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  2. // Fiorentina/Roma (2-2)

Totti sauve la Roma

Mis en difficulté par une Fiorentina joueuse, les Romains s'en sont une nouvelle fois remis au talent de Francesco Totti pour éviter le pire. Un match nul 2-2 qui n'arrange personne dans la course à l'Europe.

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Pour clore la semaine du 150ème anniversaire de l'unité italienne, la Série A a mis le paquet. Pendant qu'un magnifique printemps toscan, où le soleil, accompagné d'une douce brise, réveillait doucement le public du stade Artemio-Franchi, encore groggy de ses festivités nocturnes de la veille, les joueurs florentins, inspirés, narraient l'Italie de Stendhal. « J'étais arrivé à ce point d'émotion où se rencontrent les sensations célestes données par les Beaux Arts et les sentiments passionnés. En sortant de Santa Croce, j'avais un battement de coeur, la vie était épuisée chez moi, je marchais avec la crainte de tomber » . Henri Beyle, visionnaire, avait tout saisi de cette Italie. Même planqué derrière une télé, les oreilles agressées par les analyses de Luc Sonor, il était accessible à chacun de voir que cette Fiorentina, agonisante en début d'exercice, était devenu un magnifique tableau digne de sa Toscane. Une équipe qui à l'image d'un Mutu, parfait dans le rôle du type bourré de talent mais trop fainéant pour s'entraîner, se voyait peut-être trop belle à l'orée d'une nouvelle saison.


Totti l'éternel


Ce que les joueurs de Sinisa Mihajlovic ont confirmé, c'est qu'au pays de la Renaissance précoce, l'Udinese n'a pas le monopole du football panache. Du jeu, encore et encore, et une ouverture du score méritée du renégat Mutu dès la 21ème minute, la Viola est dans son match. De son côté, la Roma, égale à elle-même, répond comme elle sait le faire, par pénalty, grâce à l'éternel Totti. L'empereur de la Roma, métamorphosé depuis l'arrivé de son pote Montella à la tête de la Louve, ne va pas s'arrêter là. Puisque c'est encore lui, d'une demi-volée en pleine lucarne, qui offrira le point du match nul à ses troupes, à l'agonie après un deuxième but de Gamberini. Un deuxième doublé en deux matches de Série A et surtout un deux-centième but en championnat sous le maillot giallorossi.


Entre malchance et maladresse tactique


Carbonisée à la 70ème minute, la Fiorentina pourra avoir des regrets. Mutu, de la tête, puis Vargas, d'une magnifique volée, toucheront tour à tour la barre du mauvais Doni. Le dramaturge Eugène Labiche aimait dire que « les chanceux sont ceux qui arrivent à tout; les malchanceux, ceux à qui tout arrive » . Ce midi, les chanceux sont parvenus tant bien que mal a conserver un match nul qui ne les avance à rien. Vincenzo Montella, tant par son onze titulaire, une attaque à quatre sans avant-centre réel, que par sa gestion en fin de match, a montré ses limites en tant qu'entraîneur. Des limites réelles, mais un bilan paradoxal: trois victoires et deux nuls en cinq matches de Série A. La Roma est médiocre. Donc la Roma jouera l'Europa Ligue.


Swann Borsellino

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L'analyse tactique vole haut sur So Foot, on dirait.


Quand Spaletti met en place une attaque à 4 sans avant-centre (son superbe 4-6-0 d'il y 3-4 ans qui régalait l'Italie), c'est du génie. Quand Montella essaie de le remettre en place, sachant que c'est quelque chose qu'il faut bosser pour trouver les bons automatismes, et que donc ça prendra du temps avant de revenir, c'est qu'il a montré ses limites. Mouais.

La Roma souffre bien plus de l'inconstance d'un Vucinic, d'un De Rossi, d'un Menez, de l'essoufflement d'un Pizarro, de la chute brutale de Riise (qui fut l'un des grands artisans de la belle saison 2009-2010) qu'autre chose...
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