Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéo PhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociauxMoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 24 Résultats Classements Options
  1. //
  2. //
  3. // Roma-Juventus

Totti-Spalletti, désamour capital

En décidant de ne pas faire entrer en jeu Francesco Totti face à l'AC Milan la semaine dernière, Luciano Spalletti s'est attiré les foudres de San Siro et de nombreux observateurs du football italien. Et a soufflé sur les braises de la relation sulfureuse qu'il entretient avec l'icône romanista. Retour sur une idylle qui ne pouvait plus que mal se terminer.

Modififié
Son nom est unanimement applaudi par San Siro avant la rencontre. Puis les ultra milanais déploient une bannière pour l'honorer où l'on peut lire : « La curva sud rend hommage à Francesco Totti. » Et les tifosi de la Roma qui ont fait le déplacement à Milan chantent « C'è solo un capitano » ( « Il n'y a qu'un seul capitaine » , ndlr) pour demander son entrée en jeu, alors que la Roma mène trois buts à un à dix minutes de la fin. Mais Luciano Spalletti reste imperturbable et laisse Il Gladiatore sur le banc. Comme un ultime geste de défiance envers Francesco Totti, avec qui il aura formé jusqu'au bout un vieux couple dysfonctionnel.

Scandales romains


Ce n'est pas la première fois qu'il est reproché à Spalletti de laisser Totti sur la touche. Depuis que le Mister romain a fait son retour dans la ville éternelle, c'est une forme d'entente cordiale froide qui régit leurs rapports. Une paix de braves qui peut rapidement déraper en scandale médiatique. Avec, en point d'orgue, deux conflits majeurs qui ont éclaté la saison dernière. D'abord à la mi-février 2016, quand Totti, mécontent de son temps de jeu, décide de se confier à la RAI : « Je demande un peu plus de respect, pour ce que j’ai apporté à cette équipe... Avec Spalletti, j’ai un rapport "Bonjour, bonsoir", mais je l’estime, j’espérais juste qu’il me dise en face ce que j’ai lu dans les journaux.  »

Un déballage public pas du tout du goût de Spalletti, qui l'exclut du groupe avant un match face à Palerme. Totti a beau être réintégré la semaine suivante, la mèche est allumée entre les deux hommes. Mi-avril, c'est l'explosion. Alors que la Roma arrache un nul face à l'Atalanta après un but salvateur de son Capitano, Spalletti pète un câble en lâchant dans les vestiaires : « Vous n'en avez pas marre de faire ces prestations de merde ? Ça fait dix ans que vous ne gagnez rien ! » Avant de donner une conférence de presse lunaire, où il diminue ouvertement la prestation de Totti : « Nous avons gagné neuf matchs en jouant sans Totti. Aujourd'hui, Totti n'a rien sauvé du tout, c'est l'équipe qui a sauvé le match. » Les deux hommes finiront par s'expliquer, mais la réaction épidermique de Spalletti ne manque pas de souligner une ligne de fracture persistante avec son capitaine.

Les raisins de la colère


Pourtant, tout n'a pas toujours été noir entre Francesco Totti et Luciano Spalletti, loin de là. Lors du premier mandat du technicien à Rome entre 2005 et 2009, les relations professionnelles qu'entretiennent les deux hommes sont excellentes, Spalletti réinventant même Totti au poste d'avant-centre. Mais, le 13 septembre 2009, le Toscan, qui avait ouvertement critiqué sa direction pendant l'été, démissionne et est remplacé par Claudio Ranieri. Une décision louée par Totti dans les médias italiens : « Spalletti ne pouvait rien faire de plus. Il y avait quelques problèmes dans le groupe et sa démission était inévitable. Étant donné les résultats qu'on a obtenus avec Ranieri, je dirais que ça valait le coup. » Un coup de poignard dans le dos pour Spalletti, qui ne cache pas avoir été blessé par l'icône romaine. Pas étonnant, compte tenu de la sensibilité à fleur de peau du bonhomme, comme l'explique Ricardo Faty, qui a joué sous les ordres du technicien italien lors de l'exercice 2006-2007 : « Spalletti, c'est un affectif, un vrai. Le gars est super théâtral, très tactile. Parfois, il a des coups de sang, il va te pourrir, mais ensuite venir t'embrasser pour se réconcilier avec toi. » Alors, quand Totti le félicite pour sa réussite à la tête du Zénith Saint-Pétersbourg, l'ancien gourou romanista réplique par médias interposés : « Je le remercie. Mais peut-être qu'il aurait mieux fait de se retenir de quelques déclarations quand je suis parti, ça aurait été encore mieux » Pas de quoi reprendre leur relation sur des bases apaisées, quand Spalletti reprend la tête de la Roma début 2016.

Logique sportive


Une rancune tenace doublée d'une logique sportive implacable : pendant que Totti devenait, d'année en année, de moins en moins indispensable sur le pré, Spalletti s'affirme en remportant deux titres de champion de Russie. « Il avait plus de légitimité quand il est retourné à la Roma que quand il y était arrivé en 2005 » , analyse Olivier Dacourt, qui a évolué sous les ordres de Spalletti de 2005 à 2006. « À l'époque, il arrivait de l'Udinese et il devait faire ses preuves. Aujourd'hui, il a plus de stature, plus d'expérience, il peut se permettre d'être sans pitié, même avec Totti. » Une nécessité de valoriser le collectif au détriment de l'icône, que n'a cessé de relever inlassablement Spalletti : « Quand j'ai accepté le poste, j'ai bien dit que ce n'était pas pour gérer l'héritage de Totti, je dois gérer Totti, le footballeur » , a-il expliqué après la victoire des siens face à l'AC Milan. « Vu la pression populaire, ne pas faire entrer Totti lors de certains matchs, c'est aussi faire preuve d'une forme de courage de la part de Spalletti, relève Faty. En résumé, il fait passer la société avant Totti. » Une orientation finalement validée par le club, puisque Monchi, le nouveau directeur sportif de la Louve, a annoncé qu'Il Capitano dirait stop à la fin de la saison. En attendant, les tifosi romanisti demanderont sans doute l'entrée de Totti face à la Juventus ce dimanche, pour le choc de cette 36e journée de Serie A. Il est moins sûr qu'ils obtiennent gain de cause...



Par Adrien Candau Propos de Ricardo Faty et Olivier Dacourt recueillis par AC
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié


Dans cet article


il y a 1 heure Tony Chapron : « La VAR n’est pas juste » 36
Hier à 16:41 Ligue des champions : des matchs le week-end dès 2024 ? 50
Partenaires
MAILLOTS FOOT VINTAGE Un autre t-shirt de foot est possible Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom Tsugi
Hier à 12:40 Rooney à la Maison-Blanche 22