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Touati : « On a joué au Vélodrome, en fait »

Le Red Star 93 s’est incliné lourdement (5 à 0) face à l’Olympique de Marseille en 32e de finale de la Coupe de France. Une taule prise samedi soir au Stade de France. Retour sur ce match de gala avec l’ailier parisien Youcef Touati, le plus en vue côté de Saint-Ouen.

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Youcef, comment vis-tu cette élimination de la Coupe de France contre l’Olympique de Marseille ?

Je suis déçu de ma prestation mais ça va. Collectivement, on a fait une bonne première période malgré ce but encaissé, très chanceux selon moi. À la pause, à 1-0, le coach nous a redonné confiance, nous demandant de jouer les coups à fond. Il y avait la place. Puis, voilà, en seconde, ça n’a pas du tout été la même chose. Un gros bordel ! Collectivement, on était à la ramasse. C’est parti dans tous les sens. J’ai vu tout et n’importe quoi. On était tout simplement cramés physiqument ! Chapeau quand même à mes coéquipiers Fardin ou Allegro qui, selon moi, ont fait une excellente deuxième période. Mais personnellement, ouais, je n’en pouvais plus. Trop fatigué. Enfin, le match c’est réellement joué dans les 20 dernières minutes. On en a pris combien ? Trois, quatre ? Je sais même plus. Le score final est cher payé. Mais voilà, c’est comme ça. Nous sommes tous un peu déçus, surtout moi…

Surtout toi, c’est à dire ?

Franchement, je dois la mettre au fond ! J’ai une superbe occasion en première mi-temps : une longue course. Je pars de ma défense, je fonce, une possibilité m’est offerte de la mettre à Marlet en profondeur, c’est vrai, mais Steve fixe et embarque parfaitement la défense. Je dribble encore deux joueurs et me retrouve soudain seul devant Mandanda. Merde, j’avais plus qu’à pousser le ballon… Et non. Je me suis excusé auprès de mes coéquipiers à la fin du match.

« Digne de Messi » , s’est étonné l’averti Franck Leboeuf, commentateur d’un soir…

J’ai l’habitude de faire ce genre de choses. Un exercice travaillé à l’entrainement. J’aime prendre la balle, dribbler, partir tout seul. Que veux-tu, c’est mon truc. Concernant Franck Leboeuf, on m’a dit qu’il m’avait fait de nombreux éloges à la télévision. D’ailleurs, puisque vous parlez média, j’ai vu qu’à So Foot, vous aviez fait une blague sur mon « tatouage dégueu » ce matin. Vous savez, ce qu’il représente est très important pour moi. Au départ, j’étais un peu vexé mais j’ai compris par la suite, en lisant tout simplement, votre second degré. Je vous remercie pour vos commentaires. Merci à tout le monde. C’était génial. Mais putain, si je mets ce but, ce n’est plus le même match.

« Avec des si, on mettrait Paris en bouteille. Et le Red Star par la même occasion ! » . C’est Leboeuf qui l’a dit aussi…

(Rires) Ce match nous tenait à cœur, mais il ne va pas changer notre saison. Certes, on a pris beaucoup de plaisir mais le plus important reste le championnat et la rencontre contre Rouen, vendredi. La saison est compliquée, nous sommes relégables en Nationae. Dans nos têtes c'est maintien, maintien, maintien…

Qu’as-tu pensé du match des Marseillais ?

Chapeau à eux ! Marseille est une très bonne équipe avec un bel état d’esprit. Ils n’en ont pas trop fait. Défensivement, c’est aussi du lourd ! Ils sont terribles. Tu m’étonnes que les mecs comme Valbuena ou Ayew réussissent régulièrement à planter, ils ne défendent jamais. Ils sont devant, libres, et se paient le luxe de garder leur énergie pour attaquer. Tu vois ce que je veux dire ? (Rires) Et je ne vais pas te mentir, moi je déteste défendre. Ce n’est pas mon truc. Que voulez-vous, nous aussi nous sommes des footballeurs depuis tout petit. Nous aussi nous savons manier le ballon, mais quand tu défends trop, comme samedi, il est malgré tout difficile pour un mec comme moi de s’exprimer. Bref, Marseille c’est de très loin la meilleure défense du championnat. De très, très loin…

Iront-ils jusqu'au bout ?

Franchement, Yalla ! J’espère qu’ils ne nous ont pas tapés pour rien. Sinon, il fallait nous laisser passer. Et en championnat, je les vois les finir dans les trois premiers. Facile !

Une nouvelle fois décevant samedi, Lucho est sur le départ. Il serait bien au Red Star cet hiver, non ?

C’est méchant ça ! Vous savez, j’aime bien ce joueur. C’est un excellent meneur de jeu qui joue chaque semaine en Ligue 1, hein. Du match, je ne retiens pas un joueur en particulier mais plutôt le collectif marseillais. Si, peut-être Valbuena ! J’aurais aimé me mesurer à Mathieu, me retrouver plus souvent en duel contre lui. (Rires) On est tous les deux de petits modèles ! Vous savez, comme un test : voir si j’ai le niveau ou si je dois encore travailler dur.

Un mot sur le Stade de France, le public, l’ambiance…

Un truc de ouf, évidemment. C’est terrible de voir toutes ces caméras, de jouer devant tous ses potes, son entourage, la famille. Un rêve de gamin. Et puis oui Marseille, ce sont des stars les mecs. Néanmoins, j’ai tout de même été surpris de voir une grande majorité du public les soutenir. Quand on est entré sur le terrain, on s’est fait siffler. Vraiment, on a joué au Vélodrome en fait. Je ne sais pas, mais sur 50 000 spectateurs, 45 000 étaient pour l’OM ! Surpris, mais pas déçu. Car dieu sait si l’un d’entre nous rejouera encore au Stade de France ? Sincèrement, je préfère notre atmosphère au Stade Bauer. Là-bas, on est chez nous.

Après la rencontre, avez-vous fêté votre défaite ?


(Rires) On a simplement discuté, on s’est réconforté. Le Président est ensuite venu nous toucher deux mots dans le vestiaire. Bon, je ne vais vous mentir : on a fait couler le jacuzzi du Stade de France ! Magique. Puis je suis rentré chez moi pour rejoindre mes parents. Mon père adore le foot. Ensemble, nous avons refait le match jusqu’à une heure du matin. Et selon lui, une nouvelle fois, j’ai manqué de lucidité sur cette occasion…

Au Red Star, tu as un contrat professionnel ?

Non, j’ai un contrat fédéral. Alors là, je ne pourrais même pas t’expliquer ce que c’est exactement. C’est juste en-dessous des pros : un salaire, mais le statut en moins. Il y a encore six mois, j’étais « pro » à Dijon. Problème : au bout d’un an, le président m’a bien fait comprendre qu’il ne voulait plus de moi. Il m’aimait beaucoup pourtant. Il pensait juste, à raison, que je ne méritais pas de porter « ses » couleurs. L’époque était bizarre. Du haut de mes 19 ans, je sortais beaucoup, ma vie privée était plus que chaotique. Mon père m’a donné des conseils que je n’ai même pas écouté ! Et pourtant mes parents, je vais vous dire, c’est tout pour moi. J’ai leurs initiales tatouées sur le corps…

Donc t’es redescendu au niveau amateur, prêté à Cannes l’année dernière, puis transféré cette saison au Red Star

Exactement. A Dijon, Patrice Carteron voulait véritablement me garder. J’étais en quelque sorte son protégé. Le président en a décidé autrement. J'ai alors été prêté à Cannes, pour un an, avec Victor Zvunka au poste d’entraineur. Comment dire ? Ça ne s’est pas bien passé du tout. Mais alors pas du tout, du tout, du tout. Dès que l’on discutait avec le coach, dès lors que nous tentions un échange, l’atmosphère était électrique. Je ne suis pas « teubé » pourtant, ni même un enfant, mais je ne sais pas, le courant n’est jamais passé. Je ne lui en veux pas, je n’ai juste pas envie de parler de lui. Aujourd’hui, je suis très heureux au Red Star, mon club, Saint-Ouen, ma ville. Je marche à l’affectif comme mec. Avec notre entraîneur actuel, Vincent Doukantie, l’entente est parfaite. On a grandi dans la même cité. Je connais très bien ses parents, lui les miens, tant mieux pour moi ! Je veux aider le club à grandir et surtout à se maintenir en fin de saison. Ce sont mes résolutions pour 2012.

La troisième division c'est bien, mais à 22 ans, chaque nuit, tu dois penser à la L1, non ?

On ne va pas se mentir… Fouler les pelouses de Ligue 1, c’est mon plus grand rêve !


Propos recueillis par Victor Le Grand
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