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Tottenham, un job à finir

Épatants à l'aller, les Spurs abordent la seconde manche avec un but d'avance et le retour du prodigieux Bale. Mais gare à l'expérience de Milan car à ce niveau, Tottenham n'a pas encore montré toutes les garanties.

Franchement, on paierait cher pour être dans les travées de White Hart Lane tout à l'heure. Tout d'abord parce que l'affiche Tottenham-Milan s'annonce d'une intensité tout à fait exceptionnelle, surtout compte tenu de la première manche houleuse. Ensuite parce que le home sweet home des Spurs est depuis quelques années la plus terrifiante enceinte d'Angleterre en termes d'ambiance. Oui, c'est un peu tout ça que vont affronter les Rossoneri ce soir (20h45) : une équipe britannique (cinq joueurs du royaume titulaires), un entraîneur anglais, un rythme anglais, un stade à l'anglaise. En clair, un vrai club anglais. Et quand on sait qu'à l'heure où la plupart des gros et même des moins gros de Premier League tombent dans les mains de propriétaires étrangers, Tottenham, lui, appartient à un groupe d'investissement british (ENIC), c'est bel et bien un pur représentant d'Albion qui va se dresser sur la route de Milan. Et c'est peut-être pour ça qu'il faut craindre le pire pour la bande à Massimiliano Allegri.

Un révélateur pour la Serie A

Car, au-delà du score favorable aux Anglais à l'aller (1-0), c'est la manière qui a sidéré. Notamment en première période où la différence de rythme était telle que l'on s'est même demandé par moments si les deux équipes pratiquaient le même sport. Et au fond, plus que Chakhtior-Roma (au regard de l'irrégularité légendaire de la Louve et de ses difficultés actuelles) ou Bayern-Inter (compte tenu de la valeur absolue des Munichois face auxquels il n'y aurait pas de honte à tomber non plus), c'est bien ce Tottenham-Milan qui doit servir de révélateur d'un des grands débats du moment : la valeur de la Serie A. Car après tout, les Lombards sont de très solides leaders du championnat d'Italie tandis que les Londoniens ne figurent qu'à la cinquième place de la Premier League avec une infime chance désormais de se qualifier pour la prochaine. Et c'est finalement ça qui semble le plus inquiétant. Face à une équipe qui ne compte pas (encore ?) parmi les toutes premières puissances d'Angleterre, Milan a semblé dépassé par l'intensité des débats mais quand on superpose à vingt-quatre heures d'intervalle le sommet Milan-Naples joué entre footing et marche à pied et un Chelsea-Manchester United à l'engagement quasi animal, il ne faut sans doute pas s'étonner plus que ça.

Bale-Lennon : double casse-tête


Au fond, le scénario de San Siro était largement prévisible (on en avait d'ailleurs écrit une partie ici). On se doutait bien que la vitesse d'Aaron Lennon par exemple allait faire du petit bois avec les articulations grinçantes de l'arrière-garde milanaise. Cette fois encore le petit lutin anglais ambiancera son flanc droit, prêt à martyriser Antonini, même si la couverture de Thiago Silva sera sans doute plus compliquée à prendre en défaut que celle du pauvre Mario Yepes. Mais contrairement à la première manche, le problème pour Milan sera double : Gareth Bale sera présent cette fois. Touché au dos et forfait à San Siro, la jeune star galloise est la promesse d'un casse-tête encore plus compliqué pour la défense rossonera. Car outre le fait qu'Abate risque fort d'être bien plus chahuté que par Pienaar il y a trois semaines, cette fois les milieux italiens, privés du trident historique Gattuso-Pirlo-Ambrosini, vont devoir colmater des deux côtés et dans ce contexte le pauvre Seedorf pourrait bien, une nouvelle fois, faire son âge. Et comme dans l'axe Van der Vaart, qui devrait cette fois être à cent pour cent (il avait joué blessé à Giuseppe-Meazza), représente une menace au moins aussi grande que les deux feu-follets susnommés, l'équation défensive s'annonce ardue pour la bande à Nesta qui devra en plus de nouveau se farcir ce grand échalas de Peter Crouch, un profil qui de tous temps a perturbé les Italiens, frais et dispo après avoir été laissé au repos ce week-end.

Alors quoi ? Tottenham-Milan, chronique d'un naufrage italien annoncé ? Hum, pas si sûr... Car lors des quarante-cinq premières minutes à San Siro, les Spurs n'ont pas su concrétiser leur outrageuse domination et ce manque de réalisme ressemble à quelque chose d'une limite à ce niveau. D'autant que si l'attaque anglaise semble terrifiante, son bloc défensif paraît un peu moins fiable avec une stat poreuse : Tottenham a gardé ses bois inviolé seulement à sept reprises, toutes compétitions confondues, cette saison. Face au trident Robinho-Ibrahimovic-Robinho, ce sens de l'accueil pourrait coûter très cher aux Londoniens...

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