué au micro de Laurent Paganelli, c'est sur les réseaux sociaux que Thomas Touré est hyperactif. S'il y distille généralement ses commentaires sur l'actualité sportive, c'est sur la sienne qu'il a dû s'attarder en milieu de semaine dernière après sa première titularisation en Ligue 1 face à Saint-Étienne. « J'ai regardé direct mon portable parce que dès les couloirs, on m'a dit : va sur Twitter, il y a quelque chose de sympa à regarder » confiait-il à L'Équipe. Ce qui était sympa, ce n'est pas le match nul entre les Verts et les Girondins, mais sa chute en plein match lors de laquelle il a perdu son short pour laisser apparaître malgré lui ses bijoux de famille à la télé. Le gamin de 20 ans est un homme de buzz, mais aussi un homme de buzzer. Amateur de basket, sport dans lequel il se débrouille bien selon le pivot aux doigts de fée de la SIG, Ali Traoré, il a lancé sa saison footballistique en tapant la balle orange avec Nicolas Batum, Henri Saivet, Boris Diaw et Nicolas Maurice-Belay. Si l'histoire ne dit pas si ce dernier loupe ses doubles-pas après avoir dribblé tout le monde, elle raconte en revanche le récit d'un môme qui a la tête solidement vissée sur ses épaules.


L'amour du golazo


Du haut de son mètre 75, Thomas Touré a logiquement préféré les pelouses aux parquets. En revanche, comme tout amoureux de la balle orange qui se respecte, il a gardé l'amour du bruit du filet. « Faire ficelle » , il sait faire. Auteur d'une frappe splendide en guise de buzzer beater ce dimanche face à Rennes (2-1), le natif de Grasse s'était déjà distingué en calant une volée « à la Van Basten » en CFA face à Viry-Châtillon. Tireur d'élite, Touré, très adroit devant le but, est un joueur d'axe même s'il occupe actuellement un côté dans la rotation de Willy Sagnol. Doté d'un bon sens du but, il jouit d'une qualité en voie de disparition selon son collègue Julien Faubert : « C'est quelqu'un de spontané, sur le terrain et dans la vie. Il faut le canaliser parfois parce qu'il n'a pas conscience de ses capacités.  » Le son de cloche est le même chez son coach : « C'est un joueur difficile à saisir car il ne pense pas comme les autres. Sur des petites choses, il va se poser 3 000 questions. Sur d'autres, il ne s'en pose pas, comme sur sa frappe. » Désireux de prouver à son coach qu'il a les capacités pour être plus qu'un tube de la rentrée, Touré sait que tout n'est pas joué. S'il a effectivement signé pro l'année passée, son contrat ne court que jusqu'en 2015. Lui en revanche, n'est pas près de s'arrêter de courir. Sur l'aile, dans l'axe, mais surtout vers les tribunes, pour y fêter des buts de fous. Il paraît que c'est comme ça qu'un mammouth maigrit.



Par Swann Borsellino
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kevin met le paquet Niveau : Loisir
Ah c'est lui qui avait montré sa teub.
Quand So foot fait du chatroulette.

C'était vraiment nécessaire ce gif ?
Moi ça me fait toujours autant rire que la première fois
Heiseinberg Niveau : CFA
Il a une vrai habilité a reussir ces reprises de volée et ça c'est une qualité rare en L1 ! Je connais que Gignac Ibra qui sont vraiment bons dans ce registre de savoir reprendre la balle de volée.
Un bon joueur de poche type Ben Yedder, il peut exploser a bordeaux avec Sagnol, a suivre !
Clemuntinho Niveau : CFA
Note : 1
En même temps, pour la volée, le ballon est donné tellement parfaitement que bon... Voilà.
Plat du pied sécurité. Et derrière tu signes pro. C'est n'importe quoi.
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