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Toulalan, pour un bouclage de boucle

À 32 ans, le capitaine de l’AS Monaco Jérémy Toulalan aura connu trois clubs en France. Nantes, où il a tout appris, Lyon, où il a tout gagné, et Monaco, où il va terminer sa carrière. Lyon-Monaco comme finale pour la deuxième place, c’est un peu son match, à la Toule. Ou l’histoire d’un vieux briscard jamais à la page, mais jamais vraiment démodé non plus.

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Il y a dix ans à Pau, dans un match amical de l’équipe de France Espoirs face à la Croatie, Danijel Subašić avait déjà croisé Jérémy Toulalan. « Il avait déjà des cheveux de grand-père » , se souvient le Croate. La Toule avait été le seul buteur du match. Improbable. Alors sélectionneur des Espoirs, René Girard avait eu, au début des années 2000, cette phrase qui résume parfaitement la carrière de Jérémy Toulalan : « C’est quelqu’un qu’on ne voit pas toujours, sauf lorsque, justement, il n’est pas là. » Ce samedi, face à Lyon, Monaco jouera sa fin de saison sur 90 minutes. Une victoire pour terminer dauphin du PSG. Brassard autour du bras, Toulalan n’est pas du genre à se laisser impressionner par la nouvelle enceinte de l’OL. Depuis la Coupe du monde 2010, plus grand-chose n’effraie le garçon. Avec Toulalan, il y aura toujours un avant et un après 2010. En Afrique du Sud, il participe à la « mutinerie » de Knysna. On avance que son conseiller aurait rédigé la fameuse lettre lue par Raymond Domenech lors de la grève. Il prend un match de suspension. La Toule ne reviendra jamais en équipe de France. De cette aventure, il ne veut jamais parler.


De toute façon, Toulalan se fait rare dans les médias, alors qu’il fait le « boulot » en zone mixte. « C’est vrai que je n’aime pas être exposé médiatiquement. Qu’on me parle du collectif, du jeu, ok. Ce qui m’a dérangé et qui me dérangera toujours, c’est de parler de l’extrasportif. Ça ne m’intéresse pas. Parler de moi, je ne sais pas trop faire et je ne veux pas. Parler du foot, ça, je sais » , lâchait-il dans Nice-Matin en juillet dernier. Knysna, ce goût amer en bouche. Ce cauchemar. Quand il rentre du Mondial, il s’isole. Dans sa région natale, près de Nantes. Loin du football. Son départ de France est inéluctable. Il viendra un an plus tard, en 2011. Direction Málaga. « Je rêve de tranquillité » , disait-il à son arrivée en Espagne. En terres ibériques, il va de nouveau prendre du plaisir à faire son métier de footballeur. Avec Isco, Santi Cazorla et Manuel Pellegrini, ils s’offrent un quart de finale de Ligue des champions. Il est redevenu un joueur qui compte. L’Atlético de Madrid est dessus, mais il choisit Monaco et le projet James-Falcao. Deux ans loin de la Ligue 1, suffisant pour tourner la page.

Ours sauvage



Le temps de digérer. Car dans la vie de Toulalan, l’humain est au centre de tout. « C’est quelqu’un qui met les rapports humains au centre de tout, toute sa carrière a été guidée par ça, étaye Rémy Vercoutre, son chaperon lyonnais dans les colonnes de Nice-Matin. Ce n’est pas un grand expressif, il met du temps avant de vous parler, à s’ouvrir. Dans un vestiaire, il fait preuve de beaucoup de recul, d’analyse. » À Lyon, l’homme va mettre tellement de temps à ouvrir sa porte aux autres que Sidney Govou en vient à se demander si son nouveau coéquipier n’est pas un autiste. Il a un côté ours. Sauvage. Solitaire. Au vrai, Toulalan n’aime pas que l’on parle de lui. En bien ou en mal. 36 sélections en Bleu, c’est peu, au fond. Même s’il a été sondé à plusieurs reprises par Didier Deschamps, l’homme ne reviendra pas. Jamais. Sa vie est plus simple sans l’EDF.


Et ne pas oublier que le joueur est un Breton, donc têtu. C’est en Bretagne que Toulalan a tout appris. Il débute numéro 10 dans le club de Saint-Pierre, entraîné par son pater, Christian. Ce dernier bosse chez Airbus et adore le football. En 1994, les minots de Saint-Pierre roustent ceux du FC Nantes dans une rencontre de foot à 7, score final 11-1. Toulalan est au-dessus de tout le monde et Nantes le sait. Il va terminer sa formation là-bas. Un chemin compliqué, puisque le jeune Toulalan oscille entre les blessures musculaires et un régime alimentaire d’homme des cavernes. Drôle quand on sait qu’à 33 piges, Jérémy Toulalan s’y connaît en bon vin et n’hésite jamais à emmener sa famille dans les bonnes tables du village de La Turbie. Il n’est pas rare de le voir siéger « Aux Santons » , sur les hauteurs du village où le tiramisu mangues maison est un délice. Mais revenons à Nantes.

« Tu cours comme une gonzesse »


Dans le 44, Toule s’égare et doit son retour dans le droit chemin à un certain Jean-Claude Bauduin, un formateur de la maison jaune et vert. Le premier contact est rude. Comme toujours avec Toulalan. « Tu cours comme une gonzesse » , lui aurait dit Bauduin. Le début d’une vraie complicité. Réputé « fainéant » à ses débuts, Toulalan devient une machine à presser et à gratter des ballons. En 2002, il débute en professionnel. Et pas n’importe où. C’est en Ligue des champions contre le Bayern Munich. Le début d’une carrière qui va ensuite l’emmener dans le meilleur club français des années 2000, Lyon, où il va devenir double champion de France (2007 et 2008). Il prend déjà goût au capitanat. Un mec qui n’a pas besoin de trop parler pour se faire comprendre ou entendre. En dehors des matchs, Toulalan profite de la vie, de sa femme, de ses enfants. Quand les beaux jours arrivent, il peut mettre en pratique le surnom qu’il a hérité de ses années lyonnaises : « Le roi du barbecue » . Dans la capitale des Gones, Paul Bocuse œuvrait souvent de pair avec le joueur. Ils se comprenaient. Le palet des rois. Ce soir, après le match, il n’est pas impossible que Jérémy Toulalan aille s’envoyer un petit gueuleton chez le chef étoilé. Là où il se sent bien. Apaisé. Loin du football bling-bling.

Par Mathieu Faure
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