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Torres et l'Atlético : une histoire de sentiments

Que signifie le retour de Fernando Torres à l'Atlético Madrid ? Le come-back d'un attaquant venu relancer sa carrière ou des retrouvailles touchantes ? Un peu des deux sans doute. Mais c'est avant tout une histoire à laquelle on a envie de croire.

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«  Un jour, il va falloir que vous m'expliquiez ce que j'ai fait pour que vous me traitiez aussi bien. » Il y a ceux qui aiment le concept de l'amour et ceux qui aiment profondément une personne en particulier. Fernando Torres appartient à la seconde catégorie. Son cœur bat depuis toujours pour son Atlético. Malgré sept ans et demi d'éloignement et d'échange épistolaire, cet amour est toujours réciproque. Qui en doutait ? À voir sa réaction pourtant, le principal intéressé paraissait presque surpris que 40 000 personnes puissent prendre sur leur temps pour venir assister à sa présentation au stade Vicente-Calderón. Pour comparaison, ils n'étaient que 6 000 pour celle d'Antoine Griezmann, recrue la plus onéreuse de l'été. Oui, tout cela paraît bien déraisonnable pour un attaquant en prêt incapable de facturer une saison à plus de neuf réalisations depuis 2010, un buteur en crise dont le Milan AC s'est séparé avec soulagement.


Il existe deux façons d'appréhender le retour de « El Nino » à la maison mère. Disserter sur ses performances, analyser ses chiffres et se demander si une équipe vice-championne d'Europe s'est renforcée dans l'affaire. Et puis il y a l'approche sentimentale. La belle histoire rassurante d'un joueur heureux de retrouver son premier amour, d'un homme qui a la reconnaissance du ventre et sait ce qu'il doit à son club formateur. Un club qui n'a jamais paru aussi fort, mais qui n'a pas oublié celui qui, à 17 ans, l'avait extrait de la D2. Une histoire où le montant du salaire est une anecdote, une histoire où personne ne doute de la sincérité du joueur quand il clame qu'il a le sang rouge et blanc.

Torres et le « cholisme »


Pour l'instant, tout est donc amour et nostalgie. L'Atlético retrouve son prodige. Il entre dans la trentaine, mais le visage n'accuse pas trop les années. Revenu de toutes les expérimentations et égarements capillaires, il ressemble à celui qui s'envolait à l'été 2007 pour Liverpool afin de remplir des caisses vides. À part ses traits juvéniles, tout a changé pourtant. Les économistes diraient que « les courbes se sont croisées » . Quand Torres marchait sur les défenses anglaises avec Liverpool, l'évocation d'un retour à l'Atlético – même lointain – aurait été perçu comme une improbable régression. Un peu comme si Paul McCartney avait décidé de quitter les Beatles et de reprendre le solfège après Rubber Soul. Mais la machine à marquer s'est enrayé en passant de la Mersey à la Tamise. Et pendant que « El Nino » courait derrière sa splendeur passé avec Chelsea, Diego Simeone redonnait sa fierté à un peuple et imprimait dans les têtes que la victoire et les titres n'appartenaient pas qu'aux autres. L'Atlético n'a plus rien à voir avec cette institution malade des dernières années de règne du potentat Jésus Gil y Gil. Fernando Torres n'est plus son sauveur sorti de l'enfance.

Une fois passée l'émotion des retrouvailles, le plus dur se profile pour Torres. Comment se montrer digne de cette confiance ? Comme succéder à Diego Costa ? Comment gérer la concurrence de Mandžukić ? Comment redevenir un grand attaquant ? En homme intelligent, Fernando Torres sait que les temps ont changé, que le sort des Colchoneros ne repose plus entièrement sur ses épaules, qu'il risque de manger du banc de touche. Il sait qu'il prend le risque de décevoir, de brouiller le souvenir de cet amour de jeunesse. Il le prend et l'Atlético avec lui. Si les deux partis ont changé pendant cette longue pause, ils se comprennent toujours. Il peut rater, marcher à côté de ses pompes et faire parfois de la peine, Torres a eu le mérite de ne jamais renoncer. Peut-être parce qu'il a l'ADN de l'Atlético inscrit en lui. Il ne disait pas autre chose dans l'entretien accordé à So Foot en mai dernier. « L'Atlético, ce n'est pas seulement une équipe de football, c'est un sentiment. Une manière d'aborder la vie. Il faut se bagarrer, lutter et faire les choses par soi-même sans attendre l'aide de n'importe qui… J'aimais bien le côté seul contre tous. » Se bagarrer, lutter, ne jamais baisser les bras, ce n'est jamais que le discours martelé par Diego Simeone depuis son arrivée en 2011. Et avec Fernando Torres, l'Argentin sait qu'il ne s'est pas trompé sur un point : l'ex-enfant a tout d'un soldat du « cholisme » . Et il est prêt à livrer bataille dès ce mercredi contre le Real en Coupe d'Espagne.

Par Alexandre Pedro
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