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Toulalan, ultime rebondissement

Ce jeudi, les Girondins de Bordeaux se sont, comme prévu, séparés de leur entraîneur, Jocelyn Gourvennec. Un départ qui s'est accompagné de manière beaucoup plus surprenante de celui de son capitaine, Jérémy Toulalan. Un événement totalement inattendu, comme à peu près tout ce qui arrive aux Girondins cette saison.

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La saison 2017-2018 des Girondins de Bordeaux est de loin le meilleur feuilleton du moment, à condition de ne pas être un supporter du club au scapulaire. Chaque semaine, le club offre aux fans de Ligue 1 un épisode bourré de twists tous plus improbables les uns que les autres, qu'aucun auteur de HBO ou Netflix ne se serait autorisé. Si en 2017, la dramaturgie prenait essentiellement place sur les pelouses, en 2018, c'est en dehors que l'action s'est déplacée. C'est ainsi que ce jeudi, deux jours après une nouvelle défaite face à Caen et l'épisode dit du « selfie des Brésiliens » , les Girondins de Bordeaux se sont à la fois délestés de leur entraîneur, Jocelyn Gourvennec, et, pour aller toujours plus loin dans l'inattendu, de leur capitaine, Jérémy Toulalan.

Traître pour les supporters, exemple pour les entraîneurs


Selon le communiqué des Girondins, Jérémy Toulalan a donc « choisi de mettre fin à son aventure bordelaise » , car il « avait décidé de lier son avenir à celui de Jocelyn Gourvennec » . Voilà pour la version officielle, qui est probablement la bonne. Mais l'épisode, à notre connaissance unique dans l'histoire du football moderne, nourrit bien des fantasmes. Sitôt l'annonce rendue publique, des versions alternatives ont fleuri un peu partout. Pour certains, l'international aux 36 sélections aurait eu vent que le successeur de Gourvennec, dont l'identité n'a pas filtrée au moment où nous écrivons ces lignes, ne compterait pas sur lui, et aurait préféré s'épargner quatre mois de placard. Pour d'autres, le fossé générationnel entre le joueur de 34 ans et ses jeunes coéquipiers, en particulier les Brésiliens, aurait eu raison de sa patience.

Mais quelles que soient les réelles motivations du départ de Jérémy Toulalan des Girondins, celui-ci provoque des réactions pour le moins contrastées. Du côté des supporters, le capitaine est coupable de quitter un bateau qui navigue désormais bien en dessous de la ligne de flottaison. Dans un communiqué, les Ultramarines estiment que « Toulalan quitte honteusement le navire pour soutenir un entraîneur qui vient d'enchaîner 13 défaites sur les 17 derniers matchs » . Les « professionnels de la profession » apportent quant à eux tout leur soutien et leur admiration à la Toul'. À l'image de Didier Tholot, pour qui « le capitaine est le premier relais de l'entraîneur. Aujourd'hui, on mesure l'implication de Toulalan dans ce rôle. Par ce geste, on mesure sa loyauté. Fait rare dans ce milieu. Respect. »

Dix-huit mois mouvementés en Gironde


Si les conditions uniques du départ de Jérémy Toulalan du Haillan n'ont pas fini de faire causer, son bilan aux Girondins mérite également un rembobinage rapide. Car en 18 mois, l'ancien Lyonnais a tout connu à Bordeaux. Recruté à l'été 2016, dès l'arrivée de Jocelyn Gourvennec sur le banc bordelais, le Nantais a d'abord connu des débuts très compliqués, au cœur d'un système bordelais alors disposé en 4-2-4. À tel point qu'au bout de quelques mois, l'hypothèse selon laquelle l'homme effectuerait la fameuse « saison de trop » était entrée dans toutes les têtes. Le milieu défensif enchaîne contrôles américains et passes en touche jusqu'à la trêve hivernale, et son repositionnement en sentinelle, dans un 4-3-3. Beaucoup plus à l'aise, Toulalan devient finalement le taulier attendu, et avec lui, l'ensemble de l'équipe élève son niveau de jeu jusqu'à accrocher une inespérée place qualificative pour la Ligue Europa. Mais à l'aube de la saison 2017-2018, Jocelyn Gourvennec décide de rebattre ses cartes. Soucieux d'améliorer la relance de son équipe, le technicien breton installe celui qui a piqué le brassard à Jaroslav Plašil en défense centrale.


Un choix fort, que le désormais ex-entraîneur bordelais justifiait en août dernier, au micro de RMC : « On a fait le choix d'avoir une meilleure maîtrise derrière, et ça passait par Jérémy. (...) Il n'a pas encore tous les automatismes, mais ça va venir, et il est déjà de mieux en mieux. Jérémy, c'est sans doute un des joueurs les plus intelligents du championnat de France de Ligue 1. Et il est toujours aussi compétiteur, donc voilà... Je sais que Jérémy n'est pas un défenseur de métier, mais je sais que, sur la durée, ce sera un choix payant. (...) On fait évoluer notre jeu. On peut penser, aujourd'hui, qu'on a un peu moins de qualités défensives, mais je pense qu'avec le travail et l'intelligence des joueurs, on va y arriver. » Et effectivement, durant la première partie de la saison en cours, Toulalan fut le meilleur défenseur des Girondins. Mais ses efforts pour ressortir proprement le ballon furent vain. Car ce que Bordeaux a gagné en défense, il l'a perdu au milieu de terrain, où l'adaptation à la rigueur tactique européenne du Brésilien Otavio, qui a remplacé Toulalan devant la défense, tarde à être probante.

Au sortir d'une réunion de crise, organisée au lendemain d'une énième défaite à domicile face à Montpellier (0-2), décision est prise par l'ensemble du board girondin de ramener le capitaine dans l'entrejeu, en attendant l'arrivée d'un nouveau défenseur qui sera Paul Baysse. Sur le papier, comme à peu près tout ce que Gourvennec a entrepris cette saison, le choix se tient. Mais comme à peu près tout ce que Gourvennec a entrepris cette saison, sur le terrain, l'expérience tourne au fiasco, avec des défaites à Granville et à domicile face à Caen. Ce week-end, à Nantes, ce sera à Eric Bédouet, qui assurera l'intérim sur le banc bordelais, de trouver la solution d'une équation qui ne comportera pas le facteur Toulalan. Un nouvel épisode que tout le monde, à Bordeaux, attend fébrilement.

Par Mathias Edwards
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