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  2. // OM/TFC (2-2)

Toulouse en bête noire

Alors que l'OM avait l'occasion de revenir à un point du leader lillois, Toulouse est venu faire match nul au Vélodrome, presque comme chaque année. Les Marseillais ont de nouveau peur du titre.

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Marseille - Toulouse : 2-2


Buts : Rémy (30eme) et Gignac (84eme) - Braaten (45eme+1) et Cetto (61eme)

Avant que le coup d'envoi ne soit donné, c'était peut-être le plus beau match de la saison de l'OM. La défaite de Lille la veille et le plaisir pour les supporters d'assister à un match à 17h en plein cagnard sont autant de raisons de parler enfin de fête du football. Pour Maurice, abonné à Ganay, face au soleil, c'est aussi l'occasion de râler un peu contre la Ligue : « Ils auraient pu nous faire jouer à cet horaire avant. Ce créneau, c'est toujours pour Lille. Pourquoi eux, il fait déjà nuit en fin d'après-midi, ils ne voient pas la différence ? » . Avant-match toujours, Gignac, à qui Deschamps a préféré Ayew sur le côté gauche et Rémy dans l'axe reste de bonne humeur. Avant de s'asseoir sur le banc, l'attaquant salue la tribune Jean-Bouin derrière le banc, où s'installe bon nombre de ses connaissances.

Après, ça se gâte. Le coup d'envoi est sifflé, il n'y a plus de place pour la gentillesse. Car Marseille et Toulouse ont peut-être les deux effectifs les plus physiques de tout le championnat. Et dans une opposition, cela se voit. Pour Capoue ou M'Bia, c'est du petit lait. Pour Valbuena par contre, qui doit battre le fer avec Tabanou et M'Bengue, c'est plus difficile : Petit Vélo voltige à chaque contact. Heinze, lui, arrive à s'en tirer avec son vice. En face, les Toulousains surprennent. Certes, ils défendent à dix, mais Braaten arrive à garder de ballon et à être dangereux devant. Les hommes de Deschamps parviennent eux à faire des décalages, à obtenir des fautes, mais guère plus. Avant la demi-heure, Tonini s'impatiente dans son virage nord et commence à pousser sa première gueulante. Mais sur une belle ouverture de Cheyrou, l'OM ouvre le score par l'intermédiaire de Rémy, enfin convaincant dans son rôle d'avant-centre. Face à un tel double rideau défensif, le stade aurait donc tendance à se dire que le plus dur est fait. Mais la défense de l'OM n'est pas des plus sereines, et Braaten parvient à fausser compagnie à Diawara et Fanni pour égaliser juste avant la pause.


L'OM entame alors sa seconde période dans une ambiance de défiance, ou chaque mauvais choix est copieusement sifflé. Evidemment, dans ces conditions là, le scénario catastrophe déroule : à la 59', un penalty semble oublié par l'arbitre sur Rémy, à la 60', Cetto donne l'avantage aux visiteurs d'une tête sur coup franc dans la boîte. Gignac, sifflé à son entrée en jeu, rate évidemment son premier duel avec le goal. Mais sur la première erreur de la défense toulousaine, à cinq minutes de la fin du match, il est à la réception d'un centre de Loïc Rémy. 2-2, et revanche pour l'attaquant qui fixe le virage nord. Le hic, c'est que l'OM décide de jeter les 10 dernières minutes par la fenêtre, se précipitant à grands coups de ballons devant. Comme s'il était possible de prendre Toulouse à ce petit jeu.


Après le match, Casanova se montrait presque déçu par la tournure des évènements. Pour le camp d'en face : « J'aime beaucoup l'OM donc ... J'espère que ça ne leur coûtera pas le titre, mais on avait besoin de points. Je voulais des actions de rupture tout en bloquant l'OM en essayant de museler Cheyrou et Lucho. Je me suis régalé » . Ce qui n'est évidemment pas le cas de Deschamps : «  On peut avoir envie mais si les jambes répondent pas, comme c'est le cas de plusieurs joueurs, ça devient plus laborieux, confirme-t-il avant d'avouer que la sortie de Diawara n'était pas une question de blessure. C'est pas pour le punir mais je le voyais en difficulté et je pense pas que ça allait s'arranger » . Pour l'entraîneur, il reste encore 24 points en jeu et personne ne fera le plein. Attention, c'était déjà le discours de Gerets à huit journées de la fin il y a deux ans. Et l'OM était devant.

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Maurice de la tribune Ganay a l'air intelligent en tout cas. Au contraire, le soleil se couche plus tard dans le Nord et ça a toujours été ainsi.
Toujours les mêmes clichés sur Toulouse qui défend a 10, pourtant le tfc a développé beaucoup plus de jeu que l'om aujourd'hui, je pense que les statistiques du nombre de tirs et de la possession de balle en témoignent...
Bonjour Mouloud,

c'est con, on peut pas faire de palette en commentaires. Mais on va essayer. Effectivement, Toulouse défend à 10 avec un bon double rideau défensif et même deux arrières gauches.

Mais avec Sissokho et Didot, Toulouse attaque à plus de un, et le jeu produit par l'équipe a été séduisant, ils ont au moins autant régalé que ce que l'affirme Casanova (sinon il se serait fait vanner, tu penses bien).

Il faut arrêter de croire que défendre à 10 est une mauvaise chose. Les supporters de l'Inter, ceux qui comparent cette année et la précédente, peuvent témoigner
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